‹ Le siècleChapitre 45 sur 173 · CXI. Il · texte numérisé non relu

CXI. Il

l n mois après l'inhumation de Magdel-ine, Stepben reçut la seconde lettre qu'elle lui av^it adressée, car il n'avait i • d'errer an hasard comme un ins-

Alors il demanda un chevalet accourut à la ville. Pendant LOUt le trajet il ne dit pas un seul mot; seulement.de t mps a autre, il serrait convulsivement les mains, i1 regardait le ciel : on voyait qu'il priait Dieu.

Quand il fut arrivé, il alla chez le jardinier le jardinier était vêtu de noir.

Stepben pâlit et tomba assis sur une piei re.

— Ob' monsieur Stepben! dit le jar linier, i tirquoi êtesvous parti aussi brusquement? Nous liauriez e; lêchéei tuer. Elle a dû bien souffrir, car elle était touu figurée. La famille a failun superbe enterrement.

Stepben lui fit signe de le suivn le cime-

tière^ des ouvriers étaient en train d'élever u tombeau de pierre sur la terre qui la couvrait, li se mil a eux genoux et baisa la terre, puis il s'éloigna.

i OMagdeleine! pardonne-moi.

» Pourquoi veux-tu que je vive? Qu'y a fil pour moi dans la vie maintenant?

Mais mon âme est avec toi ; elle ne pouvait se séparer de la tienne; c'est mon corps seul que lu as lais; e ici.

» Quai-je fait !

» Je l'ai tuée! j'ai tué mon bonheur et ma vie!

» Son regard si doux qui pénétrait le cœur, il est mort; sa voix suave, elle est morte; son corps souple et gracieux, il est mort; ses beau.. soyeux ils sont mois:

tout est mort!

» Elle fiait si belle'

• Oh! pourquoi n'ai-je pas, au lieu de cette atroce vengeance, fail mon bonheui eur! veillé sur elle eomnic son ange gardien. Pourquoi ne l'ai je pas enloir mon amour pour écarier d'elle le moindre chagrin, la moindre peine?

J'aim lis tant son sourire: son sourire m'aurait payé de mes si uSrances.

» J'aurais renoncé ii la vie pour m i. je n'aurais vécu que de la sienne, je n'aurais été heureux que de son bonheur, je n'aurais souffert que de ses souffram

» Oui, je me serais élevé au-dessus de l'humanité, < ! mon âme, divinité protectrii e, ai rail plané sur elle. Mais e le esl mi

« il faut accomplii Gis.

Kt ce derniei baiser sur sa bouche morte

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