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inflammabilité maladie te Hen inde
jeune femme, mince, élégante, bref bien fait leuse, difficile, commune au fond, in Elle exigea d'Henri IV une promet Pendant ce temps, les pourparlei la cour de I
ab tutissant et l'union de Margueri Valois ani
celle de Marie de Médicis, personne d< -huit ans, un
peu forte, de santé florissante, pas très intelligent célébrée à Florence et à Lyon en 1600 En septembre H')<n, naissait à Fontainebleau le dauphin qui aV être plus tard Louis XIII. Henri IV continua à voir il riette d'Entraigues. Cette passion qui le torturait fit le malheur de son ménage et faillit amener des a\ extraordinaires. Henriette n'eut elle pas l'idée, au noir sa promesse écrite, de faire annuler le mariage de Marie de Médicis pour faire décider le sien ? Afin d \ parvenir, la famille, composée de gens peu scrupuleux, organisa un complot où il n'était question de rien moins que de tu»-r Henri IV et de proclamer roi, avec le concours de l'Angleterre et de l'Espagne, un fils que Mme de Verneuil avait eu du prince. L'histoire découverte, ce monde fut ari jugé, condamné; mais, très faible, Henri IV pardonna à tous On put obtenir la restitution de la fameuse promesse et le roi revint à sa passion. Le public était indigné, choqué et mécontent.
Il avait ailleurs d'autres sujets de mécontentements. On reprochait à Henri IV «d'avoir trop pardonné, trop pa trop récompensé ses ennemis, pas assez ses amis ; on lui en voulait de la faveur de Sully, détesté universellement; on se plaignait qu'il écartât les grands et n'écou, • jue ses ministres, bourgeois et gens de bureau, Bellièvre. Cheverny, Villeroy. Catholiques et protestants frémissaient, se défiant les uns et les autres de la sincérité du prince à leur égard. La tranquillité publique, cependant, ne devait pas être troublée. : il n'y eut qu'un éclat, celui du duc de Biron.
Fils d'un vieux maréchal, lui-même brave et bon général, qui avait reçu trente-deux blessures dans ses campagnes, compagnon d'armes et ami du roi, lequel lui avait .sauvé deux fois la vie, Charles de Gontaut-Biron était un g homme, noir de visage, aux yeux enfoncés, au regard trouble, ambitieux, orgueilleux et d'une intellif peu
sûre. Henri IV l'avait fait amiral, maréchal, gouverneur de Bourgogne, duc et pair, le tout avant trente-huit ans; linon n'était pas content : il trouvait qu'on n'avait pas encore assez fait pour lui. Il joua, perdit, eut des dettes énormes. En relation avec l'archiduc des Pays-Bas et le duc de Savoie, ceux-ci le firent parler et écoulèrent ses doléances. Le duc de Savoie lui offrit sa sœur en mariage, 200 000 écùs, espérant en faire un instrumentdont on pourrait se servir : il fut question entre eux d'un projet de souveraineté de Biron sur la Bourgogne et la Franche-G devenues indépendantes ; la tête tourna au duc. Henri IV surprit une correspondance suspecte, demanda des explications, n'en obtint pas de satisfaisantes, insista, décidé à pardonner, si le coupable avouait ses menées louches Biron n'ayant rien voulu dire, et l'ayant pris de très haut, le roi le fit arrêter à Fontainebleau, embastiller, juger et condamner à mort. Le maréchal était exécuté le 31 juillet lul)2. Henri IV avait voulu faire un exemple.
La fin de la vie du souverain fut triste, au milieu des querelles de sonménage causées par l'histoire de Mme de Verneuil, des méfiances des sujets, des appréhensions de toutes sortes. On lui a prêté de grands rêves. Sully prétend qu'il boi à créer des espèces d'Etats-Unis d'Europe tonnés de quinze Etats : six monarchies héréditaires, six électives, trois républiques fédératives; mais l'authenticité de ce grand dessein a été contestée. Il était surtout préoccupé de l'Espagne et ; voyait que la guerre reprendrait à bref délai, Une circonstance fortuite devait l'amènera recommencer la lutte Un duc allemand des bords du Rhin, Guillaume, duc de Juliers, de
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Clèvca el de Berg, étant mort !<• 28 ntn 1609, m lier, beaucoup de compétiteurs Be présente renl dant, l'empereur déclara qu'il mettait la ni séquestre, avec l'arrière pensée de I i ir lui.
Henri IV, décidé à ne paa laisser la maison il b ta lier à Juliers, fit alliance avec une dii allemands afin d'assurer le duché en I Brandebourg et au comte de Neubourg : c'él ûl la - Le roi de France rassembla une armée de 3 unes et
décida départir le 19 mai 1610 pour la fi en même temps, il était tombé amoureux fou, lui, un quinquagénaire à barbe grise, de la jeune femme <iu prince Çondé, Charlotte de ÎJontmorenc ;e de quinze ans. E nuyé de celle passion obsédante, le prince de Con<; emmené sa femme à Bruxelles. On a dit. mais le fait ipas prouvé, que le désir de reprendre cette jeune femme et de se venger des archiducs qui la gardaient en B i }ue, ne fut pas étranger à la décision d'entrer en campais
Avant de partir, Henri IV fit couronner Marie de Médicis, qui devait être régente, à Saint-Denis, le 13 mai Mais depuis longtemps, de sombres pressentiments l'assiégeaient. Pensant aux mécontentements et aux sourdes hostilités dont il se sentait entouré, il demeurait souvent pensif, assis sur une chaise basse, tapotant l'étui de ses lunettes, puis, se relevant brusquement, il disait : « ParDieu je mourrai dans cette ville, ils me tueront ! » La tristesse était fréquemment répandue sur son visage ; il répétait à ses intimes : « Vous êtes plus heureux que moi ! » et il souhaitait déjà être mort. Il ajoutait : « Quand je ne serai plus là, on verra ce que je vaux ! »
Le 14 mai, vers quatre heures du soir, il sortit en carrosse pour aller à l'Arsenal voir M. de Sully, sans escorte, avec quelques seigneurs de sa suite, ayant pris place dans sa voiture. Au coin de la rue de la Ferronnerie et de la rue Saint-Honoré, comme un embarras de charrettes arrêtait le carrosse, un individu, nommé Ravaillac, monta rapidement sur la roue et profitant de ce qu'Henri IV lisait une lettre,
lui donna deux coups do couteau dans la poitrine : l'aorte el le poumon étaient travers^ Henri IV s'affaissa sans un cri, la mort avait été à peu près Instantanée. Ou fera a les rideaux du carrosse et on ramena le cadavre au Louvre. L'assassin était un forcené, il n'avait pas de coin plices.
Henri IV avait dit vrai : on allait savoir ce qu'il valait. D'un bout à l'autre du royaume, jusque dans la dernière chaumière des campagnes, ce fut une stupeur el un chagrin sans exemple : « Il n'y a personne de nous, écrivait Bossuel soixante-cinq ans après, qui ne se souvienne d'avoir ouï sou vent raconter à son père ou à son grand-père je ne <li> pas l'étonnement, l'horreur et l'indignation que devoil Inspirer un coup si soudain et si exécrable, mais une désolation pareille à celle que cause la perte d'un bon père à ses enfants! » Aucun roi de France n'a été autant regretté. On s'apercevait maintenant de ce qu'était ce prince qui fut le plus charmant, le plus spirituel et le plus français des anciens rois. On se redisait son affabilité souriante, sa douceur, sa politesse parfaite ; les gentilshommes rappelaient sa familiarité joviale avec eux, libre, pleine de bonne humeur et de camaraderie, son entrain, sa gaieté. Et en même temps, tous remémoraient combien il savait être roi, maître de lui et des autres, sans réplique, vivement, prestement, parfois, s'il le fallait, avec une impétuosité et une hauteur toute souveraine, sachant faire le grand seigneur à ses heures, s'il voulait, et porter la couronne de France avec la dignité fière convenant à un grand rovaume. Vraiment il avait été un roi : « Et le pauvre peuple étoit enivré de l'amour de son prince! » Henri IV avait surtout rendu deux services inappréciables : il avait donné la paix au royaume après trente ans de guerre civile et lui avait enseigné ce que c'était que la tolérance. « La France m'est bien obli a-t-il écrit un jour, car je travaille bien pour elle ! » Le royaume, après sa mort, et la postérité ensuite ont tous deux ratifié ce jugement touchant.
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