DE LA
proteste el jure devant la face de Dieu tout- pu
vivre el mourir «mi la religion catholique
au chœur tandis que la foule grouil lan
Il se confessa, entendit la grand : a à un Te
Deum L'abjuration était consomma
A Paris, les prédicateurs furieui déclarèrent qu'el • nulle et le légat affirma que les prélats <]•• Saint I)
n'avaient pas [)U lever I1D6 excommunication pontificale. I I toute la France des Te Deum furent chai A grands pas l'opinion allait vers le boi ane
signa une trêve de trois mois et ajourna à trois m États généraux, tout en répétant que rien n'était décidé I que le pape ne s'était pas prononcé. Un peu surpris, les Espagnols attendaient et b irvaient. Il fallut idre
Rome à céder. Henri IV expédia au pape CI m nt VIII le duc de Nevers avec quelques prélats pour discuter. Clément VIII les reçut froidement, en audience particulière et non comme des ambassadeurs, multiplia les difficultés, dit qu'Henri IV n'offrait aucune garantie, que le Saint-Siège ne voulait pas se séparer de l'Espagne, que les catholiques de la Ligue valaient mieux que les autres. En vain les envoyés firent valoir que le roi avait pour lui les deux tiers de son royaume, les parlements, qu'il était seul roi légitime : Clément VIII ne répondit pas.
La trêve de trois mois expirée, Mayenne ne sut que faire. Ll n'avait ni argent, ni armée, et l'impuissance croissante de la Ligue ne faisait plus de doute. Les chefs s'en rendant compte et voyant que l'affaire était finie, se* dégageaient individuellement, reconnaissant Henri IV chacun de leur côté et tâchant de tirer le meilleur parti possible d'une situation compromise : ils négociaient. Le moins que demandèrent les gouverneurs de provinces ou de villes fut de conserver leurs gouvernements : sceptique et souriant Henri IV accepta sans difficulté. « Je ne demande qu'à ravoir mon royaume qui m'appartient, disait-il, ceux qui m'y aideront, je les reconnaîtrai pour mes serviteurs. »
Vitry, gouverneur de Meaux, traita le 24 décembre; La Châtra, gouverneur d'Orléans et de Bourges, suivi! ; (es parlements encore ligueurs imitèrent l'exemple et se prononcèrent ; les villes mêmes ne voulurent pas rester en arrière et les habitants de Lyon se soulevant contre leur gouverneur ligueur, le duc de Nemours, firent des barricades, chassèrent celui-ci et appelèrent le lieutenant d'Henri IV dans le Dauphiné, M. d'Ornano, à condition qu'on reconnût leurs privilèges, ce qui fut accordé.
Ainsi la Ligue insensiblement s'en allait à la dérive. La presse donnait contre elle avec une ardeur d'autant plus efficace qu'il s'agissait d'accabler un vaincu. Ce fut alors que parut la Satyre Menippêe, pamphlet éloquent, vigoureux, plein de verdeur, de bon sens et de naturel, dans lequel quelques politiques achevaient de couvrir de ridicule un parti agité et violent qui avait trop prêté le flanc a la critique. Loin décéder comme tout le monde, mais néanmoins sentant la fin venir, Mayenne ne voulut pas l'attendre dans Paris. 11 quitta la ville le 6 mars 1594 sous prétexte d'aller s'entendre avec Mansfeldau sujet de troupes à rassembler et laissa M. de Brissac à la tête de la place : il avait bien mal choisi.
A tous les éléments de succès qui assuraient sa légitimité Henri IV, pendant ce temps, venait d'en ajouter un dernier, décisif, souverain, celui de se faire sacrer roi, et de faire mettre sur son front par l'i^glise cette onction sainte qui le transformait en un personnage moitié religieux, à demi pontife, contraignant les consciences chrétiennes à s'incliner. Ne pouvant aller à Reims, encore dans les mains de ses adversaires, il fit procéder à la cérémonie le 27 février I dans l'antique cathédrale de Chartres jadis si affectionnée de ses ancêtres de Vendôme. Le chœur était tendu de tapis ries ; l'évoque trônait sous un dais de soie ; le fauteuil royal placé au jubé était surmonté d'un dais de velours violet semé de fleurs de lis d'or, et des échafauds environnant le chœur donnaient place aux princesses et dames de la cour ;
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>uronne, mains de justice avaient étéfaiti de neuf on or ciselé L'événement produisit par loal le une
une sensation profonde! Il devait, pense I on, forcer la main au pape. A Parie le lieutenant de M '
estima !<■ moment venu de se tirer personnellement d1 • •H sauvegardant ses intérêt* Il s'entendit \ùt
des marchands Lhuillier, l'échevin Langlois, le général Mole, <lr> capitaines, il fit i à
Henri IV qui accepta. Au jour dit, dans la nuit du 21 ni 22 mars 1594, à quatre heures du matin, ti ouvertes aux troupes du roi de France qui, au nombn 2 500 fantassins et de 1 oOO cavaliers, attendaient à une petite distance. Vitry entra par la porte Saint D< d'O par la Porte Neuve, sur les bords de la Seine, 1»- long du Louvre; des détachements débarquèrent au quartier Saint-Paul. Les ponts et les places turent occupés. Surpris, les Parisiens n'avaient pas bougé. Au jour, Henri IV arriva à cheval à la Porte Neuve où Brissàc le reçut en compagnie du prévôt des marchands et lui offrit les clefs de la ville. Il pénétra, casqué, cuirassé, le i orné de son grand panache blanc et escorté de 600 hommes d'armes pique en main, arquebuse à l'épaule. Il se rendit à Notre-Dame où il entendit la messe, de là revint au Louvre. La foule s'était précipitée curieuse, étonnée, cherchant à le voir, d'ailleurs sans intention hostile : « Laissez-les, disait le prince à ses soldats qui voulaient écarter les gens, ils sont affairés de voir un roi. » Des hérauts parcoururent les rues annonçant une amnistie plénière et les cloches sonnèrent à toute volée : c'était un air de fête ; la foule fut retournée : elle cria « Vive le roi ! » Quant au contingent étranger de 4 000 Espagnols, Wallons, Napolitains, prêtés à la Ligue par Philippe II, le duc de Feria lui avait fait prendre les armes et l'avait consigné. De la part du roi, Matignon vint lui dire qu'il pouvait le faire partir tranquillement. Le jour même les troupes défilaient par la porte Saint-Denis, tambours battants, enseignes
déployées. Henri IV vint les voir passer du haut de la porte et leur dit en les saluant : « Messieurs, recommande/ moi à votre maître, mais n'y revenez plus. » Le soir tout était tranquille, le légat était parti, la vie avait repris paisible et, sans coup férir, la Ligue s'était évanouie.
L'amnistie fut observée, sauf pour quelque 120 moines, prédicateurs, ou autres trop compromis qui durent aller. Les ordres religieux disaient qu'ils attendaient la décision de Rome. Le parlement fut réinstallé. La Sorbonne reconnut Henri IV. Tout le monde respira. « Les bons bourgeois, dit l'Estoile, le moyen et menu, étoient fort contents de se voir hors d'esclavage et de la faction et gouvernement des Seize et remis en liberté dans leurs honneurs et biens, délivrés de la tyrannie des Espagnols et étrangers estimée très dure et insupportable aux Français. » Paris gagné, le reste de la France suivit sans tarder.
On traita avec les gouverneurs moyennant argent et honneurs. Ne marchandez pas, disait Henri IV à Rosny qui discutait : « les mômes choses que l'on nous livrera, s il nous fallait les prendre par force, nous coûteraient dix fois autant. » Paris avait exigé 482 000 écus. A Rouen, Villars-Brancas en eut 715 000, le titre d'amiral, le gouvernement de sept places; il réunit le 21 mars 1594 les ma^itrats de la ville et les capitaines de la place en un grand dîner, puis, à la fin du repas, se levant, leur dit gaillardement: « Messieurs, la Ligue est f Que chacun crie :
Vive le Roi! » et il mit l'écharpe blanche. La famille de Lorraine céda un par un, le chef, le duc, le 16 novembre; à eux tous ils coûtèrent 9 millions de livres sous prétexte d'indemnités de pertes subies au cours des guerres civiles. Mayenne devait rester le dernier, ainsi que le duc de Mercœur en Bretagne.
Henri IV s'installa. Les difficultés allaient surgir do fous cotés. Il était obsédé de gens qui réclamaient des représailles,
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eus qui s'étaienl gravement oompron tous les joun votre patenôtre de bon cœur, r
iri IV, voua ne diriez pu ce que vous dites Comme Dieu me pardonne, aussj veux-je pardonner S il y eu i qui
ionl oubliés, il mesuffil qu'ils se peconnaii
m'en parle plus. » Tout nominations provoqua
i (s : la réinstallation comme ministre de Villw égal e m en 1 odieux aux protestants et aux anciens l'élévation du duc de Bouillon, huguenot, à la dignité maréchal de France. Non seulement la rivalité persistait mire catholiques et hérétiques, mais chez les catholiques il y avait lutte maintenant entre les catholique- royauï devenus gallicans avancés et les catholiques ancien- ligueurs re ultramontains. L'ordre des jésuites était un des enj< du débat. On l'accusait d'avoir trop soutenu l'Esp; . et la Ligue, de ne pas reconnaître Henri IV — il attendait toujours la décision de Rome. Le parlement, l'Université l'attaquèrent vivement, sur des prétextes secondaires c'était un procès de tendance. Le 27 décembre 15 un élève des jésuites, âgé de dix -huit ans, nommé Jean Ghatel, se faufilant près d'Henri IV, le frappa d'un coup de couteau qui coupa la lèvre du prince et lui cassa deux dents; la blessure était légère et l'assassin n'était qu'un fanatique; on l'écartela et les passionnés s'emparèrent de l'attentat pour en rendre responsables les jésuites : les jésuites furent bannis, par arrêts, des ressorts des parlements de Paris, Rouen, Grenoble. « La fin de l'an 1594, écrivait l'Estoile, fâcha autant les Parisiens que le printemps les avait réjouis; car ce coup (de Ghatel), pour l'appréhension du mal à venir fit resserrer les bourses, refroidit les marchands et les replongea avec le peuple en nouvelles misères. » Puis les menaces de troubles reprenaient. A défaut d'héritier direct, — Henri IV n'avait pas d'enfant de Marguerite de Valois, — le trône revenait à son neveu, le prince de Condé, encore un protestant, ce qui irritait les
catholiques; les protestants étaient mécontents do L'abjuration d'Henri IV; l'horizon paraissait sombre.
Pour l'éclaircir, Henri IV décida do faire la guerre à l'Espagne et de chasser les Espagnols du territoire français. Par ce moyen il obtiendrait des victoires qui le consolideraient; il occuperait les ardeurs belliqueuses de noblesse, et il enlèverait aux derniers restes de la Ligue leur appui. Philippe II accepta la lutte, il envoya le comte de Fuentès avec une armée. Cherchant à joindre les troupes commandées par Mayenne et Velasco, Henri IV les atteignit près de Saint-Seine, à Fontaine-Française, et osa attaquer un corps de 1 200 cavaliers avec seulement 300 chevaux. Le coup fut violent; il manqua y rester : heureusement pour lui que Velasco croyant avoir affaire à plus forte partie lâcha prise. « Peu s'en est fallu, écrivait ensuite Henri IV à sa sœur Catherine, que vous ne devinssiez mon héritière. » Il avait couru de sérieux dangers. Ce combat, insignifiant par le nombre des effectifs eng;i produisit l'effet d'une grande victoire. Mayenne décour demanda une trêve afin de traiter et, à Rome, Clément VIII déjà ébranlé par le succès général du prince dans le royaume, consentit à parler de réconciliation. D'Ossat et Du Perron, en qui Henri IV avait grande confiance, et qu'il avait envoyés à la place de Gondi, menaient la négociation. Le consistoire des cardinaux devant lequel fut discutée l'affaire, se prononça en faveur de la réconciliation. Sept conditions furent posées : l'absolution des évoques serait nulle, mais les actes accomplis par le roi depuis, valables; le prince de Condé serait élevé dans la religion catholique; le concile de Trente publié; tous les biens ecclésiastiques volés seraient rendus. Le 17 septembre 1595, Clément VIII se décidait à proclamer son décret d'absolution. De ce jour les catholiques de France n'avaient plus de raison de refuser leur soumission.
Mayenne le comprit et offrit enfin de négocier. Il demandait : trois places de suret.'', le gouvernement de l'Ile
de France, le paiement de iea dettes, - ell<
en or m ta en raison dea dép
officielle qu'il était innocent de la m ri III .
avait annoncé l'intention du roi
de cet assassinat; la reconnaissance < j n ' 1 1 traitait au d
la Ligue. Henri IV lit la grimace but le chap I
dettes, puis enfin céda sur tous les points. I<-
ù Folembray, en janvier 1596, une entrevue du aouv<
du duc eut lieu au château de Montceaux, dan- le |
Henri IV fut cordial et charmant, moi jardin
ancien adversaire, qu'il fit courir longtemps et vite : l'autre,
-, gras et affligé d'une Bciatique, suait à grosses goutl en soulTrantle martyre. Henri IV s'en aperçut : « Si je | mène longtemps ce gros corps ici, dit-il à l'oreille de Rosny, me voilà vengé sans grand'p'-ine de tou^ les maux qu'il nous a laits, car c'est un homme mort. » Puis se tournant vers Mayenne : « Je vais un peu vite pour vou-, dit-il, et vous ai par trop travaillé. Allez, touchez là, voilà tout le mal et le déplaisir que vous recevrez jamais de moi. »
Joyeuse traita le 24 janvier moyennant lemaréchalat et la lieutenance du Languedoc; le ducd'Aumale préféra passer à l'étranger. Henri IV accueillit tous ceux qui se présentèrent, la main tendue. Il avait hâte de terminer la paix intérieure afin d'achever l'expulsion des Espagnols.
Ceux-ci tenaient bon ; ils avaient pris Calais, Saint- Quentin. Le 10 mars 1597 arriva la grosse nouvelle que, poussant une brusque pointe en avant, ils avaient surpris Amiens en envoyant des soldats déguisés en paysans s'emparer d'une porte, et y avaient installé 5 000 fantassins et 700 cavaliers. Les ennemis maîtres de la ligne de la Somme, Paris était découvert; à toutes les époques de l'histoire semblable nouvelle a épouvanté les Parisiens. L'émotion fut forte surtout chez Henri IV. Il monta à cheval et partit, convoquant le ban et l'arrière-ban de son royaume. Le siège qu'il entreprit dura six mois, coûta
H millions, qu'on dut se procurer par des expédients lamentables; enfin le 2o septembre 1;')97 la place se rendait. Autant l'échec avait été mortifiant, autant le succès eut de l'éclat. Henri IV en profita pour tâcher de finir la guerre sur cette victoire et le légat ayant proposé sa médiation, celle-ci fut acceptée. La paix se discuta e1 traita à Vervins de février à mai 1598. Le 5 mai elle était signée : I pagne fatiguée consentait à rendre tout ce qu'elle avait pris, sauf Cambrai qu'elle gardait, et le 15 septembre suivant le roi Philippe II mourait, toujours impassible et calme, lentement consumé par une maladie de langueur, à l'âge de soixante et onze ans : ses ambitions avaient été plus grandes que ses moyens; leur échec était aussi complet en France qu'elles avaient été démesurées. Cette fois tout était fini du côté de Madrid.
Il restait encore en France deux ou trois points où le feu n'était pas éteint et qu'Henri IV se hâta de pacifier : la Bretagne, dans laquelle le duc de Mercœur, le frère de la reine Louise de Vaudémont, beau-frère d'Henri III, se tenait indépendant, déclarant qu'à défaut d'héritier direct de la duchesse Anne de Bretagne, il se considérait, — ayant épousé une héritière, — comme pouvant prétendre à la succession. Mais le roi d'Espagne excipait pour s'emparer du duché de droits plus sûrs : Henri IV envoya des t loupes qui prirent Dinan. Mercœur céda. Il fut convenu que le roi de France paierait ses dettes et qu'un fils naturel d'Henri IV, âgé de quatre ans, César duc de Vendôme, épouserait la fille du duc, âgée de six ans, puis deviendrait duc de Bretagne. Cette affaire était ré- 1
Il y en avait une autre, celle du duc de Savoie qui depuis le jour où il avait voulu profiter des troubles de la Ligue pour s'emparer du territoire français, était demeuré en état de guerre. Ce duc, Charles-Emmanuel, homme assez ambitieux, brouillon, pas très franc, avait jeté les yeux sur le Dauphiné et le marquisat de Saluées. Lesdiguières l'avait empêché de s'emparer de la première
( lharlea Emmanuel l'était dédomnn
m i II n'i IV lin notifia qu'il conaeDtail à lui lai Sal mdftion (pie le duc lui r la H
le I le ValrocD
Celui-ci ne répondant Eienri IV, en I unit
30 000 hommes, marcha but Chamb et brillante campagne, la paix lut conclue i lei
termes proposés par le roi de Fra
définitivement à cette opération la Bresse, le Bugey, le Valromey et le [ I
Cette fois c'était bien fini avec les ennemis du dehors et ceux du dedans armés. Progressivement, j preuve d'une patience, d'une ténacit é, d'un esprit de suite admirables Henri IV était arrivé à paci* II lui avait fallu du temps et de la souplesse : le résultat avait été atteint. Mais la moitié de la tâche seulement était accomplie. Les épées rengainées, il ait à réparer le mal qu'elles avaient causé, tout au moi: remettre un peu d'ordre partout, à consolider cette paix encore précaire après tant d'années d'habitudes batailleuses et à faire prendre ou reprendre tranquillement les occupations journalières d'un peuple laborieux à l'abri des tumultes. Henri IV s'y appliqua avec constance. Il allait être puissamment aidé par un ami, un compagnon d'armes, gentilhomme huguenot qui lui consacra toutes ses facultés et toute son énergie, M. de Rosny, duc de Sully
A peu près du même âge que le roi, homme dévoué et sûr, Rosny joignait à un jugement droit et un esprit clair, une activité de travail extraordinaire. Comme administrateur il était incomparable; constamment aux affaires, épluchant les dossiers, ne laissant rien passer, minutieux, il apportait dans leur règlement une rigueur inexorable. C'était un bourru. Gros homme farouche, au front dégarni, à la grande barbe, au regard dur, il vivait seul à l'Arsenal, dans un cabinet sévèr* orné des portraits austères de Luther et de Calvin, toujours travaillant, recevant les gens d'un ton insupportable, sans
se lever, sans les faire asseoir, refusant constamment ce qu'on lui demandait. « C'est uneJbète, » disait un àmbas (leur; « un palefrenier », ajoutait un autre; « un animal », déclarait un troisième. Il rendit d'inappréciables services et d'abord en ce qui concernait les finances.
Ces finances étaient dans un étal très trouble. Ce qui paraissait le plus clair pour Henri IV était qu'il avait beaucoup de dettes et jamais d'argent. « Je me trouve réduit en un tel état, écrivait-il un jour à Rosny, que je n'ai quasi pas un cheval sur lequel je puisse combattre, ni un harnais complet que je puisse endosser ; mes chemises sont toutes déchirées, mes pourpoints troués au coude, ma marmite est souvent renversée et depuis deux jours je d\ne et soupe chez les uns et les autres. » Seulement, à côté, il voyait avec surprise « que les trésoriers de ses finances tenaient des tables friandes et bien servies et que leurs maisons étaient pleines de richesses et d'opulence. » Le vol et le brigandage n'étaient pas absolument seuls les causes de cette anomalie; il y avait des motifs tenant à l'organisation financière du temps et en vertu de laquelle le roi avaii engagé tous ses revenus puis n'avait pas un sou, pendant que finalement les impôts continuaient à se percevoir avec les avantages ordinaires des financiers. Résolu à « couper les bras et jambes à Mme Grivelée », comme il disait, le roi s'adressa à son rude ami, M. de Rosny. Celui-ci ne connaissait pas grand'chose aux affaires de finances. Après la mort du surintendant d'O, en 1594, Henri IVremplaçala fonction par un conseil de finances de neuf personnes et, en 1506, nomma M. de Rosny un des neuf. Ardent à la besogne, Rosny proposa de faire une inspection rigoureuse de toutes les administrations financières du royaume et lui-même parti! pour examiner de près quatre généralités cette même année. Il fut terrible, secoua les receveurs, exigea les Litres, les registres, les quittances; examina les baux, supprima de son autorité privée, au moins à ce qu'il dit dans ses Economies royales qui ne laissent pas d'être un écrit apolu^é-
MB Ll DE i.a RI ■
tique sujet à caution, les créance i sûres, révoqua
des dépenses qui ne lui pu
nécessaires, et cela fait, dit-il encore lui-ml des excédents d'argent de quoi remplir 70
;')()() 000 écus : c'était beaucoup Tout ]<• monde
colloques B'exclamèrent qu'il n odaii rien, qu'il
saccageait à tort et à travers, qu'il faudrait rendre et qu'il agissait en soldat impétueux plutôt qu'en Gnafl réglé : il y avait du vrai. Afin d'avoir une idée claire de ce qu'il faudrait faire, Henri IV convoqua une assemblée de
notables à Rouen en novembre 1596. Il n'avait pas voulu d'iUats généraux connue étant trop dangereux.
Ces notables furent 80, élus par les provinces : 0 eo
siastiques, 19 nobles, 52 membres du tiers En ouvrant leurs séances, Henri IV prononça un discours célèbre, plein de bon sens, de vivacité française et spirituelle : « Vous savez à vos dépens, leur disait-il, comme moi aux miens, que lorsque Dieu m'a appelé à cette couronne, j'ai trouvé la France non seulement quasi-ruinée, mais presque toute perdue pour les Français... Je ne vous ai point appelés, comme faisaient mes prédécesseurs, pour vous faire approuver mes volontés. Je vous ai fait assembler pour recevoir vos conseils, pour les croire, pour les suivre, bref pour me mettre en tutelle entre vos mains, envie qui ne prend guère aux rois, aux barbes grises, aux victorieux; mais la violente amour que je porte à mes sujets, l'extrême désir que j'ai d'ajouter deux beaux titres — ceux de libérateur et restaurateur de cet Etat — me fait trouver tout aisé et honorable. » Le chancelier exposa l'état financier : c'était simple, des dettes en quantité, — Sully dit 296 millions de livres, — aucun crédit; comme recettes en tout 23 millions de livres, tous les ans, sur lesquels l'administration provinciale prélevait d'abord les 16 millions dont elle avait besoin, le reste revenant au gouvernement pour les dépenses centrales : 7 millions, somme notoirement insuffisante. Les notables furent d'avis d'augmenter les impôts
.distants, sans emprunter, ni créer de nouveaux offio vendre, il y en avait trop. D'après le détail des offres faites, on arriverait à 30 millions de recettes, dont 15 seraient pour l'administration provinciale et 15 pour le gouvernement central. Sully prétend que les notables allèrent plus loin et demandèrent qu'un conseil dit conseil de raison, nommé par eux, contrôlât au moins l'emploi des 15 millions des provinces; que Henri IV accepta ce conseil parce qu'il affermirait le crédit de l'Etat et tiendrait un peu plus les comptables; mais on a contesté l'exactitude de ce récit.
Peu à peu, Henri IV se laissait gagner par les idées rL ristes de Rosny ; il était, d'ailleurs, au fond de son naturel, assez avare de goût. Il finit par rétablir en fait une manière de surintendance des finances dont Rosny paraît exercer la charge en 1598 et porter officieusement le titre en I60i, Dès 1599, le nouveau surintendant alla loger à l'Arsenal et adjoignit à cette première surintendance celle de 1 artillerie, des bâtiments et des fortifications. Homme laborieux, il voulait embrasser le plus qu'il pouvait par zèle du bien public et besoin de pratiquer le plus possible ses principes d'exactitude hargneuse.
Faire rendre aux impôts le plus qu'ils pourraient avec le moins de déperdition possible, réaliser de sévères économies, payer le plus grand nombre des dettes, ou les dimiminuer par toutes sortes de moyens et finalement mettre de l'argent de côté, fut le programme qu'il se traça à lui même. Il n'imagina pas de nouvelles inventions en matière de finances. Il continua à utiliser ce qui existait. Il inexact que la comptabilité publique, à cette époque, 1 1 1 L embryonnaire, et que chacun pût s'enrichir, à loisir, dans la forêt obscure des impôts. Il y avait des règles dont l'application était contrôlée par la chambre des comptes plus minutieusement qu'on ne le croit En réalité, sans parler des mauvaises rentrées de la taille, c'était par mille décisions correctes, mais aux conséquences ruineuses, que le produit de l'impôt se dispersait dans les poches des gens adroits. I N ^
LE DE LA M
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enchère! A un seul, M. Jean de Moi pour un prii ;
rémunérateur; il augmenta de même notablement les 1 mages des cinq i fermes Quand "ri devait donner une
somme annuelle déterminée à quelqu'un, on lui al naît
simplement les revenus de tel droit. et le revenu i toujours beaucoup plus que la somme due Rosnj lit rapporter ces aliénations; il y en avait des quantités, le domaine royal s'était dépecé de la sorte ; les int s, la
plupart grands seigneurs, récriminèrent. rn;iis le farouche ministre passa outre, leur assurant qu'ils seraient | autrement. Les dettes surtout étaient accablantes On d< partout et à tout le monde, en France, à l'étran. Henri IV ayant hérité des engagements contractés par rois ses prédécesseurs au cours des guerres civiles. R qu'au grand duc de Toscane il était dû 1 100 000 t le
grand-duc, comme gage, n'étant pas payé, avait mis la main sur le château d'If, devant Marseille, humiliation qu'Henri IV avait été contraint de subir. Des arrangements furent conclus afin d'éteindre les dettes par des annuités détermin Avec les sujets du roi, Rosny fut plus expéditif. On leur devait 60 millions d'arriérés de rentes entre autres. Le ministre déclara que les titres de créances n'étant pas sûr-. il voulait les reviser. Puis il fit une conversion du denier 12 (8 1/3 p. 100) au denier 16 (6 1/4 p. 100). On cria à l'arbitraire, à la banqueroute, et Henri IV, menacé d'une émeute de rentiers, dut prier Rosny de se modérer, ce qui n'empêcha pas de réduire la dette de 100 millions de capital. Par des séries de mesures de cet ordre, et surtout la résistance à toute largesse, beaucoup d'économies, ce que le ministre appelait « un ménage merveilleux », le gouvernement parvint non seulement à équilibrer le budget, mais à mettre assez d'argent de côté pour remplir l'Arsenal d'approvisionnements de guerre et déposer à la Bastille un trésor de 13 millions.
Leurs finances éclaircies, Henri IV et Rosny, devenu duc de Suily en 16U6, s'occupèrent d'améliorer le sorl du peuple. Il ne faut pas exagérer ce qu'ils ont accompli pour l'agriculture, le commerce, les travaux publics. Leur plus grand mérite fut de faire cesser les guerres, ce qui permit aux gens de travailler tranquillement. Sully disait: « Labours et pâturage sont les deux mamelles de la France » Mais de fait il n'a pas beaucoup modifié l'état de l'agriculture. En 1595, Henri IV déclara les instruments aratoires et le bétail insaisissables : il renouvelait des mesures antérieures qui seront répétées après lui. Les paysans devaient 2{) millions de tailles arriérées; en 1600, le roi leur fit remise de celle somme, sacrifice dont on le" loue, mais qui était inspiré entre autres par le fait qu'il n'aurait jamais pu les récupérer. De 1597 à 1609, Henri IV abaissa la taille de 20 à 14 millions, ce qui est plus méritoire; il accepta les entreprises des Hollandais qui proposaient de dessécher des marais ; ses prédécesseurs et ses successeurs en ont fait autant. Surtout il s'intéressa au livre d'Olivier de Ser le Théâtre d'agriculture qui parut sous son règne, eut un vif succès, préconisait des méthodes raisonné* s et proposait des cultures nouvelles, telles que celle du mûrier. Familier et cordial, Henri IV causait volontiers avec les paysans, les aimait et eût voulu leur voir « la poule au pot tous les dimanches ».
Au point de vue commercial, Henri IV a eu de temps un économiste aux idées intéressantes, Barthélémy de Laffémas, qu'il a écouté volontiers, et qu'il a fait contrôleur général du commerce. Laffémas disait que le roj mine devait tacher de se suffire dans la production des objets manufacturés dont il avait besoin, et ne pas les demander à l'étranger. Ce fut sur ses conseils que, la culture du étendue, le gouvernement poussa à l'établissement <1 liers de dévidage de la soie, de manufactures de draps d'or et de soie, d'argent; qu'il encouragea et protégea la création de verreries, de cristalleries, de manufactures de tapis, de
LE BU LE DE Là I
cuira travaillés, d<- fine toile de I loi 1 ami I .
produii similaire lui prohibée C'était un essai de politique
protectionniste avant Colbeii Un I «lu comm<
établi à Paris, su Palais, examinait toutes lot ,
des particuliers i un m and ail su roi o tait.
( lomme travaux publii -. Rosnj . i en
1599, améliora les routes, commença I paver les grands chemins desenvirons de Paris, travail que Louis XIII i tinuera; y piaula de grands ormes qu'on appela longtemps des Rosny ; conçut un plan de canaux, ftotammenl ■ ■ «levant réunir la Loire à la Seine, — le canal de Briare, que Sully entreprit — l'Océan et la Méditerra ir le Lan-
guedoc, — le canal du Midi, que Sully étudia — et d'une façon générale aida à la réparation des ruines eaupar les guerres civiles, ruptures de ponts, ren i murailles; il faudra, d'ailleurs, du temps, même sous le règne suivant, pour refaire ce qui avait été détruit. Tous travaux sont de la bonne administration.
Il y eut sous Henri IV des tentatives de colonisation e: commerce transatlantique. Une compagnie de» Indes orientales futerééeen 1604, des établissements fondés au Canada vers le même temps par des Monts et Champlain, repris en 1G08 parce que les premiers avaient échoué. Champlain allait fonder Québec, soumettre les Iroquois, parcourir les grands lacs. Le gouvernement d'Henri IV a donné à ces personnages les privilèges et les lettres patentes qu'ils ont demandés, comme Tont fait ses successeurs et l'euss fait ses prédécesseurs.
Sur le chapitre des intérêts moraux ou religieux du royaume, l'œuvre de Henri IV a été autrement considérable : par suite de diverses circonstances, elle a eu un éclat et une durée ou une portée toute différente. Il s'agissait de décider catholiques et protestants à vivre côte à côte dans un mutuel esprit de tolérance. Henri IV a jeté les bases d'une politique de conciliation qui devait durer près d'un siècle.
Aux catholiques ardents, Je roi consentit en 1603 la
ventrée <.ies jésuites. Huguenots et magistrats s'y opposaient, prétextant que la compagnie était ligueuse, ultramont ai ne, espagnole ; spirituellement Henri IV répondait qu'il n'était que de faire revenir les jésuites en France pour les rendre Français, que s'ils avaient été ligueurs, bien d'autres l';i\ aient été aussi, qu'en fin de comple il aimait mieux les avoir pour amis que pour ennemis et qu'il serait le maître. Malgré les remontrances du Parlement, les jésuites furent réadmis moyennant un serment de fidélité; leurs collèges se réta blirent et Henri IV en fonda même un nouveau, celui de La Flèche.
A l'égard des protestants un statut était tout à fait nécee sairc. A vrai dire, dans le détail, les luttes qui duraient depuis trente ans, de ville à ville, par coups de main, surprises, massacres en plat pays, avaient cessé; mais l'inquiétude des huguenots était générale. Quel était leur sort? En l'ait, l'édit de Poitiers était pratiquement appliqué. Mais si le roi mourait et qu'un autre roi bien moins disposé moulât sur le trône, que deviendraient-ils ? Ils pensèrent se donner un chef, Henri IV le leur défendit. En 1594, ils s'assemblèrent par députés, divisèrent la France en neuf cercles et organisèrent ces cercles en manière de république, puis parlèrent de prendre les armes; le roi se fâcha; finalement, sur les conseils des modérés, Du Plessis-Mornav en tète, ils demandèrent au roi d'assurer leur situation par un édit ferme et définitif. Henri IV s'empressa d'accepter et le 13 avril 1598 il rendait l'édit qui allait porter dans l'histoire le nom fameux d'édit de Nantes. En 90 article! généraux et 56 particuliers, Henri IV décidai! que les | testants jouiraient de la liberté de conscience pleine et entière ; qu'ils pourraient exercer leur culte dans deux localités par bailliage, sauf Paris et les grandes villes, où le culte aurait lieu dehors, — à Charenton pour Paris; qu'ils étaient admissibles à tous les emplois; qu'ils auraient une chambre spéciale dite chambre de l'édil dans chaque parle ment, destinée à juger les affaires des huguenots ; qu'il*
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pourraient imbler en synode* - les ptrlem< vin-
rent que ces synodes ne seraient tenui qm- -ur sut spéciale, avec des formel i que duran| huit ani
ioi laisserait aux protestant! [>lu- de - K) 'le
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les garnisons; enfin qu'il paierait en< lue,
les traitements des .ministres protestants >-\ subtentionm les collèges réformés. C'était, ;i\'«' -I l'édit de Poitiers. Il avait ce mérite, de i rer en Eui
la tolérance, à un moment où aucun pays n t la prati-
quer, fût-il catholique ou protestant. Il a eu cet autre mérite de durer quatre-vingt-sept ans et d'être rapporté par un acte de L<>ui> XIV qui a eu un retentissement cou Ml*,
et a fait d'autant mieux ressortir la prudence polit d'Henri IV. Il n'alla pas sans de vives fions : de
la part des catholiques qui réclamaient contre les privil dont leurs adversaires se trouvaient en fait gratifié? ; de la part des parlements qui invoquaient les lois violées par les articles de l'édit. Henri IV tint bon. Il fit appeler les magistrats : « Je vous prie de vérifier l'édit, leur dit-il; ce que j'en ai fait est pour le bien de la paix. Je l'ai faite au dehors, je la veux faire au dedans de mon royaume Vous me devez obéir... J'ai sauté sur des murailles de villes, je sauterai bien sur des barricades. Ne m'alléguez point la religion catholique, je l'aime plus que vous ; je suis plus catholique que vous; je suis fils aîné de l'Eglise, nul de vous ne l'est ni ne le peut être. Vous vous abusez si vous pensez être bien avec le pape, j'y suis mieux que vous Quand je l'entreprendrai, je vous ferai déclarer tous hérétiques pour ne me vouloir obéir. » La harangue est admirable de vivacité brève et naturelle, pleine de bon sens et de raison. Le parlement s'inclina.
On voit l'opposition que rencontra Henri IV pour ses meilleures mesures. C'est une erreur de croire qu'il fut populaire de son vivant ; il ne l'a été qu'après sa mort. Dorant son règne, les contemporains ont surtout été frappés
de ses défauts — parmi lesquels on lui a tant reproché son avarice et l'oubli des services rendus; ils ont été sur tout sensibles à sa vie désordonnée, aux mécontentements de tous, aux plaintes générales. Il est certain que son existence privée fortifiait les acerbes remarques des gens scandai i-
N'ayant pas d'enfant de Marguerite de Valois, les deux époux vivant séparés, Henri IV s'était épris, après beaucoup d'autres créatures, de Gabrielle d'Estrées, une exquise jeune fille de vingt ans, blonde, douce, gracieuse. Il y avait longtemps que préoccupé de n'avoir pas d'héritier direct il caressait le projet de faire rompre son mariage avec Marguerite de Valois et de se remarier ailleurs. Les. ministres et l'entourage poussaient à cette résolution. Marguerite, d'humeur assez facile, acceptait. Lorsque Henri IV émit la prétention d'épouser ensuite Gabrielle d'Estrées qu'il avait créée marquise de Beaufort, quelque sympathique que fût Gabrielle par son caractère aimable, cette idée déconcertante fit protester tout le monde. Le roi de France devait à sa dignité de se remarier autrement. Le pape fit entendre qu'il n'ac corderait jamais l'annulation du premier mariage pour la réalisation d'un tel projet. Les ministres et Marguerite s'y opposèrent vivement. Là-dessus, Gabrielle d'Estrées mourait à Paris brusquement, âgée de vingt-cinq ans, le 10 avril 1599. On a parlé de poison. Elle avait plus simplement succombé à des attaques d'éclampsie en mettant au jour un entant mort. Cette disparition facilitait les choses. Depuis longtemps, depuis 1592, il était question d'un projet de mari entre Henri IV et la nièce du grand-duc de Toscane, Marie de Médicis. Ce mariage, dans la pensée des ministres, avait entre autres pour intérêt, au moyen de la dot, de payer tout ou partie des dettes que le roi de France avait contractées pendant les dernières guerres civiles à l'égard des maîtres de Florence. La mort de Gabrielle allait permettre de reprendre les pourparlers, lorsqu'assez rapidement Henri IV s'amouracha d'une nouvelle personne, Henriette d'En traigues, plus tard marquise de Yerneuil : il était d'une