‹ Le siècle de la renaissanceChapitre 43 sur 51 · LE · texte numérisé non relu

LE

vivaient de négoce Dana lea ville*, les marchand le haut dn pavé, formenl lea municipalité I lea n<

Pourquoi eux aussi ont-ils si peu d'estime rd de leur

profession, qu'ils né désirent rien tant que de Bis des officiera du roi, a dea fonctionnai Devi-n

riches pour envoyer les garçons faire leur- étudea aux uni sites — celle de Pan- seule compte L5000 étudiante leur acheter après une charge, tel est leur rêve I) 8 la petite noblesse peu fortunée tâche d'entrer dan- lea parlemei les enfants de bourgeois aspirent à devenir juges, a trésoriers, percepteurs, receveurs cl<- ton-. ;etla

voit ce mouvement sans objection, la tradition voulant même que les fonctions de chancelier de France taire

d'État ne soient données qu'à des gens dn tiers-état; i sidérable privilège !

Et ainsi au-dessus ou à côté des marchanda s'étend toute cette classe bourgeoise de ma s, hommes de loi

et autres, gens dignes et honorables, excellents pare charitables, posés, avant de l'aisance et de la considération. On les reconnaît à leurs costumes corrects et sombres, à leur tenue grave et mesurée; bons maris, bons pères et bons chrétiens. Ils ont maison à la ville et « maison champêtre »où ils vont se récréer. Ils sont tranquilles et modérés, honnêtes gens et fidèles sujets. — C'est parmi eux que se sont recrutés les politiques. — Ils savent aussi être gais; une de leur principale distraction est les exercices physiques.

Car les exercices physiques, dernier trait commun à tout ce peuple, font fureur en France vers 160Û. Nobles, bourgeois ou paysans s'adonnent avec ardeur à nombre de jeux conservés du Moyen âge. Les Anglais surpris de cette mode l'imitent, mais tout de même trouvent les Français « très immodérés ». Parmi les sports — du vieux mot français desport, jeu — le plus populaire est celui du jeu de paume, que l'Anglais Dallington visitant le royaume en 1598, appelle le tennis : « Il est plus en usage ici, dit-il, que dans toute la chrétienté réunie, ce dont peut témoigner

LE ROYAUME DE FKANCE VEKS 1600 413

le nombre de places de tennis dans tout le pays, on si grande quantité que vous ne pouvez trouver la plus petite bourgade ou ville en France qui n'en ait une ou plusieurs; il y en a 60 dans Orléans et je ne sais combien de centaines dans Paris. Les Français sont nés une raquette à la main » Et parlant du pale-mail, il ajoute : « Je m'étonne que entre tant de jeux ridicules et fous que nous avons rapportés de France, nous n'ayons pas aussi introduit ce sport en Angleterre. »

Il y a beaucoup de choses saines dans ce peuple du temps de Henri IV qui vient de vivre une des époques les plus rudes et les plus brutales, mais aussi les plus originales ou attachantes de notre histoire. Les mauvais côtés, que révèle l'histoire générale, font un peu tort à ce qu'il y a en lui d'honnête, de laborieux, de stable et de régulier.

Sources. Dallington, The view of Fraunce 1598, 1892; Deliciœ Galliae, 1609; Jodocus Sincerus, Itineranum Galliae, 1616; G. flegenitius, Gallo- Brabanticum, 1630; Th. Erpenius, De peregrinatione gallicd, 1631; Abr. Golnilz, Ulysses Belgico-Gallicus, 1631 ; 11. du Boys, De l'origine et autorité des rois, 1604 ; F. Le Jay, he la dignité des rois et princes souverains, il P. Constant. De l'excellence et dignité des rois, 1598; N. Bergcron, Police générale du royaume de France, 1617 ; G. de Figon, Discours des Étals et offices de France, 1579; J. Uurault, Des offices d' Estât, 1588; C. Loyseau, Cinq livres du droit des offices. 1613; G. Fauchet. Origine des dignités et magistrats de France, 1000; C. Chappuzeau, Traité des diverses juridictions de France, 1018 ; La Rochc-Flavin, Treize livres des Parlements de France, 1617, Cimber et Danjou, Archives curieuses de l'histoire de France, t. X et XIV; Isambert. Recueil général des anciennes lois françaises, t. XIV < t W ; Traité des finances de France, 1580; N. Froumanteau, Le Secret des finances de France, 1581 ; Traité des revenus et dépenses de France en l'année 1607, dans Revue rétrospective, t. IV; J. Hennequin, le Guidon général des finances, 16*0; N. Réinond, Sommaire traité des revenus et dépenses des finances de France, 1622; Lenombre des ecclésiastiques de France, celui des religieux et religieuses, dans Archives Curieuses, t. XIV ; G. Loyseau, Traité des seigneuries, 1608 ; Nicolas Kapin, Les Plaisirs d'un gentilhomme champêtre, 157j; Gilles de Gouberville, Journal, éd. de Buaurcpaire et de Blangy, 1892-95; Noël du Faïl, Œuvres facétieuses, éd. Assezat, 1874; Jean Heroard, Journal, éd. Soulié, 1869.

Oovrvc.es. G. Weill, Les théories sur le pouvoir royal en France pendant les guerres de religion, 1892; N. Valois, Le Conseil du roi aux XIV; XVe et XVIe siècles, 1889; Fauvelet du Toc, Histoire des secrétaires d'Élat, 1G68 ,

ii. sii:<:i

J Jbly, ree des office* de Frat

tiom , m France, i7Si ; P. P lard d't&tang, Lee Parle rndnsde

^administration des financée du royaume de Traité île la Chambre W ; le P

français^. 1721; i L'Economie iocialedela France eaut B

; P. de VaiMièrei Genttlehommee campagnarde de tamcienm I

Page 1