CHAPITRE XXIX
GoHwmemeta intérieur. Justice. Commeree. Polict. Lob. Di.cipUne
militaire. Mariae, ctr.
On doit celte Justice aux hommes publics qui ont fait do bien à leur siècle, de regarder le point dont ils sont partis, nour mieux voir les changements qu'ils ont faits dans leur patrie. La postérité leur doit unr éternelle reconnaissance des exemples qu'ils ont donnés, lors mCme qu'ils sont surpassés : cette juste gloire est leur unique récompense. Il est certam que l'amour de cette gloire anima Louis XIV, lorsque, commençant à gouverner par lui-même, il voulut réformer son royaume, embellir sa cour, et perfectionner les arts.
Non-seulement il s'imposa la loi de travailler régulièrement avec chacun de ses ministres i mais tout homme connu pouvait obtenir de lui une audience particulière, et tout citoven avait la liberté de lui présenter des requêtes et des projets. Les placets étaient reçus d'abord par un maître de» requêtes, qui les rendait apostilles; ils furent dans la smte renvoyés aux bureaux des mir.iatres. Les projets étaient examinés dans le conseil, quand li» méritaient de l'être; et leurs auteurs furent admis plus d'une fois à discuter leurs propositions avec les ministres, en présence du roi. Ainsi on vit entre le trône et la nation une correspondance qui subsista malgré
le pouvoir absolu.
Louis XIV se forma et s'accoutuma lui-même au travail, et ce travail était d'autant plus pénible qu'il était nouveau pour Vii et que la séducUon des plaisirs pouvait aisément le distraire. Il écrivit les premières dépêches à ses ambassadeurs : les lettres les plus importantes furent souvent depuis minuléet, de sa main ; et il n'y en eut aucune écrite en son nom
qu'il ne se lit lire».
A peine Colbert, après la chute de touquel, eut-il rétabli
%. Voir ; CorreêpondafxctadmtnialrattveêùutUrigMdê UmtXIVr WM. Deppiinf. far.%, i»«0 ct«ui#., 4 foi. ii*-4*.