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CHAPITRE XZIX

Il établit, en 1688, trente régiments de milice, fournis et équip^.s par les communautés : ces milices s'exerçaient à la guerre, sans abandonner la cullure des campagnes K

Des compagnies de cadets furent entretenues dans la plupart des places frontières : ils y apprenaient les mathématiques, le dessin et tous les exercices, et faisaient les fonctions de soldats. Cette institution dura dix années. On se lassa enfin de cette jeunesse trop difficile à discipliner : mais le corps des ingénieurs, que le roi forma, et auquel il donna le% règlements qu'il suit encore, est un établissement àjam.iis durable. Sous lui, Tart de fortifier les places fut porlé à la perfection par le maréchal de Vaubau et ses élèves, qui surpassèrent le comte de Pagan. Il construisit ou répara cent cinquante plares de guerre.

Pour soutenir la discipline militaire, il créa des inspecteurs généraux, ensuite des directeurs, qui rendirent compte de l'état des troupes; et on voyait par leur rapport si les commissaires des guerres avaient fait leur devoir.

Il institua l'ordre de Saint-Louis, récompense honorable, plus briguée souvent que la fortune. L'hôtel des invalides mit le comble aux soins qu'il prit pour mériter d'être bien •ervi.

C'est par de tels soins que, dès l'an 1G72, il eut cent quatre-vingt mille hommes de troupes réglées, et qu'augmentant ses forces à mesure que le nombre et la puissance de ses ennemis augmentaient, il eut enfin jusqu'à quatre cent cinquante mille hommes en armes, en comptant les troupes dd la marine.

Avant lui on n'avait point vu de si fortes armées. Ses enn?? mis lui en opposèrent à peine d'aussi considérables ; mais î^ fallait qu'ils fussent réunis. Il montra ce que la France seule pouvait; et il eut toujours ou de grands succès, ou de grandes ressources.

f. Cet n>ilic«ii, qui ^mt la pépinière des srni^v», contribuètvnt k marw la fr&ncc dans les <lcruifîre« caitipa^iti-s da maréchal de Vilian, et à li reudre vict4^ rieuM dans let campagnes de Louis XV. L'excellente n:«ibode que l'oo « I ^tse, m I7t4,cuaceniautle maictiea de ces milices, est due principiUement au ounseii 4b m. DuTerney, et elle a été trtn-petfectiouuée par M. le cûmte d'Arg(-(<a'ja.i tV'olUirt, Rifutaltcndeê nolc$ eriliquti de JU . de La Beaumtlle,*it,

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