‹ Le siècle de Louis XIV [microform]Chapitre 219 sur 285 · CHAPITRE XXXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXV

ÀiTaire» «celésiastiques. Disputes mérnortble*.

Des trois ordres de l'État le moins uomhreux est l'Église; et ce n'est que dans le royaume de France que le clergé est devenu un ordre de l'État. C'est une chose aussi vraie qu'étonnante, c*n l'a déjà dit, et rien ne démontre plus le pouvoir de la coutume. Le clcrgc^ donc, reconnu pour ordre de l'État, est celui qui a toujours exigé du souverain la conduite la plus délicate et la plus ménagée. Conserver à la fois l'union avec le siège ds Home, et soutenir les libertés de l'Église gallicane, qui sont les droits de l'ancienne Église ; savoir faire obéir les évoques comme sujets, sans toucher aux droits de l'épiscopat; les soumettre en beaucoup de choses à la juridiction séculière, et les laisser juges en d'autres; les faire contribuer aux besoins de l'État, et ne pas choquer leurs privilèges : tout cela demande un mélange de dcxtériié et de fermeté que Louis XIV eut presque toujours.

Le clergé, en France, fut remis peu à peu duis un ordre et dans une décence dont les guerres civiles et la licence des temps l'avaient écarté. Le roi ne souffrit plus en6n, ni que les séculiers possédassent des bénéfices sous le nom de confi* dentiaires, ni que ceux qui n'étaient pas prêtres eussent des évèchés, comme le cardinal de Mazarin qui avait possédé l'évèché de Metz n'étant pas môme sous-diacre, et le duc de Vemeuil qui en avait aussi joui étant séculier.

Ce que payait au roi le clergé de France et des villes conquises allait, année commune, à environ deux millions cinq cent mille livres; et depuis, la valeur des espèces ayant

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