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SURINTENDANTS DES FINANCES

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•)i»qne eUtse. Elle» furent appelées tontines^ du nom de l'inventeur, h y en eut pour ua million vingt-cinq mille livre» annuelles, ce qui forma un rcTcnu prodigieux pour le dernier q»ii survécut. Invention qui charge l'Étal pour un siècle, mai» moin» onércu»e que cell« «Um rttofe» perpétuelle», qui chargent l'État poat tc\>Joura. Mort en 1650

CLAUDE DE MESMRR , «owie D'AVAUX, d'une ancienne maison •» Cuienue, homme de lettres qui uiii^iiail l'esprit et les grâces à la acience : pléniipoteutiaire avec Servien ; ^-héri de tous le» négociateur» autant que Servien en ét«.'f rtdouté; lurintendant en 1650. Mort la même année.

CHARLES, duc DE LA VIEUVILLE, le même que le cardinal d« Richelieu avait fait chasser du cooieit, et enfermer dan» le chiteau d'\mboi»e, en 1 614; qui, échappé de ce chiteau, avait fui en Angleterre, et qui avait été condamné à mort par contumace; créé dnc et oair en 1651, et surintendant la même année. Mort en 1653.

RENÉ DE LONGUE IL, marqui» DE MAISONS, président à mortier,

surii.tendaut en 1651 . Il ne le fut qu'un an. On a prétendu qu'il avait bâti pendant

cette année le ch&teau de Maisons, qui est un de» plss beaux de l'Europe; mais il

fut construit un an auparavant. C'est le coup d'essai et le chef-d'œuvre de François

Mansard, qui était alor» un jeune homme et simple maçon. Il y a sur cela une

singulière anecdote, que plusieurs personne» ont appriae comme moi du petit-fils

eu «unntendant. Son hôtel, démoli aujourd'hui, formait une impasae dans la r««

des rif-uvaiie». tnjour, en faisaut fouiller dans un ancien petit caveau, il y trouva

quarante mille pièce» d'or au coin de Char'e» IX. C'est avec cet argent que le

chftieau de Maisons (ut bâti. Mort en 1677.

On voit que les surintendants se succédaient rapidement dans ces troubles. ABEL SERVIEN, après avoir négocié la paix de Westphalie avec le duc d« Longueville et le comte d'Avaux, et en ayant eu le principal honneur ; surintendant en 1653, conjointement avec Nicolas Fouquet, administra jusqu'à sa mort, arrivé* en 1659 ; mai» Fouquet e-it «ujours la principkle direction.

NICOLAS FOUQUET, marqui» de BELLE-ISLE, surintendant en 1653, quoiqu'il fût procureur général du paricment de Paris. On a imprimé par erreur, dans les première» édition» du Siècle de Louis XIV, qu'il dépensa dix-huit cent mille franc» à bilir ion palais de Vaux, aujourd'hui Villars : c'est une erreur de typographie; il y prodigua dii-huit millions de »on temps, qui en feraient orès de trcate-six du nôtre.

Le cardinal MAZARIN, depuis son rriour en 1653, se faisait donner par le lurinteudant vingt-trois million» par an pour le» dépenses secrète». Il achetait à vil prix de vieux billeU décriés, et se faisait pa^er la somme entière. Ce fut ce qui perdit Fouquet. Jamais diasipateur des finances royale» ne fut plus noble et plos généreux que ce surintendant, jamais homme en place n'eut plus d'amis personnels, et jamais homme persécuté ne fut mieux »ervi dan» »on malheur. Condamné ceiKndanl i»u baatfSïcuient perpeluel, par commissaires', en 1664. Mort ijjnoré en 1680.

Af'rds sa disgrâce, la pîace de surintendant fut supprimée.

Sous le» nurinleniants il y avait «ie« contrôleurs généraux. Le cardinal Mazarin nomma à c«lle place un étranger calvinitte d'Augsbourg, nommé Barthélemi Hervart; il ôUit son banquier. Cet Hervarl avait déjà renda les plus grands fer-

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vkfls à la couronne. C« fui lui qui, après la mort 4u duc Bernard de Saïa-Veima», donna son armée à la Fi ..nce, en aTaiiçant tout l'arpent nécessaire. Ce fut lui qui retint cette rcèmc année et d'autres régiments dans le service du roi, lorsque le vicomte de Turenue *o..lut la faire révoUer, en 1648. li avança deux millions cinq eent mille litres de la monnaie d'alors, pour la retenir dans le devoir. Deux imporw tants services qui prouvent qu'on n'est le maître qu'avec de l'argent.

Lorsqu'on arrêta le surintendant Fouquet, il p: Ala encore au roi deux millions. Il jouait un jeu prodigieux, et perdit souvent cent mille écus dans une séance. Celle profusion l'empêcha d'avoir la première place. Le loi eut avec raison plus de eour flance en Colbert. Heivart mort simple conseiller d'Ktat en 1676.

Sa famille quitta le royaume après la révocation d" y6<Mi de Nautes, et pvrt* ùm biens immenses dans ifs pays étrangers.

SECRÉTAlRIiS D'ETAT ET COîrTKOLEURS GÉNÉRAUX

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