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ARTISTES CÉLÈBRES DU SIÈCLE DE LOUIS XIV

bigués, et tont encore surpassés aujourd'hui par quatre ou cinq de nos sculptetin nodemes.

CHAUVEAU, NANTEUIL, MBLLAN, AUDRAN, EDELINCK, LS :LERC, let DREVET, POILLY, PICART, DUCHANGE, suivis enconi »ar de meilleurs artistes, ont réussi dans les tailles-douces, et leurs estampes •ruent, dans l'Europe, les cabinets de ceux qui ne peuvent avoir des tableaux.

De simples orfèvres, tels que BALIN et GERMAIN, ont mérité d'être mit au .ang des plus célèbres artistes, par la beauté de leur dessin et par l'élégance d» «ur exécution.

H n'est pat auul facile à un génie né avec le bon goût d« rarchiteclurc de fair» valoir ses talents, qu'à tout autre artiste. Il ne peut élever de grands raonumeuts que quand des princes let ordonnent. Plus d'un bon arcUitecte a eu det talents inutilei.

MANSARD (François) a été un des meilleurs architectes de l'Europe. Le château ou plutôt le paUis de ifarsr.n», auprès de Samt-Germain, est un chef-d'œuvre, parce qu'il eut la liiierté eutière de se livrer à son géuie.

MANSARD (Jules-Uardouiu), son neveu, fit une fortune immense tout Louis XIV, et fut surintendant des b Aliments. La belle chapelle des Invalides ett de lui. Il ne put déployer tout ses talents dans celle de Versailles, où il fut gêné par le terrain, et par la disposition du petit chftteau, qu'il fallut conserver.

On reproche à la ville de Pansât n aroir que ceux fontainet dant le bon goût : l'ancienne, de Jean Goujon; et la nouvelle, de Bouchardon ; encore sonl-ellet toutes deux mal placées. On lui reproche de n'avoir d'autre théAtre magnifique que celui du Louvre, dont on ne fait point d'ujige, et de ne s'assembler que dans des salles de spectacle sans goût, sans proportion, sans ornements, et aussi défectueuses dans l'emplacement que dans la cousiruction j tandis que des villes de province donnent à la capitale des exemples qu'elle n'a pas encore suivit.

La France a été distinguée par d'autret ouvrages publics d'une plus grande importance : ce sont les vastes hôpitaux, les magasins, les ponts de pierre, les quais, les immenses levées qui retiennent les rivières dans leur lit, les canaux, les écluses, les ports, et surtout l'architecture miliUirede tant de places frontières, oà la solidité se joint à la beauté. On connaît asscx les ouvrages élevés sur les destiut de PERRAULT, de LEVAU et de DORBAY.

L'art des jardins a été créé et perfectionué par LE NOSTRE pour l'agréable, et par LA QUINTINIE pour l'utilité. 11 n'est pas vrai que Le Nostre ait pouss4 la simplicité jusqu'à embrasser familièrement le roi et le pape. Son élève, CoUiuau, n'a protesté que ces historiettes rapportées dansUnt de dictionnaires sont fausset; et on n'a pas besoin de ce témoignage pour savoir qu'un intendant des jardins C4 baise point les papes et les rois des deux côtés.

La gravure en pierres précieuses, les coits des médailles, les fooîes dos caractères pour l'imprimerie, tout cela t'est resse;iti des progrès rapides des aulr»

trit. t^

Les horlogers, qu'on peut regarder comme des puysicuns de pratique, out tef

a-imirer leur esprit dans leur travail.

On a nuancé les étoffes, et même l'or qui les embellit, avec une intelligence etua

goût si rares, que telle étoffe qui a a été portée que par le luxe laéritait d'ilre

•onseïvéeeomme un Kouumcnt d'iad»"»*'*»

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