‹ Le siècle de Louis XIV [microform]Chapitre 5 sur 285 · CHAPITRE I. j · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. j

nimé riJalie qui languissait, ef l'Europe a dû sa-.politesse rt l'esprit de société à la cour de Louis XIV - ^ P"'""'*» « Il ne faut pas croire que ces quatre siècles aient été exemofs de malheui, et de crimes. La perfection des arts eu tlvésTa des citoyens paisibles n'empêche pas les prince d'é^êamM beux, les peuples d'être séditieux" les prétreret les moTn^ d'être quelquefois remuants et fourbes. S les s él .Trc^ semblent par la méchSÎTJeté des TïSSmes ; maTs e ne cannât que ces quatre «ges distingués par les gra'nds talents! "

Avant le siècle que j'appelle de Louis XIV, et qui commence à peu près à l'établissement do l'Académie française .Ts»» bens appelaient tous les ultramontoins du «om'^e Barbares Il fau avouer que les Français méritaient en quelaueTrta cette mjure. Leurs pères joignaient la galanterie ^06^1

desMauresàIagrossièrelégothique.Ilsnlvai mprXaueun des ar s aimables, ce qui prouve que les arts^u Hes étaS

négbgés; car, lorsqu'on a perfectionné ce qui est nécesS on trouve bientôt le beau et l'agréable; ef U i^e t pasXn' nant que a peinture, la sculptuflTTa poésie, Téloguence h philosophie, fussent presque inconnuesà une nation quTawm des ports sur l'Océan et sur la Méditerranée, n'avaU »« point de flotte, et (.ui , atoant le luxe à l'excès, avait à p Se ^ quelques manufactures gSiières. . « <•" a peine

Les juifs, les Génois, les Vénitiens, les Portugais le, FI» mands, les Hollandais, les Anglais, fl^nt tour à S le co^ merce de la France, qui en ignorai, les principes Louis Xm à son avènement à la couronne, n'avait p^as m, vaisseau S ne contcna, pas quatre cent mille hommes, et n'était pas dé

To. riî K, '" •'""S' ''"'"'' ''°" «" <>•'* <J« 1« Loire. In f A l^'"^ cantonnée à la compagne dans des donjons entrés d^e fossé, opprimai, ceux qui cultivent la terreTe granHscheminséta.ent presqueimpratîcables; les villes étaient anspohce, 1 État sans argeni, et le gouvernement presque «ouiours sans crédit parmi le» nations étrangères On ne doit pas se dissimuler que, depuis la décadence do U

1. louil HT «I n* I. 5 n„.e„:krc )6J» ; IVi.adémit fut S«:4t, « U».

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f SIÈCLE DE LOUIS XIV.

famille de Charlemagne, la Fraace avait langui plus oumolna dans cette faiblesse, parce qu'elle n'avait presque jamais joui d'un bon gouvernement.

Il faut, pour qu'un Élat soit puissant, ou que le peuple ail une liberté fondée sur les lois, ou- que l'autorité souveraine soit affermie sans contradiction. En France, les peuples furent esclaves jusque vers le temps de Philippe-Auguste; les bcigneurs furent tyrans jusqu'à Louis XI, et les rois, toujours occupés à soutenir leur autorité contre leurs vassaux, n'eurent jamais ni le temps de songer au bonheur de leurs sujets, ni le pouvoir de les rendre heureux,

Louis XI fit beaucoup pour la puissance royale, mais rien pour la félicité et la gloire de la nation. François I" fit naître le commerce, la navigation, les lettres, et tous les arts; maig il fut trop malheureux pour leur faire prendre racine en France, et tous périrent avec lui. Henri le Grand allait retirer la France des calamités et de la barbarie où trente ans de discorde l'avaient replongée, quand il fut assassiné dans sa capitale, au milieu du peuple dont il commençait à faire le bonheur. Le cardinal de Uichelieu, occupé d'abaisser la maison d'Autriche, le calvinisme et les grands, ne jouit point d'une puissance assez paisible pour réformer la nation; mais au moins il commença cet heureux ouvrage.

Ainsi, pendant neuf cents années, le génie des Français a été presque toujours rétréci sous un gouvernement gothique, aa milieu des divisions et des guerres civiles, n'ayant ni lois ni coutumes fixes, changeant de deux siècles en deux siècles un langage toujours grossier ; les nobles, sans discipline, ne connaissant que la guerre et l'oisiveté; les ecclésiastiques vivant dans le désordre et dans l'ignorance, elles peuples sans industrie, croupissant dans leur misère.

Les Français n'eurent part ni £• .x grandes découvertes ni aui Inventions admirables des autres nations : l'imprimerie , la poudre, les glaces, les télescopes, le compas de proportion, la machine pneumatique, le vrai système de l'univers, ne leur appartiennent point ; ils faisaient des tournois, pendant que lei Portugais et les Espagnols découvraient et conquéraient d« nouveaux mondes à l'orient et à l'occident du monde conoiu

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