‹ Le siècle de Louis XIV [microform]Chapitre 64 sur 285 · CHAPITRE nu · texte numérisé non relu

CHAPITRE nu

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prince et les autres généraux se mettaient à table; ilsn'euren; que le temps de s'échapper : la campagne était couverte de fuyards.

Turenne, croyant n'avoir rien ftiit tant qu'il restait quelque chose à faire, attend encore auprès de Turckheimune partie ae /inianterie ennemie. L'avantage du poste qu'il avait choii rendait sa victoire sûre : il défait cette infanterie (5 janvier i675). Enfin une armée de soixante et dix mille hommes se trouve vaincue et dispersée presque sans grand combats l'Alsace reste au roi, et les généraux de l'Empire sont obligé» de repasser le Rhin.

Toutes ces actions consécutives, conduites avec tant d'art, li patiemment digérées, exécutées avec tant de promptitude, furent également admirées des Français et des ennemis. La gloire de Turenne reçut un nouvel accroissement, quand on sut que tout ce qu'il avait fait dans cette campagne, il l'avait fait malgré la cour et malgré les ordres réitérés de Louvois, donnés au nom du roi. Résister à Louvois tout-puissant, et se charger de l'événement, malgré les cris de la cour, les ordres de Louis XIV, et la haine du ministre, ne fut pas la moindre marque du courage de Turenne, ni le moindre exploit de la caxipagne.

Il faut avouer que ceux qui ont plus d'humanité que d'estime pour les exploits de guerre gémirent de cette campagne si glorieuse : elle fut célèbre par les malheurs des peuples autant que par les expéditions de Turenne. Après la bataille de Seintzheim, il nit à feu et à sang le Palatinat, pays uni et fertile, couvert de villes et de bourgs opulents. L'électeur palatin vit, du haut de son château de Manheim, deux villes et vingt-cinq villages embrasés : ce prince désespéré défia Turenne à un combat singailier, par une lettre pleine de reproches. Turenne ayant envoyé la lettre au roi, qui lui défendit d'accepter le cartel, ne répondit aux plainter et au défi de l'électeur que par un compliment vague et qui ne signifiait rien. C'était assez le style et l'usage de Turenne, de s'exprimer toujours avec modération et ambiguïté ^

I. rendant U eovra da cette édiUon, M. CcUtl, secrétaire iatime et bistorio-

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r,!!!nf' ' "l'^^.'f,'"*"'* «ang-froid les fours et une partie «os campagnes de l'Alsace, pour empêcher les ennemi» de sub-

On /mV'f'^" !f"'i' * '* '*'"""« -^^ '«^«g" 1» Lorrain* Ou y fl an de désordre, que l'intendant, qui, de son côté

désola, la Lorraine avec sa plume, lui écrivit et lui pa la souvent pour arr«er ces excOs. Il répondit froidement : . h . le fera, d.re à l'ordre. » 11 aimait mieux être appelé le père des soldats qui lui «aient confiés, que des peuples' qui, sK le, lois de la guerre, sont toujours sacrifiés. Tout le mal qu'il fa.sa.t paraissait nécessaire j sa gloire couvrait tout ; d'ailleun les soixante et dix mille Allemands qu'il empêcha de pénétre" en France y auraient fait beaucoup plus de mal qu'il n enit 4 I Alsace, à la Lorraine, et au Palatinat.

Telle a été depuis le commencement du seizième siècle la situation de la France, que, toute» les fois qu'elle a été en guerre, , a fallu combattre à la foi. vers rAlleraagnc, la Flandre 1 Espagne et l'Italie. Le princo de Cndé faisait tète en Flandre au jeune prince d'Orange, tandis que Turenne chassait les Allemands do l'Alsace. La campagne du maréchal

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