CHARLES II
Lom XIV épouse, en 1660, MAan-Tei- I, fille aînée de Phojppb IY.
Li dne de Bourgogne.
Le due d'Anjou, roi d'Espagne.
LÉorotB,fil8 de F»i>i:<ANDin et de Habib* AiRfB, épouse, en 16ë6, Marswbbitb- TaÉaèsa, fille cadette de Philipp* IV, dont il eut "^
Habib- AMTODiRrni- JosiroiNB , mariée 4 l'électeur de Bavière UAKiMiucM-Ey- MAKCBL, qui eut d'elle
JouPH-FERDnfAMD-LiopoLB de Barière, nommé héritier de toute la mooarcbie espagnole à l'âge de quatre ut».
Le^ue de Berri.
l' Mais la maison de l'empereur comptait pour ses droits , premièrement les reuouciatioDs authentiques et ratifiées de Louis XUI et de Louis XIV à la couronne d'Espagne ; ensuite, (e nom d'Autriche ; le sang de Maximiiien, dont Léopold et Oharles II descendaient ; l'union presque toujours consfante des deux branches autrichiennes ; la haine encore plus cont* tante de ces deux branches contre les Bourbons ; l'aversior que la nation espagnole avait alors pour la nation française; enfin, les ressorts d'une politique en possession de gouverner le conseil d'Espagne.
Rien ne paraissait plus naturel alors que de perpétuer le ffône d'Espagne dans la maison d'Autriche. L'Europe entière
l'y attendait avant la paix de Rysvick ; mais la faiblesse de Charles II avait dérangé, dès l'année 4696, cet ordre de succession, et le nom autrichien avait déjà, été sacrifié en secret. Le roi d'Espagne avait un petit-neveu, fils de l'électeur de Bavière, Maximilien-Marie. La mère du roi, qui vivait encore, était bisaïeule de ce Jeune prince de Bavière, âgé alors de quatre ans; et quoique cette reine mère fût de la maisoa d'Autriche, étant fille de l'empereurFerdinandin, elle obtint de son fils que la race impériale fût déshéritée. ^Elle éiaH piquée contre la cour de Vienne ; elle jeta les yeux sur ea prince bavarois sortant du berceau , pour le destiner à la monarchie d'Espagne et du Nouveau-Monde. Charles II, alors gou* verné par elle ', fit un testament secret en faveur du prince électoral de Bavière, en 1696. Charles, ayant depuis perdu sa mère, fut gouverné par sa femme, Marie-Anne de Bavière- Neubourg. Cette princesse bavaroise, belle-sœur de l'empereur Léopold, était aussi attachée à la maison d'Autriche que la reine mère, autrichienne, avait été affectionnée au sang de Bavière. Ainsi le cours naturel des choses fut toujours interverti dans cette affaire, où il s'agissait de la plus vaste monarchie du monde. Marie-Anne de Bavière fit déchirer le testament qui appelait le jeune bavarois à la succession, et le roi promit à sa femme qu'il n'aurait jamais d'autre héritier qu'un fils de l'empereur Léopold, et qu'il ne ruinerait pas la maison d'Autriche. Les choses étaient en ces termes à la paix de Rysvick. Les maisons de France et d'Autriche se crai^ gnaient et s'observaient, et elles avaient l'Europe à craindre, L'Angleterre et la Hollande, alors puissantes, dont l'intérêt était de tenir la balance entre les souverains, ne voulaient point souffrir que la môme tôte pût porter avec la couronna d'Espagne celle de l'Empire ou celle de France. )
Ce qu'il y eut de plus étrange, c'est que le roi de Portugal, Pierre II, se mit au rang des prétendants. Cela était absurde : il ne pouvait tirer son droit que d'un Jean 1'% fils naturel da Pierre le Justicier, au quinzième siècle ; mais cette prétentior chimérique était soutenue par le comte d'Oropeza, de la mai*
«. Voyei les Mémoiru it TcwdrT. 1«, p. 6« (Note de Vollain.)