‹ Le siècleChapitre 113 sur 216 · L\ REL\K · texte numérisé non relu

L\ REL\K

Helas! il est fou.

HAMLET

Viens-tu réprimander les lenteurs de Ion fils, qui, laissant le temps s'écouler, et son indignition se refroidir, néglige l'exécution de tes redoutables cjm.TJaudemens? Oh ! parle!

l'ombre.

N'oublie pas! cette appaiiiiou n'a pour but que de réveiller la résolution assoupie. Mais vois! la mère est plongée dans la stupeur : oh! interpose-toi entre elle et les tourniens de son âme! c'est dans les organisations les plus faibles que l'imagination fait le plus de ravages. Parle-luf,

U\MLET.

Comment tous trouvez-vous, madame?

LA REINE

C'est à moi ù te faire celte demande. Pourquoi tiens-tu conversation avec l'air insnbsianiiel? Ton àme tout entière semble sortir par tts yeux égarés; et, pareils au soldat en-

as

SQAKSPEARE.

Tes cheveux, frissonnant d'un souffle de temiiéle, Seilreisenl animés ft viv;u)ssurta lêic! — Bie'i-aiiné, vtrse au feu boui laulde ton courroux La froide patience.- Oli ! que regardtzvous?

IIVMLET.

Lai ! lui ! c'est effraya::! ! voyez comme il est pâle ! Son aspect douloureux sur sa cause fatale

Ferait pleurer le marbre.

(A l'Ombr.'.) Oh ! ne regarde i)js I La plainte de t( s yeux affaiblirait mon bras, Et, le corps défaillant, l'âme pleine d'alarmes, Peut-être, au lieu de sang je verserais des larmes.

Mais à qui parlez-vous?

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