II.AîîLET
Je vois un ange qui les voit. — Mais allons en Angleterre? Adieu, ma mère bien-aimée.
LE ROI
Ton père qui te chérit, Ilamlet.
HAilLET.
Non , ma mère ; le père et la mère sont le mari et la femme; le mari et la femme ne sont qu'une seule et même chair. Ainsi donc, ma mère. Partons pour l'Angleterre.
(II sort.} LE ROI, àRosencrantz et k Guildenstern.
Suivez-le pas à pas-, engagez le à se rendre promptementà bord ; ne perdw pas de temps. Je veux que ce soir H ait quitté ces lieux. Allez ; tout ce qui concerne cette affaire est expédié et scellé ; liàtez-vous, je vous prie.
"Rosencraniz et Gnilden'tcm sortent.)
LE ROI
HAMLET
SHMCSPE.VRE.
LE noi, sniil, eontinuant.
R-oi d'AnglpIerrc, tu sais jii«qu"o/i sVlend ma pui6?a"CP-, Ips blessures que t'a iiidijK'i's lYpée des Danois saignent encore, et Ion respprt nous rend un libre hommage. Si donc lu fais cjs de ma l.'ienvoillance, lu n'arcueilleras pas froidement les ordres souv-rains consignés dans mes lettres, et qui exigent Ir. mort immédiate d'IIamleî. Obéis-moi, roi dA.n- ^eterre ; car Ilamlet est une fièvre qui brûle mon san?, et c'est à loi de m'en guérir. Jusqu'à ce que j';ipprennc que la rhose est faite, (luoi ([u'il lu'airive, il ne saurait y avoir de bonheur potir moi.
Il sort.}