L.AERTE
Pourquoi celte question ?
Ce n'est pas que je pense que tu n'aimais pas ton père ; m.iis ralleclion est un seniimcnt qui nait en nous, et une expérience journalière nous fait voir que le temps en tempère la vivacité et l'ardeur. Il est jusque dans la (lamme de l'amourune sorte de mouc:iiure(iui l'aniortit, et rien ne conserve une bonté permanente -, car le bon, à force de croître, dégé. nère en^plethore, et périt étouffé sous un excès d'emjbonpoint, Cu que nous nous proposons de faire, nous devons le faire au niomcnl où nous If voulons ; car le rouloir change ; il est sujp l à autant de lempérauuiis et de délais qu'il y a de langue*, ■de mains cl d'accidoiis qui viennent à la traverse; et alors l'exéculion n'est plus qu'un deiuir dont l'accomplissement, pareil aux soupirs troj) Iréquens, nous fait du mal, tout en nous soulageant. Mais touchons la plaie dans le vif.— Hamlet revient; qu'es lu disposé .'i entreprendre pour le montrer le digne lils rie Ion père, non plus seulement en paroles, mais en réalité '?
SHAKSPEA.RE.
Ce que je ferais ?
Oui.
L\EHTF^.
i.i; noi.