‹ Le siècleChapitre 62 sur 216 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

OPHÉLIE, seule el lisant.

• Douiez qu'au finnampnt l'ttoile soit de flamme, » Douiez que dans les deux niarehe l'astre du jour, » La saillie vérité, doutez-en dans voire âme; u Doutez de loutenOn, mais non de mon amour!...

SCÈ.NE VII.

OPHÊLlE, LAERTE, puis P0L0N1U3.

oniÉLlE, apercevant Laerlc et cachant le billet. Mon frère!

LAtRTE.

Qu'avez-vous ? et quelle est cette lettre Que vous cachez, ma sœur?

OPHÉLIE

Oh! monsieur parle en maître.

Ce me semble 1

I,AEn~E.

Ken j^as ! non, je parle en ami Qui ne sait ce que c'est (|ue d'aimer à demi, El qui tremble toujours que sa sœur adorée Ko perde une des fleurs dont sa tête est parée. Dites, lorsque j'entrai, quelciu'un sortait d'ici ?

OPHÉLIE

Je vous répondrai franc, si vous parlez ainsi. Celui-l.'i qui sortait c'est le prince lui-même.

Et que vous disait-il?,

OPHÉLIE

Il me disait— qu'il m'aime.

LAEKTE.

Et vous, vous avez cru?.,.

OPHÉLIE

L'anrore croit au jour, Et la fleur à la brise, et la femme à l'amour.

(Entre Polonius, qui reste d'abaid à l'écart.)

ilntre POLOiSIUS.

LAr.nTE, continuant.

Une double bénédiciion < -^t nr double biinfait; je bénis l'occasiou de prendre une t

Page 1