‹ Le siècleChapitre 63 sur 216 · POLON · texte numérisé non relu

POLON

Encore ici, I.ai'rle! Abord! ii mid : ci-st honteux! Ton navire a le vent en pouije, et l'on n'attend plus que toi. Approche, reçois ma bénédidion . et ferave dans ta mémoire ( e petit iiombr.-' de préceptes: Garde pouv toi la pensée, et ne donne pas d'exécution à des pcn'-écs mal digérées. Sois familier sans viilgarilé. Quand lu as adopié un ami et que tu as éprouve son affeolion, en( haine-le à ion àme par des lii ns d'acier; mais ne presse point dans la main ban;j|e la main du premier camaïad'' venu. Évilc d'entier dans une querelle ; mais une fois quf luy seras engagé, comporte-loi de manière ù donner îi tes adversaires l'envie det'é.iicr. Écoule tout le monde, mais sois avare d>î paroles : prends l'avis de chacun, mais réserve ion jugement. Dans la mise sois aussi somptueux que telepermetlroni les moyens, mais jamais afi"eclé; qu'elle soit riche, non échilantc-, car la mise révèle souvent l'homme, el sous ce rappoit, lesg^nis de qualité, en France, inontrciil un goût exquis et le tact le plus délicieux. Ne prê^e ni n'emprunte; qui prèle perd souvent argent et ami; el les emprunts émoussent l'esprit d'oidre. Mais, — surtout, sois vrai envers loi-même, cl il s'ensuivra, comme la nuit suit le jour, que lu ne pourr.is !P.!!!:'!s être faux avec personise. Adieu; que ma béné ' Iqueccs conseils dans ton

flme!

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