‹ Le siècleChapitre 83 sur 216 · H.\3ILET · texte numérisé non relu

H.\3ILET

Écoute !

(Il chante.) Mais sur terre de tonte chose N'est-ce pas le ciel qui dispose?

Et ce qui devait arriver, Aurait-on \\n s'en préserver?

UAMLET.

Messieurs, vous êtes les bienvenus à Elseneur. Donhez-moi la main. Allons : ce qui dislingue un bon accueil; ce sont les prévenances et les attentions polies: laissez-moi m'acquilter envers vous sous ce rapport; autremen! je craii:i!'.ais que ma courloisie envers les acteurs, auxquels je vous [reviens que mon intention est d'en montrer beaucoup, ne parût dépasser celle que je vous téoioigne. Vous êtes les bienvenus; mais l'outle que j'ai pour beau- père, et la mère que j'ai pour tante, sont dans une grave erreur.

Ct'ILDENSTER\.

En quoi, monseigneur?

nVilLET.

Je ne suis fou que lorsque le vent souffle du nord-nordouest; quand le vent est au sud, je sais distinguer un milan d'un héron.

Entre POLONIUS.

POLOXIUS.

Salut, messieurs!

n\«EET.

Écoutez, Guildenstern. iA Rosiucianfz.) Et vous pareillement,—à bon entendeur demi-mot: ce grand enfant que vous voyez-ici n'a pas encore quitté ses langes.

ROSEXCRAXTZ.

Peut-être lesa-t-il repris; on dit que la vieillesse est une seconde enfance.

nVMLET.

Je gage qu'il vient me parler des acteurs ; vous allez voir. — Vous ave^ raison, monsieur: c'était effectivement lundi matin.

POLO.MLS.

Monseigneur, j'ai une nouvelle à vous apprendre.

n.\MLET.

Monseigneur, j'ai une nouvelle à vous apprenfire. Du temj.s qr.e Roscius à Rome était acteur, —

POLOMCS.

Les acteurs viennent d'arriver ici, monseigneur.

Bah ! bah !

HVMLET.

POLO.MLS.

Sur mon honneur,—

BAMLET.

Cbaque acteur arriva snnson âne monté.

roLoxas.

Ce sont les meilleurs acteurs du monde pour la tragédie, la comédie, le drauie tiis orique, la pastorale, la pastorale comique, la pastorale historique, la tragédie historique, la pastorale tragii.o-coniico-historiquej avec ou sans unité de lieu et d'action. Pour eux Sénèque ne saurait être trop triste, ni Plaute trop gai. Pour le style et la facilité d'expression, ils n'ont pas leurs pareils.

ILAMLET.

" 0 Jephté, juge en Israël, » quel trésor tu avais !

POLOMLS.

Quel trésor, avait-il, monseiiiQeur?

Mai S; ■

HAMLET

Une fille unique et charmante (Jiic de tout son cœur il aimait.

Encore ma fille !

POLO.MUS, à part.

n.V-MLET.

N'ai-je pas raison, vieux Jephté' poLoxns.

Si vous m'appelez Jephté, monseigneur, c'est sans doute parce que j'ai une fille que j'aime de tout mon cœur.

ILUILET.

Cela ne s'ensuit pas. \

POLOMIS.

Qu'est-ce donc 'qui s'ensuit?

HAMLET

Le voici.

Or, par hnsavd, il arriva Dans ce temps-là

Vous connaissez la suite.

Or, vous conmistez cette histoire, Il arriva, comni' bien pouvez croira.

SUAKSPEARE.

Hpcoiirir pour la (In au Iroisiômc cou|ilet •

Dh iioél si connu !

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