SCENE I
Un apparieraient du cliàtcau.
Entrent LE ROI, L.\ REINE, rOLOMLS, OPllÉLIE, ROSENCRANTZ cl GllLDENSTERN.
LE ROt.
rTavezvous donc pu, dans vos entretiess avec lui, reconnaître la cause du di^sordre introduit dans son intelligence, de celle turbulente et dang-reuse démence qui est venue si brusquement troubler la paix de ses jours?
uo.si;\<;r\\tz.
Il avoue qu'il sent re^arement de sa raison, mais on ne peut l'amener à en dire la cause.
Gl ILDENSTEUN.
Et il parait peu disposé à se laisser sonder. Sa folie ne manque pas d'une certaine habileté-, et il se tient sur la défensive tontes les fi»is que nous essayons d'obtenir de lui quelque aveu sur son véritable état.
LV RELVE.
Vous a-t-il bien reçus?
ROSENCRANTZ.
Avec toute l'affabilité d'un homme bien élevé.
GllLDENSTERX.
Oui, mais avec une contrainte évidente.
ROSENCRWTZ.
Nous faisant peu de questions; mais répondant aux nôtres 6^ns le moindre embarras.