II.VSILICT, à un servileur
Va donc de nos aclcurs presser un peu le zùle 1
npKATio, entiant.
Mon prince !
iiAiSll.tT, l'apercevanl.
Iloratio ! le voilà, mon fidèle !
iionvrio.
Pifl ;■•• VOUS obéir comme c'est mon devoir.
nWLET.
C'est loi qu'en vcrili' j'aime le mieux h voir. .
JiORATIO.
Oli! monseigneur?
iivi;lî;t.
Allons! Ci'ûis-lu que je le Halle?
Tu n'es pas riche, ami ! Qu'une cour vile el plae Se mette à deux genoux devant l'or vil et plat Et fiagne bassement la grandeur et l'éclal, C'est bien 1 mais te daller, loi de qui nul n'hérile,
Toi quf, pour te nourrir n'as i i.n que ton mérilc \ A quoi bon '/ Non, vois-lu, dèi que ce cœur aimant, Libre, a pa faire un choix avec discernempiU, Il a mis dans ton cœur sa plus chère espérance ; Car, sans sourciller, loi, tu porl'esla souflranre; Car, biens et maux, lu vois leul d'un regard bauiain, P'tilosophe toujours plus grand que le destin ! — Bien heureux qui msinlient, ainsi fort, ainsi libre, Son sang et sa raison dans ce juste équilibre ! Cerles! je perlerais ce héros, ce'vainqueur, Dans mon cœur, comme loi, dans le cœur cJe mon cœur ! — Mais écoute : ce soir, dans le drame qu'on joue, Une scène a lajiport, frère, je le l'avoue, A la mort de mon père. Eh bien 1 ù cet endroil, Fixé surClaudius ion regard calme et froid. Tu me comprends? s'il rcsle indiffèrent et grave, Jrt n'ai vu l'autre niiil qu'un démon que je brave. Et mes soupçons ingrats sont plus noirs que l'enfer! Mais si quebiuo terreur qu'il ne [jcuI élouffer... Enfin, comme toujours, sois pénétrant et sage. Pour moi, j'aurai les yeux rivés à son visage!' Puis, sur nos deux avis que nous rapprocherons, Nous pèserons son sort cl nous prononcerons.
IIORATIO.
Bien ! si pendant la pièce un éclair de son âme M'échappe !...
Us viennent tous ! allons à noire drame !