SCENE II
NÉOCLÈS , ADRASTE.
adraste , avec surprise.
Ciel ! que vois-je ? quels traits à mes regards offerts ! Néoclès avec nous dans ces demeures sombres ?
NÉOCLÈS.
A la faveur du combat et des ombres ,
J’ai trompé mes gardiens et j’ai brisé mes fers ;
Oui , sous ces voûtes funéraires ,
A la lueur des sinistres flambeaux ,
Je viens joindre une offrande à celle de mes frères. ADRASTE.
Les destins ont trompé nos efforts téméraires,
Et la patrie, bêlas! n’est plus qu’en ces tombeaux. NÉOCLÈS.
De mon retour avertis Cléomène ;
Sa fille revient parmi nous.
Sa fille , qu’en ces murs Néoclès lui ramène ,
Lui demande en pleurant d’embrasserNses genoux.
{Adraste sort.)