AIR
Grand dieu, faut- il qu'un peuple qui t’adore Quitte a jamais les foyers paternels P Tout l’abandonne. . il t'appelle... il t’implore... Laisseras-tu renverser tes autels?
Non, non, j’en crois ta parole immortelle;
Contre la loi l’enfer conspire en vain ;
Nous périrons; mais la race infidèle Paira bientôt son triomphe inhumain.
C’est toi, grand dieu, qui des bords de l'abîme , Daignes sauver l’innocente victime,
Toi seul pouvais combler mes vœux.
Près de l’urne de sa mère ,
Eu ce séjour ténébreux ,
Soumise aux lois d’un père ,
Elle fuit d’horribles nœuds.