PREMIER ÉVÊQUE
La Jérusalem de Saint Jean n'est à mon sens que le symbole de la perfection divine, sa description symbolise les vertus constitutives de cette perfection. La
croyance aux anges qui habiteraient la Jérusalem Céleste
appartient à une tradition nouvelle pour moi, je l’avoue.
En fait d’anges bien positifs, je ne connai: qu’une espèce de narval, un monodon unicorne, l’ange de mer. Ces requins là sont de vrais naufrageurs. Un verre de champagne, s’il vous plaît ! Saint Ange est mon patron car je suis né le 5 mai jour de sa fête ; il aurait dû me protéger contre eux s’il n’est pas davantage leur patron que le mien. C’est sur un coin de la Sicile, là même où saint Ange fut martyrisé au XIIT° siècle, que ces requins ont jeté mon navire...
Un auteur profane parle ainsi de l’amour sexuel:
l'amour, dit-il, est comme les revenants; beaucoup de gens
en parlent, personne n’en a vu. Les anges sont comme
l'amour sexuel.
Oh!
DEUXIÈME ÉVÊQUE Les sarcophages païens représentent les anges comme saint Grégoire de Nazianze les décritet les peintres du nord comme les peintres du midi. Faut-il croire que personne n’a connu l’Amour sexuel ? Ah! monseigneur !vous parlez avec quelque légèreté des anges! mais l’Inde, la Chine,
la Perse, et l'Egypte, Moïse, David, Salomon, Isaïe, Da-
niel, Esdrasse lèvent pour accuser vos paroles ! Clément d'Alexandrie, Tertullier, Origène, Saint Denis l’Aréopa-
gite vous traitent d'hérétique.
Ah! messeigneurs ! de grâce !
DEUXIÈME ÉVÊQUE Les actes des apôtres appellent Jésus, roi au-dessus des principautés et des puissances, et il s’agit dans la pensée de l’auteur sacré — saint Luc ou un autre — des anges de la troisième et de la deuxième hiérarchie, non des princes et des puissances de la terre. Selon saint Denis l’Aréopagite, la première hiérarchie comprend
les séraphins, les chérubins et les thrônes : les thrônes
sont des roues de feu entourées d'ailes parsemées d’yeux;
la deuxième hiérarchie.
PREMIER ÉVÊQUE La ” Liturgie Céleste” de saint Denis est un ouvrage
L'an Û
4 e PRE 1 ri 1 NS PR apocrypne. Je vous accorueë QUE 1 LÿlisE € UOIT Hier ni les Ophanims, niles Malachims, ni les Elohims, ni les ben Elohims, ni les Issims: mais ne pas se taire sur ces êtres surnaturels c’est vouloir multiplier le nombre des magiciens qui les évoquent. La sorcellerie est défendue
par l'Eglise.
DEUXIÈME ÉVÊQUE Jésus sur la croix appelait les Elohim. Elohim lamma sabbacthani. Je prononcerai demain un discours sur
cette phrase.