‹ Le siège de La Rochelle, ou, Le malheur et la conscience (volume 2)Chapitre 11 sur 12 · HÔTES · texte numérisé non relu

HÔTES

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f ettr faire accepter le pins léger présent. On peut citer entr'autrgs. M. le duc de Laval, qui ,' pour un mal à la jana,be, fat pansé deux fois, par jour pendant plusieurs mois par deux soeurs dé la Chanté, qui refusé* rexit constamment tous les dons qne leur offrit, dant cette occasion , la reconnoissance la plus noble et la pics ingénieuse.

Voici la seconde citation qui peint s! bien la charité* «le ce temps : saint Vincent, recommandant un jour. aux prières de sa communauté ces pieuses filles , dit lés paroles snivantes:

« Je recommande à tos prières les filles de la Cha- « rite que nous ayons envoyées à Calais pour assister; « les {pauvres soldats blesses : de quatre qu'elles « étoient , il y en a êteus décidées , et qui éfoient le» « plus fortes et les plus robustes de leur compagnie , « et voilà qu'elles ont succombé sont le faix! Imaginezec tous, Messieurs, ce que c r est que quatre pauvres c filles h l'entour de cinq ou six cents soldats blessé» « ou malades, et toujours des'maladies contagieuses 2. « En vérité, Messieurs, cela est touchant! N'est-ce ec pas une action de grand mérite devant Dieu g quel m des filles s'en aillent avec tant de courage et de réso- « hition parmi des soldats malades, qu'elles aillent s'ex* « poser à de si grands' travaux ; I de fâcheuses mâla-» « dies, et enfin à la mort , pour ces gens qui se sont e exposés aux périls de là guerre pour te bien de l'état ? « Nous voyons donc combien ces pauvres filles sont « pleines de zélé pour la gloire de Dieu , et par consé- « quent pour l'assitance du prochain. La reine nous a-

0$* NOTEB.

c fait l'honneur de nous écrire, pour non» mander dV» c envoyer d'autres à Calais , afin d'assister ces pan- « Vres soldats, et voilà que quatre s'en vont partir au- 4 jourd'hui. Une cTentr'elles ', âgée de cinquante ans, a me vînt trouver vendredi dernier . à l'Hôtel- Dieu c ou j'étoîs, pour me dire qu'elle avoit appris que « deux "de ses sœurs éloient mortes à Calais, et qu'elle a venoit s'offrir à moi pour y être envoyée à lent « place, si je le trouvois bon. Voyez, Messieurs, c le courage ds ces pauvres filles a s* offrir de ta sorte a oomoie des victimes pour l'amour de J« C. 1 Celt « n'ett 7 il pas admirable*? »

Telles furent les mœurs de ce siècle religieux., et tels sont les fruits de la religion.

. HOTE (d) , page 222.

Dans' tous les temps, la, religion a produit des le* lions de cette, charité si touchante; et même de nos, Jours , un pieux .ecclésiastique a sauvé ainsi Va vie au, jeune homme le plus intéressant par ses sentiments , sa, conduite et son courage ( un des fils de H. Bourgoing).

Pour peindre toute la sublimité de la charité chré? tientve , pn ne peut rien inventer , la réalité surpasse tout ce que l'imagination peut créer* Cette charité généreuse est.un feu céleste qui parolt moins éclatant a de certaines époques , mais qui ne s'éteindra jamais ^

* Toute cette note est tirée de la Vie de saint Vincent dePaul,par Louis Abelli,év ôque deilhodez.Un vol.in-8°«

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