ORDRE DU JOUR
« Le Gouverneur de Paris met ù l'ordre les noms des officiers, sous-officiers et soldats à qui leur bravoure et leur dévouement ont mérité ce haut témoignage de l'estime de l'armée et de la gratitude publique.
« Cet ordre, inséré au Journal officiel et au Journal militaire, tiendra lieu de notification aux divers corps, pour l'inscription des présentes citations sur les états de services des aj'ants droit. « Officiers, sous-officiers et soldats,
« Nous avons fait en commun, pour le pays, des efforts qui ont bien servi notre sainte cause. Nos frères de l'armée de la Loire que le patriotisme des départements a improvisée, comme le patriotisme de Paris a improvisé l'armée de Paris, nous donnent d'admirables exemples. Ils se renouvellent comme nous, sous le feu, au prix d'héroïques sacrifices, dans une lutte qui étonne l'ennemi troublé par la grandeur de ses pertes et par l'indomptable énergie de la résistance.
« Que ces nobles encouragements vous fortifient; que le spectacle saisissant des citoyens de Paris, devenus soldats comme vous, et combattant avec vous dans l'étroite solidarité du devoir et du péril, vous élève à la hauteur de tous les périls. Et puisse votre général faire pénétrer dans vos âmes les sentiments, les espérances, les fermes résolutions dont son âme est remplie !
t Général Trochu.
« Paris, lo 18 décembre 1870. »
Première armée.
Garde nationale de la Seine.
Roger (du Nord), lieutenant-colonel d'état-major de la garde nationale. A donné, dans les journées des 29 et 30 novembre, les plus beaux exemples d'activité et de dévouement.
ilôo halaillon.
Langlois, chef de bataillon. A fait preuve de courage et de résolution dans la mise en état de défense de la Gare-aux-Bœufs, enlevée à l'ennemi le 29 novembre, en avant de Choisy-le-Roi.
De Suzainnegourt, capitaine de la 2e compagnie. Remarqué pour son intrépidité à la prise de la (iare-aux-Bœufs, le 29 novembre, en avant de Ghoisy-le-Roi.
Frédaut, garde. S'est brillamment conduit à l'attaque de la Gare-aux-Bœufs, le 29 novembre, en avant de Glioisy-le-Roi.
Compagnie des tirailleurs-éclalreurs.
Bavard de la Vikgtrie, éclaireur. Mortellement blessé dans une reconnaissance à Saint-Cloud, pendant laquelle il avait fait preuve d'une ardeur et d'un dévouement remarquables.
Deuxième armée.
Etat-major.
Baron Renault, général de division, commandant le 2e corps de la 2e armée. Blessé mortellement le 30 novembre en conduisant ses troupes à l'attaque du plateau de Villiers. Doyen des divisionnaires de l'armée française, le général Renault, dans une carrière marquée par des actes d'une éclatante bravoure, avait conquis la plus haute et la plus légitime réputation.
De la Charrière, général de brigade, commandant la Ire brigade de la Ire division du 2e corps. Blessé mortellement à l'attaque de Montmesly, à la tête de sa brigade. Le général de la Charrière, appelé par son âge dans le cadre de réserve, après une carrière aussi laborieuse qu'honorable, avait sollicité avec l'insistance la plus patriotique un rôle actif devant l'ennemi.
De la Mariouse, général de brigade, commandant la 2e brigade de la division de réserve. A donné une excellente impulsion à sa brigade, qui a fait vaillamment son devoir. Toujours au plus fort de l'action pendant les journées du 30 novembre et du 2 décembre.
BouDET (Pierre-Antoine-Bruno), lieutenant-colonel d'état-major, chef d'état-major de la division de réserve. Mérite les plus grands éloges pour le calme, la vigueur et la haute intelligence dont il a donné de nouvelles preuves sous le feu nourri de l'ennemi, dans les journées des 30 novembre, 1er et 2 décembre.
VossEUR, chef d'escadron d'état-major, à l'état-major général. A chargé en tête des tirailleurs, les entraînant par son exemple contre les Prussiens qui débouchaient du parc de Villiers.
Franchetti, commandant l'escadron des éclaireurs à cheval du (juartior-générul. Blessé mortellement à l'attaque du plateau de Villiers. Le commandant Franchetti, organisateur du corps des éclaireurs à cheval, avait rendu depuis l'investissement des services de premier ordre; il laisse à sa troupe, avec son nom, des traditions d'honneur et de dévouement.
De Neverlée, capitaine de cavalerie, officier d'ordonnance du général Ducrot, commandant la compagnie de francs-tireurs du quartier-général. Tué à la tête de sa compagnie au moment où il l'entraînait à l'attaque du parc de Villiers : avait pris part à tous les combats du l'"' corps de l'armée du Rhin; n'avait cessé depuis le commencement du siège de donner des preuves d'une activité et d'une intrépidité remarquables.
E lat-tnajor de l'artillerie.
ViEL, capitaine à l'état-major de l'artillerie du 2" corps. A donné le plus bel exemple d'énergie et de sang-froid en restant au feu quoique blessé grièvement.
AiHillerie.
ToRTERUE DE Sazilly, Capitaine, commandant la 13" batterie du 3"= régiment. Blessé mortellement en avant de Champigny à la tête de sa batterie qu'il maintenait par son énergie sous un feu des plus meurtriers.
Trémoulet, capitaine; C/ieyaZier, lieutenant en 2° et ilfaMw, sous-lieutenant de la 17* batterie du 11*= régiment. Se sont sacrifiés héroïquement et sont tombés en soutenant l'attaque des positions ennemies.
Renouard DE BussiÈREs, lieutenant en 2e à la 8^ batterie du 21e régiment. Blessé mortellement en conduisant sa section au feu avec intrépidité.
Bureau (Allyre), sous-lieutenant auxiliaire à la oe batterie du 10e régiment. S'est fait remarquer de toute sa batterie par son sang-froid et son énergie ; a aidé les servants à enlever à bras une pièce sans avant-train.
Langlois, adjudant à la 16e batterie du 8e régiment. A soutenu le courage de ses hommes, en chargeant lui-même une de ses pièces dans un moment des plus critiques.
Chastagnèdes, artificier de la ôe batterie du 21e régiment. Blessé à la main d'un éclat d'obus, est allé se faire }>anser à l'ambulance, pour revenir immédiatement après reprendre son poste au feu.
Thurel, deuxième conducteur à la 5e batterie du 23e régiment. Quoique blessé gravement, a ramené sa pièce avec un seul cheval, les trois autres étant tués.
Génie.
. De Bussy (Augustin-Pierre), chef de bataillon du génie. Officier supérieur de grande valeur. Toujours maître de lui, et ne songeant au danger que pour les autres ; a dirigé d'une manière remarquable l'organisation de la défense de Champigny.
De Lataille, capitaine, commandant la 15e compagnie du 3e régiment du génie. Le 30, à la tète de ses sapeurs, a bravement frayé les rampes pour déboucher de Champigny. Le 3 décembre blessé grièvement en cheminant à travers les maisons de Champigny pour tourner l'ennemi qui avait envahi le village.
Perceval, lieutenant en second de la Ire compagnie du 2e régiment. Blessé le 2, a continué son service, et le lendemain, 3, a été tué dans le clocher de Champigny qu'il était en train de créneler.
Kleine, maître ouvrier à la 17e compagnie du 3e régiment, souschef de bureau au ministère de l'Instruction publique, chevalier de la Légion d'honneur, 45 ans. — S'est engagé dans le génie militaii-e avec son fils âgé de 17 ans, et a toujours avec lui recherché les positions périlleuses.
35^ de ligne.
ScHULTZ, caporal. Très brave au feu ; s'est distingué à Champigny par son calme et sa persistance à ne quitter la barricade qu'après des ordres plusieurs fois réitérés. Remarqué déjà au combat de CheviUy le 30 septembre, où il fit plusieurs prisonniers.
42e. de ligne.
Prévault, lieutenant-colonel. Jeune officier supérieur qui donnait à l'armée les plus légitimes espérances. Il devait à sa brillante conduite comme chef d'un bataillon de zouaves le grade auquel il venait d'être promu, et c'est en combattant vaillamment à la tête du 42e régiment qu'il a été frappé à mort.
Gahen, chef de bataillon. S'est signalé le 30 novembre sur le plateau de Chennevières par sa vigueur et son entrain. Contusionné le 2 décembre par un éclat d'obus à la poitrine, il est venu reprendre le commandement de son bataillon après avoir été pansé. Blessé le 30 septembre au combat de Chevilly.
Girouin, capitaine adjudant-major. A dirigé pondant 7 heures, le 3 décembre, la défense d'un jardin entouré par l'ennemi. Forcé
ù battre cii retraite, il a fait sortir tous les hommes par une brèche, et a été frappé mortellement au moment où, ayant assuré la retraite du dernier des soldats, il (quittait h' jartlin pour aller les rejoindre.
AiiuiGiii, soldat. Le 2 décembre est resté pendant 7 heures sur un mur, exposé au feu de l'eimemi dont il observait les mouvements.
Marchand, soldat. Blessé deux fois, n'a pas voulu se retirer ; ne s'est laissé enlever du champ de bataille qu'après un troisième coup de feu qui lui a cassé la jambe.
55e de ligjie.
Proal, capitaine adjudant-major. S'est fait remarquer par son énergie et sa bravoure en chargeant l'ennemi à la tête de son bataillon, au combat du 30 novembre où il a été blessé mortellement.
i05^ de ligne.
Faure, soldat de l^e classe. Le 2 décembre, au parc de Petit- Bry, a tué ou blessé trois soldats prussiens ; s'étant avancé pour prendre leurs armes, il s'est trouvé entouré de quatre autres prussiens qu'il a sommés de se rendre et qu'il a ramenés prisonniers.
407e de ligne.
Parisot, capitaine. A porté avec la plus grande énergie sa compagnie au secours des compagnies de gauche compromises, a été tué à bout portant après avoir abattu deux ennemis avec son revolver.
Martel, lieutenant. A été blessé grièvement; a été magnifique pendant tout le combat du 2 décembre ; a ramené plusieurs fois ses hommes qui faiblissaient sous l'eifort considérable des Prussiens.
DoGNAï, soldat de 2e classe. Au combat du 2 décembi'e, au moment où, sur la gauche, les Prussiens cherchaient à gravir le plateau, a entraîné plusieurs camarades, a construit avec eux une barricade ; a arrêté les progrès de l'ennemi qu'il a attaqué à la baïonnette.
Léonville, soldat de 2e classe. Blessé d'un coui) d'épéo par un officier prussien au combat du 2 décembre, a désarmé cet oflicier et l'a tué en le traversant de part en part avec l'épée qu'il lui avait arrachée.
llo*^ de ligne.
SuBiLïON, sergent. A passé la Marne dans une barque avec
cinq hommes résolus ; s'est jeté dans les vergers et derrière les haies sur les flancs de l'ennemi qui occupait une tranchée, l'en a chassé en lui tuant plusieurs hommes.
Roques, soldat. Blessé à la tête et à la main, n'est allé à l'ambulance que sur les ordres réitérés de son capitaine, et est revenu au combat après avoir été pansé.
114^^ de ligne.
MowAT dit Bedford, chef de bataillon. A commandé son bataillon de la façon la plus brillante, le 30 novembre, jusqu'au moment où il a reçu une blessure à laquelle il a succombé le surlendemain.
Paltu, capitaine. A fait l'admiration du régiment en entraînant sa compagnie et en l'électrisant par son exemple ; a été tué raide.
Baron, soldat. Cité pour sa bravoure et son sang-froid. Toujours le premier à l'attaque et le dernier à la retraite.
LuzscHA, soldat. D'une bravoure et d'un élan remarquables ; blessé le 30 novembre; avait déjà été blessé le 13 octobre au combat de Ghâtillon.
i22e de ligne.
De la Monneraye, lieutenant-colonel. Blessé mortellement le 2 décembre à la tête de son régiment en lui donnant l'exemple d'une valeur au-dessus de tout éloge.
i25e de ligne.
DupuY de Podio, lieutenant-colonel. S'est fait particulièrement remarquer le 30 novembre par son élan et sa vigueur ; a entraîné plusieurs fois son régiment dans les charges à la baïonnette où il a été frappé à mort.
124^ de ligne.
Sanguinetti, lieutenant-colonel. A eu son cheval tué sous lui en se portant bravement, à la tête des 2® et 3e bataillons de son régiment, à l'assaut de Villiers ; a été tué dans cette charge.
rfe régiment de zouaves.
De Podenas, capitaine. A entraîné sa compagnie avec la plus remarquable vigueur ; a eu un cheval tué sous lui, et a été blessé mortellement au moment où il culbutait l'ennemi.
Prim.vt, lieutenant. A résisté à un retour offensif avec un sangfroid au-dessus de tout éloge. Incomplètement guéri d'une blessure reçue à Metz, il avait demandé à reprendre du service et a trouvé
RïCnS MILIT. — LE SIÈGE DK PARIS. — 4» SÉUIli. 33
une mort glorieuse en repoussant, avec sa compagnie, un ennemi très supérieur en nombre.
Leroux, lieutenant. Attaqué vigoureusement par l'ennemi, s'est maintenu avec énergie dans sa position, et s'y est fait tuer sans reculer.
Garde mobile.
De Graxcey, colonel commandant le régiment de la garde mobile de la Côte-d'Or. Tué à la tète de son régiment qu'il entraînait par son exemple. Officier supérieur d'une bravoure hors ligne, dont illlvait donné des preuves éclatantes à l'attaque de village de Bagneux, le 13 octobre.
57e régiment de la garde mobile (Loiret).
De Gambe'fort, capitaine. A fait preuve dans toutes les circonstances de courage et de sang-froid.
Lambert de Cambray (Henri), sous-lieutenant. Atteint le 30 novembre par un éclat d'obus en marchant en avant de son peloton; amputé d'un bras et d'une jambe.
BOTARD (Joseph), soldat. Est resté pondant cinq heures, sous le feu, dans un lieu découvert, pour surveiller les mouvements de l'ennemi et ne pas laisser surprendre les tirailleurs de sa compagnie.
5ic régiment de la garde mobile (Morbihan).
Tillet, lieutenant-colonel. Le 30 novembre, à la tête de quarante hommes de son régiment, a pris et gardé une position dont tous les efforts de l'ennemi n'ont pu le déloger.
50e régiment de la garde mobile (Seine-Inférieure) .
Sauvan d'Arâmox, soldat. Toujours en avant de ses camarades qu'il a entraînés par son exemple.
Troisième armée.
Division des marins.
Salmon, capitaine de vaisseau. A dirigé les deux opérations des 29 et 30 novembre, en avant de Ghoisy-le-Roi, avec un entrain et une vigueur remarquables.
Desprez, capitaine de frégate. Officier supérieur du plus grand mérite, qui avait conquis dans l'armée de mer une haute notoriété ; mortellement blessé, le 20 novembre, en opérant une audacieuse reconnaissance sur Ghoisy-le-Roi, après avoir puissamment contribué à la prise de la Gare-aux-Bœufs.
Gervais, lieutenant de vaisseau. A montré autant d'énergie que de calme à l'attaque de la Gare-aux-Bœufs, en avant de Ghoisy-le-Roi.
Pazzy, sergent d'armes. S'est montré très énergique en rentrant un des premiers dans la Gare-aux-Bœufs, en avant de Choisy-le- Roi.
Lelièvre, caporal d'armes. Est allé relever, sous une grêle de balles, son commandant mortellement blessé.
Chicot, matelot fusilier. Bravoure et énergie remarquables.
SouLiÉ, caporal d'infanterie de marine. Grièvement blessé à l'attaque de la Gare-aux-Bœufs, le 30 novembre, en avant de Ghoisy-le-Roi, après s'être fait remarquer par son courage.
Artillerie.
Carlavan, maréchal-des-logis à la 3e batterie du 2e régiment. A montré au combat de l'Hay, le 29 novembre, un sang-froid et une intrépidité remarquables; s'était déjà distingué le 30 septembre au combat de Ghevilly.
TouRENE, brigadier à la 18e batterie du lie régiment. A remplacé dans un mouvement en avant, par l'avant-train de son caisson, celui d'une pièce démontée par un obus, et apporté pendant toute l'action le plus grand zèle au renouvellement des munitions.
Génie.
Charalet (Joseph-Scipion) , sapeur à la 15e compagnie du 2"= régiment. Blessé de deux coups de feu à l'attaque de l'Hay, où il a fait preuve d'une grande intrépidité.
liO^ régiment de ligne.
D A VRIGNY, sergent. — D'une vigueur et d'une bravoure remarquables; s'était déjà distingué au combat du 30 septembre à Ghevilly.
FuRON, sergent-fourrier. A fait j)reuve d'une grande énergie en conduisant ses hommes au feu.
iij2e régiment de ligne.
BouTEiLLiER, sous-licuteuant. Blessé grièvement en enlevant brillamment une tranchée à la tête de sa compagnie.
Jacquel, sergent. A vigoureusement chargé, à la tête de quelques hommes, un groupe ennemi qui tentait de s'emparer du sous-lieutenant Bouteillier, gravement blessé, et l'a tenu longtemps en respect.
Garde inohile.
Champion , lieutenant-colonel d'infanterie commandant une brigade de garde mobile. A vaillamment enlevé, à la tête de sa brigade, sous un feu plongeant et meurtrier, la maison crénelée de la route de Choisy.
Garde mobile du Finistère.
L'abbé de Mariiallach, aumônier du régiment du Finistère. ■ S'est toujours jiorté aux postes les plus périlleux sur la ligne la plus avancée des tirailleurs, où, avec un calme et un sang-froid admirables, il a prodigué ses soins comme prêtre et comme médecin aux nombreux blessés de l'attaque de l'Hay.
De Kermoysan, capitaine au 4e bataillon. A enlevé ses troupes avec une intrépidité digne des plus grands éloges.
Garde vioMle de l'Indre.
Lejeune, chef de bataillon. A bravement conduit sa troupe ;"i l'attaque de la maison crénelée de la route de Choisy.
Chambert, sergent. S'est distingué par son courage et son sang-froid à l'attaque de la maison crénelée.
Grenon, garde. A montré autant de courage que de sang-froid à l'attaque de la maison crénelée.
Corps d'armée de Saint-Denis.
Marine.
JoACHiM (Louis), capitaine d'armes servant comme sous-lieutenant à la 2e compagnie de marins fusiliers de Saint-Denis. A fait l'admiration de tous par son Intrépidité au combat d'Epinay.
i35^ régiment de Ucjne.
Perrier (Louis-Cyprien), capitaine. Conduite héroïque à l'attaque d'Epinay ; a eu ses deux officiers tués à côté de lui ; est entré le premier j)ar un trou laissant passage à un seul homme dans le grand parc d'Epinay, énergiquement défendu ; a été acclamé par ses hommes.
Roux (Louis), sergent. Signalé une première fois ù l'alïaire du Bourget ; s'est emparé avec dix hommes, dont cinq ont été mis hors de combat, d'une maison vigoureusement défendue \rAx onze Prussiens qu'il a fait prisonniers.
Thenaysi (Théophile), soldat de 2e classe. Brillant soldat d'un
très grand courage ; a abordé à la baïonnette la sentinelle d'un poste prussien, l'a tuée et est entré dans le poste qui s'est rendu.
ie' bataillon de la garde mobile (Seine).
Saillard (Edouard-Ernest), chef de bataillon. Conduite héroïque à l'afïaire d'Epinay, où il n'a quitté le village qu'après une troisième blessure qui devait être mortelle.
Durand (Victor), mobile. A fait preuve d'une grande intrépidité ; blessé mortellement.
2e bataillon de la garde mobile (Seine).
Graux (Jules), mobile. Au milieu d'une grêle de balles s'est élancé le premier sur une barricade.
iOe batailloti de la garde mobile (Seine).
Ory, médecin- aide-major. A pansé les blessés au milieu de la fusillade ; a eu son caporal blessé à côté de lui.