‹ Le siège de Paris, 1870-1871Chapitre 28 sur 30 · ORDRE DU JOUR · texte numérisé non relu

ORDRE DU JOUR

« Le Gouvernement met à l'ordre du jour les noms des défenseui's de Paris, appartenant à la garde nationale, à l'armée de terre et de mer, à la garde mobile et aux corps francs, qui ont bien mérité du pays depuis le commencement du siège. Plusieurs ont payé de leur vie les services qu'ils ont rendus ; tous ont fait plus que leur devoir. Des témoignages de la gratitude publique seront la haute récompense de leur sacrifice et de leurs efforts.

« Cet ordre inséré au Journal officiel et ^Vl Journal militaire tiendra lieu de notification aux divers corps, pour l'inscription des présentes citations sur les états de services des ayants droit.

t Général Troghu.

» Paris, le 19 novembre 1870. »

Garde nationale de la Seine.

48* bataillon, carahiïiiers.

Proust (Désiré-Gharles-François), capitaine. S'est fait remarquer dans la reconnaissance du 21 octobre par son courage et l'intelligente initiative avec laquelle il a conduit sa troupe.

Thibaudier (Pierre), carabinier. Blessé à la reconnaissance du 21 octobre où la compagnie des carabiniers du 48^ bataillon a vaillamment combattu.

Paghot (Charles), carabinier. Blessé à la reconnaissance du 21 octobre où la compagnie des cai-abiniers du 48e bataillon a vaillamment combattu.

Eclaireurs de la Garde nationale.

Prodhomme (Léon). S'est fait remarquer par son courage au combat de la Malmaison où il a été grièvement blessé.

— noo —

Etat-major général.

GuiLHEM, général de brigade. Tut- ù rcmuini en donnant d'éclatantes preuves de bravoure.

De Montbrison, capitaine de cavalerie auxiliaire, officier d'ordonnance du général Ducrot. A constamment marché à la tête des colonnes d'atta(|ue ; s'est fait lasser sur un mur du parc au milieu d'une grêle de balles pour reconnaître la position de rcnnemi au combat de la Malmaison, le 21 octobre.

Intendance.

Parmenïier (Marie- Ottobal-Léonce), sous-intendant de !■■'' classe. S'est fait remarquer à l'aflaire du 19 septembre, en allant au plus fort du combat relever les blessés sous le feu; a montré le même dévouement le 21 octobre où il est resté le dernier sur le champ de bataille et a été fait prisonnier.

Division des marins détachés à Paris.

Désaëgher (Louis-Laurent), matelot charpentier. Est allé chercher résolument sous le feu de l'ennemi un de ses camarades blessé, l'a rapporté, et a été lui-même atteint grièvement d'un coup de feu, le 15 octobre, dans la plaine de Bondy.

Chenot, soldat au 4** régiment d'Infanterie de marine. N'a i)as hésité à prendre sur son dos un blessé qu'il a rapporté sous le feu meurtrier de l'artillerie ennemie, lorsque nos troujies évacuaient Drancy, le 30 octobre.

Artillerie.

iOc régiment.

Bouvet, brigadier. A eu le bras traversé par une balle au combat du 30 septembre, a voulu rester au feu, malgré les instances de son commandant et n'a quille son poste (|u"à la fin de l'action.

i6^e régiraenl.

BocQUEN'ET (Nicolas), capitaine en premier, commandant la 13e batterie. — A eu deux chevaux tués sous lui au combat de Châtillon, le 30 septembre. Pendant toute l'action il a donné le plusbclexemjjleàses hommes qui se sont admirablement conduits.

iPe régiment.

OuLiioN (Jean),canonnier servant. Les chevaux de sa pièce étant

tués et les conducteurs et servants hors de combat, il a réuni ses efforts à ceux de son lieutenant, pour continuer le feu jusqu'à l'arrivée d'attelages qui ont ramené la pièce. Combat de Châtillon, le 19 septembre.

9^ 7'égime)ii du train d'arlillerie.

SiRDAY (Pierre), maréchal-des-logis. Est allé au milieu du feu rechercher un caisson que des chevaux emportés entraînaient avec leur conducteur dans la direction de l'ennemi, au combat de Châtillon, le 19 septembre.

BouQuiER, cavalier de Ire classe. Est revenu résolument reprendre une pièce sans avant-train qui allait tomber aux mains de l'ennemi, au combat de Châtillon, le 19 septembre.

Artillerie de marine.

Charton (François- Alfred), canonnier. A montré un grand courage, a été blessé d'une balle à la jambe et amputé.

35e de ligne.

GuERROZ, sergent-major. A vaillamment rallié par deux fois sa compagnie à Chevilly, ses officiers ayant été mis hors de combat.

DuGROs (Pierre), sergent. Vigoureux soldat, a été grièvement blessé au combat de Chevilly en portant en avant les tirailleurs de sa section.

Orighioni (Dominique), sergent. A conduit ses hommes au feu avec une rare vigueur; blessé au combat de Chevilly.

Thépant (Jean-François), caporal. Plein d'énergie; a reçu une blessure grave au combat de Chevilly.

Beau (Olivier), tambour. Au premier rang pendant le combat de Chevilly où il battait la charge sous le feu de l'ennemi.

Belley (Isidore-Nicolas), soldat. S'est distingué par sa belle conduite au combat de Chevilly.

DiEUDONNÉ (Christophe), soldat. Blessé d'un coup de feu à Chevilly, n'en a pas moins continué à combattre.

Gletty (Michel), soldat. S'est avancé contre trois prussiens (jui le tenaient en joue, et par la fermeté de son attitude les a forcés à se rendre prisonniers au combat de Bagneux, le 13 octobre.

Le Gouill (Nicolas), soldat. S'est bravement battu au combat de Bagneux, le 13 octobre; a fait avec ses camarades i)lusieurs prisonniers,

Kydenou (Marie), soldat. Est entré le premier à Chevilly, I0

30 septembre; a fait preuve d'une grande bravoure en tirant à bout portant à travers les créneaux de l'ennemi,

42e de ligne.

Legca (Charles), lieutenant. Officier d'une rare bravoure, à franchi le premier une barricade au combat de Ghâtillon et a entraîné ses hommes par son exemple.

Ardit (Victor), caporal. A eu les deux poignets emportés au combat de Chevilly, le 30 septembre, et ne s'est retiré qu'après en avoir demandé l'autorisation à son capitaine.

Félipon (Félix), soldat. A abordé avec élan une des barricades de Châtillon, le 13 octobre; est entré le premier dans une maison occupée par des Prussiens qui ont été faits prisonniers.

Gandebodt (Eugène), soldat. Blessé grièvement au bras, le 30 septembre, est resté dans les rangs jusqu'à la fin du combat.

Admard (Jean), soldat. Blessé deux fois au combat du 30 septembre, s'est fait panser par un de ses camarades et a combattu jusqu'à la fin.

G'y de ligne (!''» compagnie de dépôt).

Mégrot (Charles), caporal. A eu la poitrine traversée de part en part en se portant bravement à l'ennemi, dans la reconnaissance du 30 septembre, en avant du fort de Charenton. Mort des suites de sa blessure.

107* de ligne.

HoFF (Ignace), sergent. A tué, le 29 .septembre, trois sentinelles ennemies; le 1er octobre un officier prussien; le 5, en embuscade avec quinze hommes, a mis en déroute une troupe d'infanterie et de cavalerie; le 13 octobre, a tué deux cavaliers ennemis. Enfin, dans divers combats individuels, il a tué vingt-sept prussiens.

109« de ligne.

MiQUEL DE Riu, lieutenant-colonel commandant le régiment. A vaillamment conduit ses troupes au combat du 30 septembre. Très grièvement blessé.

Chamhlaxt (Ernest-Joseph), lieutenant. A montré la plus grande bravoure au coml^at du 30 septembre où il a eu la cuisse hrisée. Mort le 9 octobre des suites de ses blessures.

David (Henri), sergent-major. S'est fait remarquer par son

intrépidité au combat de l'Hay, le 30 septembre, où il a enlevé par son exemple toute sa compagnie.

Portais (Ernest-René), soldat. Est entré le premier dans le village de l'Hay, en escaladant le mur d'une maison où il s'est barricadé ; a donné des preuves de courage qui l'ont fait remarquer de tous ses camarades.

110" de ligne.

Gragiot (Pierre-Gustave), caporal. Blessé à la main droite au moment où son sous-lieutenant, qu'il emportait, était tué dans ses bras; il a continué à combattre jusqu'à épuisement de ses forces (30 septembre).

MoREAU (Eugène-Léon), soldat. A électrisé ses camarades par son exemple à l'attaque d'une redoute où il est tombé mortellement blessé.

111e de ligne.

Weik (Cliarles-Marie-Amédée), sous-lieutenant. Sa vigueur et son élan l'ont fait remarquer de tout le régiment à l'affaire du 30 septembre. Blessé à l'attaque de Ghevilly.

112e de ligne.

Gérodias (Augustin), tambour. A eu sa caisse brisée par un éclat d'obus au moment où il battait la charge au combat de Ghevilly, le 30 septembre : saisissant le fusil d'un homme tué à ses côtés, il s'est porté en avant, a été blessé et ne s'est retiré qu'à la fin de l'action.

113e de ligne.

AuBÉ (Albert-Etienne), sergent. Embusqué à quinze pas d'une barricade ennemie, il a tiré avec le plus grand sang-froid pendant plus d'une demi-heure et a fait plusieurs prisonniers au combat de Ghâtillon, le 13 octobre.

Aubin, soldat. D'une Ijravoure à toute épreuve : a eu les deux cuisses traversées par une balle au moment où il escaladait une iarricade au combat de Bas-Meudon.

1 14e de ligne.

Thiêbault (Louis), soldat. Blessé au commencement du com- JDat de Ghâtillon, le 13 octobre, a néanmoins marché à l'ennemi ai n'a cessé de combattre que sur l'ordre de son chef.

RouDiER (Pierre), soldat. Toujours en tête de sa compagnie à

l'attaque des barricades de Châtillon, le 13 octobre, a donné aux jt'unes soldats l'exemple do la bravoure et du sang-froid.

119" de ligne.

SciiEER (Miclïel), sergent. Déjà remarqué pour son énergie au combat de Châtillon, s'est distingue à l'affaire de la Malmaison où il a désarmé un soldat prussien qu'il a ramené prisonnier.

121» de ligne.

GouDMANT (Achille), lieutenant. Officier d'une grande énergie, grièvement blessé le 21 octobre.

Desghamps (.Jacques-Louis-Mathurin), soldat. A donné à tous l'exemjde du mépris du danger et a refusé de se retirer du combat, bien qu'il eût le bras traversé par une balle. Combat de la Malmaison, le 21 octobre.

FouncADE (Jean-Baptiste), soldat. Intrépide au feu, blessé le 21 octobre.

128<^ de ligne.

Charlter (Alfred), soldat. S'est avancé seul au-devant des Prussiens établis dans les jardins de Pierrefitte et a tué un soldat ennemi ju-esque à bout portant.

GiRAUD (Antoine), soldat. A l'affaire du 23 septembre (combat de Pierrefitte), a reçu deux blessures dont une grave. Soldat plein d'entrain et d'élan.

Régiment des zouaves.

Jacquot (Charles), chef de bataillon. A tourné mie batterie ennemie à la tête de la 6e compagnie de son bataillon, a pénétré par une brèche dans le parc de la INIalmaison et enlevé sa troupe en se portant en avant, le képi sur la pointe de son sabre. Obligé de rétrograder devant des forces considérables, il a soutenu vigoureusement la retraite et est resté blessé aux mains de l'ennemi.

CoLONNA d'Istria (Guillaume), capitaine adjudant-major. A toujours été en tête de colonne à l'attaque de la Malmaison, et, chargé d'une mission pour le général, a réussi à l'accomplir sous une violente fusillade.

Petit de Granville, sergent-major. A franchi le premier la brèche du mur de la Malmaison, est resté le dernier auprès du commandant Jacquot et a été blessé en cherchant à l'emporter.

Cavalerie.

Régiment de 'inarche de cavalerie mixte.

De Nugent (Richard), chasseur. Ex-Hcutenant dans l'armée autrichienne, engagé volontaire, s'est signalé dans tous les engagements par son intrépidité ; a été tué au combat de Ghâtillon le 18 septembre.

pe régiment de lanciers.

Buisson (Benoît-Ferdinand), capitaine commandant. S'est emparé, sous le feu de l'ennemi et après une longue poursuite, d'un cavalier ennemi qu'il a ramené avec ses armes et son cheval, le 16 septembre, en avant de Rosny.

Garde mobile de la Seine.

iie hataillon.

Pasquier (Alexandre), caporal. A montré une grande bravoure à l'affaire du 19 octobre, en allant à vingt pas de l'ennemi enlever un de ses camarades grièvement blessé.

14^ hataillon.

Comté (Gustave), sergent. A montré le plus grand courage le 29 octobre, à l'attaque nocturne du Bourget où il a entraîné ses hommes.

i5e hataillon.

Lefrang (Victor), garde. S'est offert bravement pour aller reconnaître les travaux de l'ennemi au pont de Brie-sur-Marne ; a été griément blessé à la cuisse.

7e hatailloyi.

Tailhan, aumônier volontaii'e. Blessé à la tête en remplissant son ministère avec un admirable dévouement, au combat de la Malmaison, le 21 octobre.

Seine-et-Marne.

Frangeschetti, lieutenant-colonel. Par son attitude pleine d'énergie, il a su enlever et conduire résolument à l'ennemi ses troupes qui voyaient le feu pour la première fois ; a eu un cheval tué sous lui. Combat de la Malmaison, 21 octobre.

Morbihan.

FouQUET (Auguste), médecin aide-major. Très calme en pansant

les blessés sous le feu de renncnii ; ti-os dévoué, plein de zèle, a quitté la Malniaison le dernier.

Le Mohec, sergent. Blessé à la joue, est resté toute la journée -à sa compagnie qu'il a enlevée pai' son entrain et sa bravoure.

Loire-Inférieure.

De Mont.mgu, sous-lieutenant. S'est fait remarquer par sa bravoure, son sang-froid et la bonne direction qu'il a donnée aux francs-tireurs sous ses ordres.

Côte- d'Or.

GuiLLEMiNOT (Plerre-François), sous-lieutenant. Blessé deux fois au combat de Ghevilly, où il a entraîné ses troupes avec une vigueur peu commune. Resté aux mains de l'ennemi.

Narvault (Louis-Hippolyte), garde, 1er bataillon. Très solide au feu; n'a quitté le champ de bataille qu'après des ordres réitérés. Combat de Bagneux, le 13 octobre.

Japiot, sergent, 2me bataillon. S'est fait remarquer par son énergie à l'attaque de la princijjale barricade de Bagneux, le 31 octobre.

Leautey (Lucien), garde. Plein de vigueur à l'aflaire de Bagneux, le 13 octobre, où il a fait plusieurs prisonniers.

Grugerey, capitaine, 3me bataillon. Entré le premier à Bagneux où, seul, il a fait neuf prisonniers.

Terreaux (François), garde, 3me bataillon. A désarmé un portefanion dans la mêlée, l'a fait prisonnier et s'est emparé du fanion. Combat de Bagneux, le 13 octobre.

Aube.

Périer (Casimir- Jean-Paul-Pierre), capitaine au lo> bataillon. A enlevé sa compagnie avec un entrain remarquable à l'assaut du village de Bagneux où il combattait aux côtés du commandant de Dampierre.

De Rougé (Henri), lieutenant au 1er bataillon. A fait preuve d'une grande bravoure et d'un sang-froid remarquable au combat de Bagneux en accomplissant une mission périlleuse.

De Dampierre, chef du 2me bataillon. Tué à l'ennemi en donnant d'éclatantes preuves de bravoure.

DoNGE (Louis- Jean-Baptiste), sergent, 2me bataillon. A combattu avec intrépidité à l'affaire de Bagneux.

Corps francs.

Tirailleurs de la Seine,

Vannier, tirailleur. S'est porté au feu avec une audace remarquable; grièvement blessé aux reins au combat de la Malmaison, le 21 octobre.

TuRQUET, sergent-major. A donné à tous le plus bel exemple et de sang-froid et de courage; blessé à la cuisse. Combat de la Malmaison, le 21 octobre.

Blaize, caporal. Toujours le premier au danger, a entraîné ses camarades ; blessé au pied ; portait le fanion de sa compagnie au combat de la Malmaison.

Demay, tirailleur. S'est distingué par une énergie et une bravoure dignes des plus grands éloges ; blessure au pied au combat de la Malmaison.

Francs-tireurs de la Presse.

RouLOT, capitaine. Brillante conduite à la tête de sa compagnie. le 28 octobre, à la barricade élevée par l'ennemi à l'entrée du Bourget.

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