‹ Le siége de Paris (volume 4)Chapitre 13 sur 36 · DES QUATRE PREMIÈRES ÉDITIONS · texte numérisé non relu

DES QUATRE PREMIÈRES ÉDITIONS

Ceci n'est point Fhistoire proprement dite, c'està-dire riiistoire militaire du siège et du bombardement de Strasbourg. Les travaux exécutés autour de la forteresse par l'armëe allemande ne sont pas, en effet, décrits dans ce volume; les opérations et les manœuvres des troupes assiégées et des troupes assiégeantes y sont à peine effleurées, et le technicien et le stratégiste ne trouveront point leur compte à la lecture de ces pages.

L'auteur était chargé, pendant la durée du siège, de raconter chaque jour dans les colonnes du Courrier du Bas-Rhi7i les événements de la journée et de la nuit écoulées ; il décrivait, non les progrès des travaux d'attaque ou l'emploi des movens de défense, mais les malheurs qui frappaient la population strasbourgeoise et les désastres qui accablaient la ville ; il faisait chaque jour l'ènumération

des victimes et des ruines de la veille, et ce sont ces descriptions qui se trouvent reproduites ici, complétées par tous les actes officiels, affiches et proclamations, et par des notes soigneusement prises depuis le premier jusqu'au dernier instant de cette longue période d'angoisses.

L'auteur confesse qu'il aurait dû faire la part plus grande à ceux qui ont joué les rôles les plus en vue dans ce mémorable épisode de la guerre de 1870, aux officiers supérieurs qui commandaient la défense, au général qui gouvernait la place et présidait à ses destinées. Il y a bien des dévouements et des actes d'héroïsme sur lesquels ces pages sont muettes; des noms y sont oubliés qui mériteraient certes d'être cités. L'auteur a décrit de préférence ce que Strasbourg et ses habitants ont fait, ce qu'ils ont souffert, comment ils ont lutté. Lui en voudra t-on de cette partialité, de ces sentiments un peu égoïstes en faveur de sa chère ville natale?...

Ce petit livre a été écrit et imprimé en quinze jours au plus. Cette rapidité d'exécution fera peutêtre pardonner un peu ses imperfections.

Gustave Fischbach.

PRÉFACE

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