LIT RAI S ON DE JANVIER
En feuilletant un numéro de cette Revue, déjà vieux de deux mois, mes yeux sont tombés sur une appréciation assez peu flatteuse du roman Fleur Lointaine. Certains criti-
es croient en imposer aux lecteurs par des rodomontades qui ressemblent fort à des acrobaties. Ces bateleurs sont inoffensifs; bien pins, les écrivains devraient les remercier de leur maladroite intervention, qui est une réclame sous forme de caricature.
Jules Jolicoeur accumule en quelques lignes nombre de sottises dont il ne semble pas avoir conscience. Il le fait en un style incohérent qui mériterait une leçon, s'il était capable d'en profiter. Contentons-nous de l'avertir pour cette fois. En cas de récidive, nous pourrons lui opposer une riposte plus pénétrante. La fatuité est un bien vilain défaut; mais, quand elle est poussé jusqu'à ce point, on hésite à se mettre en frais d'arguments solides; ce serait perdre son temps et sa peine.
François PROVENÇAL.
VIENT DE PARAITRE