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ué $on nom était Morgan est sans fondement.” — Shea, Charlevoix’s Hist. of N. F., VI, 122, note.
1875. ‘“ En l’année 1705, Santer Vincennes, de l’armée française, était à Kekionga.”’—Goodrich et Tuttle, Hist. of Ind., 358.
1882. “ François Bissot, sieur de la Rivière. ... Parmi ses nombreux enfants, on remarque la femme de Louis Jolliet, et Jean-Baptiste Bissot, sieur de Vincennes, officier distingué des troupes de la marine.” ——Sulte, List. des ©. ÆÀ,, IIT, 11.
1882. ‘ Brüûlés par les sauvages : Diron d’Artagene, aîné, le père Senat, jésuite, un fils d’Alphonse
e Tonty, Coulanges Bissot, de Vincennes, Kaint- Ange....”’—Ihid., VI, 119.
1882. “ Vincennes dérive son nom de celui de Jean-Baptiste Bissot, sieur de Vinsenne, qui naquit à Montréal en 1696. Il était officier de la marine française et fut commandant du poste militaire sur le Ouabache.”—Mallet, “ Very Rev. Pierre Gibault ; ” dans The Washington Catholic, 30 sept. 1882, note.
1883. ‘.... Le père Senat.... accompagna Vincennes, commandant du fort et probablement son fondateur, du nom duquel ce fort fut appelé Vincennes, dans son expédition contre les Indiens Chicachas en 1736.
‘ François Morgande Vincennes, supposé par Monseigneur Haïlandrière avoir été d’origine irlandaise. ”? Alcrding, Hist. of the Cath. Ch., diocese of Vincennes,
1884. ‘ Finalement, en 1733, le poste du Ouabache, qui prit bientôt le nom de son commandant, gentilhomme canadien, Jean-Baptiste Bissot, appelé, du nom d’une seigneurie au Canada, sieur de Vincennes....
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On trouve toute la famille dans le Dictionnaire généalogique de Tanguay. Un investigateur de vieux documents très inexpérimenté seul a pu faire Morgan de Baptiste ou de Bissot. L'ouvrage de Tanguay est un résumé de tous les registres de paroïsses du Canada, remontant aux premiers jours, et dans toutes ses recherches il n’a pas découvert une seule personne du nom de Morgan.—Shea, ‘ Review of Alerding’s Hist. of the diocese of Vincennes, ” dans N. Y. Freeman’s Journal, 26 janvier 1884.
6 1884. “ Pierre Ménard... s'arrêta au poste de Vincennes fondé (1772) par Bissot de Vincennes, un autre enfant de Québec.”’—Sulte, Hist. des C.-F,, VIII, 51.
1884. ‘ Il existe aussi de nombreux documents conservés au bureau de l’archiviste à Kaskaskia et portant la signature suivante : FRanNcors MoRGaN DE VINCENNES, commandant des troupes du roi au fort sur l’Ouabache.”’—Cauthorn, Brief Sketch of Vincennes, 17.
1884. ‘ Je citerai ensuite cet homme illustre dont Vincennes reçut le nom....que Monseigneur Bruté a désigné ainsi: François Morgan de Vinsenne, mais dont le vrai nom—les renseignements à moi fournis par Edmond Mallet me portent à le croire —était : ‘“ Jean-Baptiste Bissot, sieur de Vinsenne.”” Monseigneur de la Haiïlandrière, se basant sur je ne sais quelle autorité, a dit qu’il était de descendance irlandaise. Mais nous croyons qu’il n’y a pas raisonnablement lieu de douter qu’il fût Canadien de naissance et Français d’origine.” Zbid., 25.
1884. “ Je suis heureux de savoir que vous me poursuivez sur la question Vincennes.... Je n'étais Jamais tombé sur la famille Margane qui explique le Morgan de Law. Vous êtes évidemment sur la bonne voie. La question d’îge n’est pas concluante, selon
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moi. Quelques-uns, comme M. de St-Pierre avec lequel se rencontra Washington, se trouvaient à des postes exposés où il falls it de l’activité malgré le grand âge.
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1. Jean-Baptiste Bissot,—s'il mourut en 1719— la question est réglée en ce qui le concerne et en ce qui me concerne moi-même.
2. Francois Margane, sieur de Vincennes, neveu, probablement, du No 1.” Shea, Lettre à M. Mallet, 5 février 1884. JS.
1886. ‘.... Vincennes, qui est déjà lieutenant réformé d'infanterie à la Louisiane, et qui fera mieux agir qu'un autre les Miamis.”’— M :moire de la Compagnie des Indes ”, 30 septembre 1726 : dans Margry, Déeouvertes, VI, 659.
1886 .... Les points suivants, je pense, sont bien établis :
(a) En 1733, le sieur de Vincennes épousa une fille de Philippe Longpré à Kaskaskia.
(b) En 1734, madame de Vincennes était au Poste Vincennes.
(ce) En 1736, M. de Vincennes perdit la vie dans Pexpédition contre les Chicachas.
(d) De Vincennes laissa une fille appelée Marie- Thérèse, qui épousa un nommé De l'Isle.
Ma théorie est que le sieur de Vincennes, qui fut si en vue dans l’administration des affaires indiennes dans l’ouest de 1702 à 1719, était Jean-Baptiste Bissot, second sieur de Vincennes, et que celui qui était à Vincennes en 1733 était Francois Marganne de la Valtrie, troisième sieur de Vincennes. *’-=Mallet, Lettre à monsieur l'abbé Tanguay, 17 novembre 1886. MS.
1886. ‘“ Je suis de votre avis pour dire que le Francis Morgan de vos historiens ne peut être que François Marganede la Valtrie. Seulement j’observerai que ce n’est pas Francois marié à Angélique Guyon— mais Pierre-Frs. Margane, sieur Les Forêts. En effet, François, époux d’Angélique Guyon, n’est mort qu'après 1839.... ”’—"Tanguay, Lettre à M. Mallet, 6 déc. 1886. JS.
1889. % VINCENNES, Jean-Baptiste Bissot, sieur de, explorateur canadien,né à Québec en janvier 1688, mort aux Illinois en 1736. Il était le dixième fils de François Bissot...……. Il se battit contre les Iroquois à Mackinaw à l’âge de dix ans, entra dans l’armée canadienne comme enseigne en 1701 et servit dans l’ouest...... Au commencement de l’année 1736 on l’envoya prendre part à l'expédition contre les Chicachas. ”—Appleton’s Cyclop. of Aimer. Biog. VI, 298.
1890. “ Jean-Baptiste Bissot, sieur de Vincennes, .... mourut vers 1717,et son neveu Pierre (Margane), fils de sa sœur Louise Bissot, lequel obtint une commission d’enseigne en 1699, prit le titre de sieur de Vincennes et conserva beaucoup de son influence dans l’ouest. ”’—Shea, ‘“ The Hoosier State ” : dans The Catholic News, 10 septembre 1890.
1892. ‘ Charles-Francois et Jean-Baptiste (Bissot) étaient propriétaires de la seigneurie de Vincennes. Ils prirent le nom de cette terre. Tous deux épousèrent à Montréal des filles du chirurgien Forestier. Charles- François ne paraît pas avoir laissé de postérité. Jean- Baptiste embrassa la carrière des armes et illustra le nom des Bissot de Vincennes.
Il a été le fondateur du poste de Ougatamou. En 1786, il mourut brûlé par les Chicachas. Le nom de la capitale de l’Indiana, Vincennes, est emprunté à celui de cet officier. —Roy,“ Francois Bissot.Sieur de
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la Rivière ” ; dans Mémoires de la Société Royale du Canada, Sec. 1, 1892, p. 39.
1892. ‘ Co service de Dubuisson ne dura que peu de temps, cät François Morgan, neveu du feu sieur de Vincennes, qui avait hérité du titre de ce dernier, fut envoyé prenilre sa place chez les Miamis auprès desquels il devint aussi influent que l’avait été son oncle.
“ ,,.Le sieur de Vincennes qui mourut en 1819 était Jean-Baptiste Bissot. fils du premier possesseur du fief, Claire-Françoise Bissot, l’une de ses sœurs, était la fernme de Louis Joliet. Louise Bissot, autre sœur, épousa Séraphin Morgane, et son fils Francois Motgane (il abandonna l’e final en écrivant son nom) fut le fondateur du Poste Vincennes, bien que notre fondateur l’écrivit habituellement Vinsenne, et d’autres de diverses manières.... Les sicurs V'ncennes ne doivent pas être confondus avoc ïa famille St- Vincent, dont deux ou trois membres étaient au service de la France dans le nord-ouest.’ —Dunn, Indiana, 49.
Les notes ci-dessus reproduites sont les seules concerhant l’identité de notre héros qui me soient accessibles ou connues, et par elles on voit que ce n’est pas chose facile de déterminer son vrai nom ou d'établir sa parenté. L’archevêque Spalding et M. l'abbé Alerding, sur l’autorité des évêques Bruté et Haïlandrière, du diocèse de Vincennes, le considèrent comme d’extraction irlandaise ; le juge Law, l'historien Dillon, l’archevêque Spalding et M. l'abbé Alerding le présentent sous le nom de Morgan, nom éminemment irlandais ; les historiens Charlevoix, Bancroft, Bibaud, Ferland, Shea, Daniel, Margry, Sulte, Cauthorn, Roy et Dunn, ancien ministre plénipotentiaire Poussin et le généalogiste Tangnay le disent canadien ; Ferland, Shea,
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Daniel, Tanguay, Margry, Sulte, Cauthorn, l’encyclopédie Appleton et Roy donnent Bissot comme étant son nom de famille ; Shea, Tanguay, Sulte, Cauthorn et Roy le croyaient être Jean-Baptiste Bissot, fils de François Bissot, sieur de la Rivière ; Ferlanu dit qu’il était petit-fils de François Bissot ; Margry dit qu’il était fils de Jean Bissot ; Sulte, évidemment par suite d’une crreur typographique, dit que Coulanges Rissot fut aussi brûlé à mort en même temps que de Vincennes ; Thomas, Law, Goodrich et Tuttle l’appellent Saint-Vincennes ou Saint-Vincent ; Dunn fait remarquer qu’il ne doit pas être coufondu avec les officiers français de la famille Saint-Vincent, dont plusieurs servirent au Canada ; Shea, Tanguay et Dunn conviennent maintenant que Margane de la Valtrie est le nom exact; Shea spécifie Pierre Margane ; Tauguay donne Pierre-François Margane, sieur Des Forêts; Dunn imprime François Morgan, fils de Séraphin Morgan et de sa femme Louise Bissot ; il était lieutenant d’infanterie réformé en service à la Louisiane en 1726, selon le ‘“ Mémoire de ia Compagnie des [Indes ” ; tandis que Daniel dit qu’en 1732 il était enseigne aux troupes canadiennes et Âgé de quarante-quatre ans. Que devonsnous penser de toutes ces différences et de toutes ces contradictions ?
Je considère comme des déductions erronées de prémisses inexactes les assertions que notre héros était d'extraction irlandaise, qu’il avait des descendants demeurant en Bretagne, qu’il appartenait au régiment de Carignan et qu’il se battit À l’âge de dix ans contre les Iroquois. Dillon est porté à croire qu’il y a eu deux sieurs de Vincennes au pays des Illinois : moi je pense qu’il doit y en avoir eu deux, peut-être trois. Le premier seigneur de Vincennes, Charles-François Bissot, né àQuébec en 1664 et marié à Montréal en 1699 ne paraît pas être mort au Canada. Jean-Baptiste
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Bissot, sieur de Vincennes, est, selon toute probabilité, la personne dont veut parler M. de Vaudreuil dans sa dépêche du 28 octobre 1719, rapportant la mort de ‘ M. de Vincennes ” chez les Miamis. François-Marie Bissot, également sieur de Vincennes, né en 1700 et fils de Jean-Baptiste Bissot, ne paraît pas avoir été marié ou être mort au Canada.
Le témoignage de Cauthorn, l’historien local de Vincennes, paraît établir le fait que le M. de Vincennes qui commandait sur l'Ouabache et qui fut brûlé à mort par les Chicachas épousa À Kaskaskia en 17838 une fille de Philippe Longpré, le plus riche marchand de P endroit. Le fait de ce mariage indique un homme non marié, d'âge à se marier. Pierre Margane, sieur Des Forûts, ia personne adoptée par Shea, épousa le 14 octobre 1722, à Montréal, une demoiselle Daillebout et M.de Vincennes se maria à Kaskaskia en 1733. Pierre-Francois Margane, que mentionne M. l’abbé Tanguay, ne paraît pas dans le Dictionnaire. Francois- Marie Bissot, seigneur de Vincennes, s’il était alors vivant, aurait eu trente-trois ans, et, comme nous l'avons vu, il ne paraît pas avoir été marié ou être mort au Canada, d’après le Dictiennaire généalogique.
Pourquoi notre héros ne serait-il pas Francçois- Marie Bissot ? Maïs Cauthorn affirme qu'il signait François Morgan de Vincennes, ”—et il était un Bissot, non un Margane de la Valtrie. Cauthorn peut cependant être dans lerreur, car il est certain qu’il ne signait pas toujours comme on l’a dit, puisque l’une de ses signatures sur Îles registres de paroisse à Kaskaskia, à la date du 20 octobre 1727, et dont le fac-simile est en ce moment devant moi, est comme il suit : F (ou L) Vinsenne.
Le fait qu’il était lieutenant réformé et commandait des troupes dans la Louisiane en 1726, comme il est dit dans les Découvertes de Margry, et que dans la
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compilation de Daniel touchant les officiers du Canada on le montre simple enseigne en 1732, est aussi très embarrassant.
Serait-ce que M. de Vincennes, dont nous nous sommes efforcés d'établir l'identité, ne serait point né au Canada, mais au pays des Illinois ou en Louisiane ?
Quels que fussent son nom et son origine le grand Etat de l’Indiana lui doit un monument, et j'ai le ferme espoir que, dès que son identité aura été historiquement établie,il s’acquittera avec empressement de sa dette envers la mémoire de son fondateur, dont le nom est perpétué à Vincennes, sa première agglomération de colons, la plus vieille de ses villes, et l’ancienne capitale du Territoire du Nord-Ouest américain.
Les écrivains des RECHERCHES HISTORIQUES qui ont accès aux archives de la seigneurie de Vincennes au 'anada et aux papiers des vieilles familles de la Nouvelle-France en général, voudront-ils faire les recherches nécessaires et livrer à la publicité les faits ainsi que leurs propres vues sur ce sujet pour aider À donner une réponse satisfaisante à cette question : Qui était M. de Vincennes, fondateur de l’Indiana ?