‹ Le sieur de VincennesChapitre 4 sur 71 · FRANÇOIS BISSOT DE LA RIVIERE · texte numérisé non relu

FRANÇOIS BISSOT DE LA RIVIERE

François Bissot de la Rivière était originaire de Pont-Audemer, ville de l’ancienne Normandie qui forme aujourd’hui partie du département de l’Eure. Né sur la paroisse de Notre-Dame du Pré, il était fils de “honorable homme” Jean Bissot du Gommer et de Marie Assour.

Bissot passa en la Nouvelle-France avant 1639.

II décéda à I’Hôtel-Dieu de Québec le 26 juillet 1673, à l’âge de 59 ans, et fut inhumé dans le cimetière de I’Hôtel-Dieu.

François Bissot de la Rivière avait épousé à Québec, le 25 octobre 1648, Marie Couillard, fille de Guillaume Couillard et de Guillemette Hébert.

Deux ans après la mort de François Bissot de la Rivière, à Québec, le 7 septembre 1675, Marie Couillard se remariait avec Jacques de Lalande-Gayon, fils de Pierre de Lalande-Gayon et de Marie d’Arasne, de la ville de Bayonne.

Madame de Lalande-Gayon décéda à Saint-Pierre de nie d’Orléans le 22 juin 1703, et fut inhumée le lendemain dans le cimetière de cette paroisse.

Jacques de Lalande-Gayon périt en se rendant en France dans le vaisseau du roi le Corossol dans l’automne de 1693. (1)

(1) Du mariage de Jacques de Lalande-Gayon et de Marie Couillard naquit un fils à Québec, le 26 juin 1677 : Jacques- Marie de Lalande-Gayon. Ce dernier devint capitaine de vais-

Du mariage de François Bissot de la Rivière et de Marie Couillard étaient nés douze enfants :

JEAN-FRANCOIS BISSOT

Né à Québec le 6 décembre 1649.

Décédé au même endroit le 25 novembre 1663, il fut inhumé le lendemain dans la chapelle Saint-Joseph de l’église paroissiale, au côté droit de l’autel.

LOUISE BISSOT

Née à Québec le 25 septembre 1651.

Mariee a Quebec, le 12 août 1668, à Séraphin Margane de Lavaltrie, lieutenant d’une compagnie du régiment de Lignières, fils de Sébastien Margane et de Denise Tonnot, de la paroisse de Saint-Benoit, ville et archevêché de Paris.

M. Margane de Lavaltrie décéda à Montréal le 16 mai 1699, et fut inhumé le lendemain dans l’église paroissiale.

Madame de Lavaltrie survécut près de trente-qua-

seau au service du roi d’Espagne. Par son testament reçu à Bayonne, le 3 août 1753, devant le notaire Duclercq, il donnait à son neveu, Louis de Lafontaine, fils aîné de M. de Lafontaine de Belcour et de Charlotte Bissot, tous les biens, droits et actions qu i pouvait avoir en Canada, “à la charge de prêter assistance et secours à ses soeurs avec lesquelles le dit testateur lui recommandait de vivre de bonne intelligence et amitié.” M. de Lalande- Cayon évaluait les biens qu’il laissait ainsi à Louis de Lafontaine a la somme de huit mille livres.

tre ans à son mari puisqu’elle décéda à Montréal le 1er mars 1733. (1)

De leur mariage étaient nés onze enfants: cinq fils et six filles. Deux des fils furent tués au service du roi. Un autre, après avoir vécu au Labrador pendant plusieurs années et élevé une famille, se fit recevoir prêtre. Celui qui continua la lignée mourut à un âge avancé, après avoir servi sous les couronnes de France et d’Angleterre. Les filles firent toutes des alliances distinguées. La famille Margane de Lavaltrie s’est éteinte parmi nous au commencement du dix-neuvième siècle. (2)

GENEVIEVE BISSOT Née à Québec le 25 mai 1653.

Mariée à Québec, le 12 juin 1673, à Louis Maheu, fils de défunt René Maheu et de défunte Marguerite Corriveau.

M. Maheu décéda en sa maison de la basse-ville de Québec le 24 novembre 1683, et fut inhumé le 26 dans le cimetière paroissial.

M. J. -Edmond Roy raconte une ennuyeuse aventure arrivée à la veuve Maheu ;

“Nicolas Daneau, sieur de Muy, capitaine d’une compagnie d’infanterie, et qui devait plus tard etre

(1) M. Benjamin Suite (Le Régiment de Carignan, p. 85) la fait mourir en 1691.

(2) Sur cette famille on peut consulter notre ouvrage La famille Margane de Lavaltrie.

appelé au gouvernement de la Louisiane, lui fit la cour. II y eut promesse de mariage et les fiançailles furent solennellement arrêtées, lorsqu’un beau jour l’amoureux disparut tout à coup. On apprit au printemps de 1687 qu’il était sur le point d’épouser à Boucherville une fille de Pierre Boucher, ancien gouverneur de Trois-Rivières. Malgré les protestations de la belle délaissée, M. de Caumont, alors missionnaire à Boucherville, maria l’infidèle à mademoiselle Marguerite Boucher. Un procès fut intenté en ccur de prévôté à Québec, on en appela à I’officialité de l’évêque, on fit saisir les gages de l’officier volage, le prêtre qui avait célébré le mariage fut sommé de s’expliquer. La position menaçait de se compliquer encore, lorsque pour éviter un plus grand scandale, il fut convenu que M. de Muy payerait un dédommagement de 350 livres à la veuve et que l’affaire serait éteinte.” (1)

Le 4 avril 1689, le Conseil Souverain rendait un important jugement sur une poursuite intentée par François Vianney Pachot, marchand, de Québec, contre la veuve Maheu. Celle-ci obtenait de jouir de l’effet de la renonciation qu’elle avait faite à la communauté qui était entre elle et son défunt mari; elle était cependant condamnée à rapporter la somme de 241 livres et 10 deniers à la masse des effets mobiliers de la dite communauté. (2)

Nous perdons ensuite la veuve Maheu de vue.

(1) Histoire de la Seigneurie de Lauzon, vol 1er, p. 250.

pUr.NlC,ola® Daneau de Mu.y on peut consulter le Bulletin des tiecherches historiques,” vol. X, p. 345.

m(2) Jv°e™ents et Délibérations du Conseil Souverain, vol.

111, p, olo.

CATHERINE BISSOT

Née à Québec le 6 mars 1655.

Mariée à Saint-Joseph de la Pointe-Lévy, le 27 novembre 1670, à Etienne Charest, fils de défunt Pierre Charest et de Renée Merle, de la paioisse de Sainte- Radegonde, ville et évêché de Poitiers.

Madame Charest décéda à Saint-Joseph de la Pointe-Lévy en 1694. (1)

M. Charest décéda au même endroit le 5 mai 1699. et fut inhumé le lendemain dans l’église paroissiale.

Du mariage de Etienne Charest et de Catherine Bissot naquirent dix enfants. C’est l’un d’eux, Etienne Charest, qui, en 1763, fut envoyé en Angleterre comme député du peuple pour supplier le roi de la Grande-Bretagne d’accorder à ses nouveaux sujets un évêque afin de gouverner l’église du Canada. La famille Charest partit du Canada en 1765.

CLAIRE-FRANCOISE BISSOT

Née à Québec le 13 avril 1656.

(1) On ne trouve point l’acte de sépulture de madame Charest au registre, mais une entrée faite au livre de compte de la fabrique ne permet point de douter de la date de sa mort. “Reddition du compte du marguillier Guillaume Albert pour^ 1694: j’ai reçu de M. Charest 14 livres sur lequel il doit pour l’enterrement de sa femme. L’année suivante, le marguillier reçoit 34 livres, balance des frais de cet enterrement.” (Note de M. J.-Edmond Roy).

Mariée à Québec, le 7 octobre 1675, à Louis JoIIiet, fils cle défunt Jean JoIIiet et de Marie d’Abancourt.

Louis JoIIiet mourut entre mai et septembre 1700, dans une des îles Mingan ou à I’île d’Anticosti. Nous n’avons rien de précis sur ce point.

Madame JoIIiet décéda à Québec le 1er mars 1710, et fut inhumée le lendemain dans l’église paroissiale.

Du mariage de Louis JoIIiet et de Claire-Françoise Bissot naquirent sept enfants. Ses deux fds, Jean- Baptiste JoIIiet de Mingan et Charles JoIIiet d’Anticosti comptent de nombreux descendants dans la province de Québec. Louise Grignon, fille de Jean Grignon marié à Marie-Geneviève JoIIiet, fille ainée de Louis JoIIiet, devint l’épouse du baron de Castelneau.

MARIE BISSOT

Née à Québec le 3 juillet 1657.

Mariée à Québec, le 5 décembre 1682, à Claude Porhei, marchand, fils de défunt Claude Porlxer et de Marie-Madeleine Sylvain, de la paroisse de Saint- Sevérin, ville et archevêché de Paris.

M. Porlier décéda a Québec le 31 juillet 1689, et fut inhumé dans l’église paroissiale.

Marie Bissot se remaria à Québec, le 26 février 1691, avec Jacques Gourdeau de Beaulieu, fils de Jacques Gourdeau de Beaulieu, bourgeois, et de Eléonore de Grandmaison.

Madame Gourdeau de Beaulieu décéda à Québec le 23 juillet 1719, et fut inhumée le lendemain dans I eglise paroissiale.

M. Gourdeau de Beaulieu décéda à son tour le 2 juillet 1720. (1)

Marie Bissot eut des enfants de ses deux mariages. La famille Porlier s’est éteinte parmi nous vers le milieu du dix-neuvième siècle. Les Gourdeau sont encore nombreux dans le district de Québec. Le colonel Gourdeau, ancien sous-ministre de la marine, descend de Jacques Gourdeau de Beaulieu et de Marie Bissot.

GUILLAUME BISSOT

Né à Québec le 16 septembre 1661.

Dans l’inventaire des biens de François Bissot de la Rivière fait le 27 avril 1676, par le notaire Becquet, il est dit que Louis JoIIiet est tuteur des mineurs Bissot, entr’autres Guillaume Bissot, âgé de 15 ans.

D’autre part, dans le recensement nominal de la colonie de la Nouvelle-France, fait en 1681, il n’est pas question de Guillaume Bissot. D’où on peut conclure qu’il est mort entre 1676 et 1681.

CHARLES-FRANCOIS BISSOT (2)

Né à Québec le 5 février 1664.

(1) Ni Mgr Tanguay ni les registres de Notre-Dame de Québec ne font mention de la mort de M. Gourdeau. Nous avons trouvé ce renseignement dans une requête adressée au Conseil Supérieur de Québec, en octobre 1/32, par Jacques Gourdeau de Beaulieu, fils de Jacques Gourdeau de Beaulieu et de Marie Bissot, pour obtenir des lettres d’héritier sous bénéfice d’inventaire.

(2) Connu sous le prénom Charles.

Seigneur en partie de Vincennes.

Marié à Montréal, le 28 février 1699, à Anne-Françoise Forestier, fille de Antoine Forestier, chirurgien, et de Marie-Madeleine Cavelier.

M. Bissot fit le négoce à Mingan pendant une vingtaine d’années. En 1705, il tourna son énergie vers rîle de Terre-Neuve où il avait loué le fief et seigneurie de Port-à-Cho x, pour y faire la pêche et la traite. Nous le perdons de vue à partir de cette époque. II est possible qu’il soit mort à Terre-Neuve de même que sa fe ime Anne-Françoise Forestier.

Nous connaissons un enfant à Charles-François Bissot et Anne-Françoise Forestier:

Marie-Madeleine Bissot née à Montreal le 5 décembre 1699. Décédée à Lachine le 22 mars 1718.(1)

MARIE-CHARLOTTE BISSOT

Née à Québec le 4 juin 1666.

Mariée à Saint-Joseph de la Pointe-Lévy, le 25 février 1686, à Pierre Benac, natif de Bayonne, marchand à Québec.

En 1690, M. Benac était contrôleur-général des Fermes du Roi en la Nouvelle-France.

M. Benac après son départ de la Nouvelle-France fut nomme major-général de la capitainerie du Cap- Breton.

(1) L’acte de sépulture dit : “Angélique Bissot, âgée d’environ seize ans; fille de défunt Baptiste Bissot, en son vivant marchand à Québec, et de défunte Marie-Madeleine Forestier,” mais il s’agit de Marie-Madeleine Bissot, fille de Charles-François Bissôt et de Anne-Françoise Forestier.

M. Benac décéda à Bayonne.

Madme Benac décéda également à Bayonne en novembre 1745.

Par son testament reçu par le notaire Duclercq, à Bayonne, le 15 juin 1745, elle avait institué pour ses héritières générales et universelles ses nièces, Louise de Grignon, veuve du baron de Castelneau, et Marie- Charlotte Bissot, épouse de M de Lafontaine de Belcour. Cette succession rapporta une quinzaine de mille livres à madame de Lafontaine de Belcour. (1)

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