CHAPITRE PREMIER
Bien longtemps avant les Romains, bien longtemps avant les Étrusques, vivait dans les plaines (le l'Emilie, surtout dans les environs de Parme, de Reggio et de Modène. un peuple dont les écrivains de L'antiquité ne nous ont pas infime fait connaître le nom ! Heureusement ce peuple nous a laissé de singulières archives qui nous permettent, sinon de reconstruire son liistoire proprement dite, du moins de connaître ses mœurs, ses habitudes, son industrie, sa civilisation, cl peutêtre même un jour de découvrir sa tilialion, son origine.
Ces précieuses et vénmdiks archives sont tout simplement des amas de terre, disséminés parfois au mi-
lieu des basses collines des Apennins, mais plus généralement dans la plaine, amas contenant de la cendre, du charbon, des ossements très-nombreux, des débris de poterie abondants et beaucoup d'autres restes de l'industrie humaine. Les terres de ces amas, riches en phosphates et en matières azotées, sont naturellement très-rochorchées par les agriculteurs du pays, qui les
<li;s imiiiiIi:.- ii fmi'.hv !i;p iti'tmn, I" loiit en m'.tiv;us i''t;it. sans mélange d'objet appropriés au culte, il est clair qu'on est là, tout bonnement, en présence d'amas de rejets d'habitations, d 'accumula lion s d'ordures, d'entassements de débris de cuisine. Ce sonl des dépôts analogues à ceux découverts et explorés dans le Danemark, a ceux qui existent entre les pilotis des stations lacustres de la Suisse.
Plus lard les agriculteurs do l'Emilie, comparant les piviewlues terres cimeliériales aux marnes proprement
diies, exploitas dans divers pays mmmp amendement, l'enijilncèrcnl l'ancien nom par celui do terres marne et iinnnuèren:, les liens d'exploitation mwniïrex. Ces noms étaient encore impropres. Les terres dont il s'agit ne sont pas do véritables marnes. Ce sont des terres plus ou moins argileuses, plus ou moins sableuses, qui n'agissent pas comme simple amendement, mais bien comme engrais, grâce ans malices a/olées et au phosphate de chaux qu'elles contiennent.
Pour éviter toute confusion et fausse iulcrpi'étniimi. sans pour cela créer des mois nouveaux, MM. Strohel et Pigorûù' ont proposé de se servir des termes matière et terramare, déjà employés par les paysans qui ont ainsi dénaturé les noms qu'ils entendaient, sans les comprendre. sortir de la bouche des personnes instruites. Ces termes, créés par les enfants de notre civilisation actuelle, conviennent d'autant mieux qu'ils s'appliquent ii des dépars qui révèlent les origines de cette même Hvilisrilinn. Aussi ont-ils été généralement admis.
Déjà nu trei'ois les eiele'iù^ii.-s r.ïp|nii'l nient les .ibjets retirés des l erra m ares à l'époque où les Itnmains envahisseurs lultaienl contre les anciens liabiUmls du pays, encore plus ou moins barbares. Cela faisait remonter ces objets à deux ou trois siècles au moins avant
Mais ils sont bien plus anciens 1 Quand on examine avec soin les marîères, on reconnaît que la grande majorité ne contient eu fait de métal
que du bronze, sans aucun indice de fer. Parmi les fragmente de poterie do ces marières, aucun ne porte les Iraccs du iour el du four à potier. Ces trois caractères sont constants dans leur association.
Pourtant parfois les marières dénotent une civilisation plus avancée, le for apparaît, et avec lui on voit des poteries faites au tour, ce qui se reconnaît très-facilement par la présence de stries concentriques Iresrégulières. On voit aussi des fragments de poterie d'un beau intime qui prouvent l'emploi du four à cuire.
Quand dans une même niarîèïo existent les deux époque,*, celle où il n'y avait, en fait do métal, que le bronze el celle où se montre déjà le fer, les débris si; rapportant a la dernière, c'esl-ii-dire à l'époque du fer. sont toujours superposés à ceux de l'époque du bronze.
Une troisième époque dont on trouve parfois, bien qu'exceptioneltement, des traces dans les marières, est celle qu'on pourrait appeler époque des représen-
superposés a ceux des deux autres, est caractérisée, dans l'Émilie, par l'introduction des représentations.
1. Ij'i bcili'i ri'i'lli'li-ln-i fie 11. li'l. Lartiîl nnu- «ni uidiilrr qu'il uno époque bien plus recuire i|ur ccllr .Iri.i i! est ici question,
instrunipiils cm piwn- polir . Biintail dans 1b suil-rurst de la Frjnrii ;il;<' ]"'j..i:Lilii^n ijiti .1.1 li' Si'ii'ini.'nr ntli-li iik' Iris- ii'i i'Ji'[i|'i L . ^I.ii-
Fhsrmblr qiirlqms simples lieuci.
l'Emilie les premières traces de monnaie, l'un rude, petits fragments de bronze, sans coin, et même, peulétrc, i'aet grave ', lingot de bronze portant déjà un grossier sujet en relief. C'est aussi alors que l'écriture fait son apparition dans le pays.
D'après les recherches de M. Des Vergers 1 , le grand développement de la civilisation étrusque, et par conséquent l'époque de la diffusion de la domination de ce peuple, daterait environ de 200 ans avant la fondation de Home, plus do 10/|0 ans avant nuire ère. C'est donc probablement alors ou peu après que les Etrusques ont occupé la plaine du l'ô. lin tout cas, si nous ne pouvons indiquer avec précision l'époque où ils ont envahi l'Emilie ', nous savons qu'ils ont été chassés du
1. Ito Y«n>: n a: r/iWii; et h- s Clw/urs, vol. !. |>. 161. s. H. Je connu Goziadinl, datia un Irfs-rtmlrquabte "*v»i1 qu'il
ik'lll. île [inbliiT : l'i mi 'nu lien uerrnpiili ti Mnruiliollo nri flirfu- . ijiiete, UiL ; - Nuus [movons dt'iluiiv qui' l'irrunlinn îles UOi'nis ucrim vers In moitié ilu <|ija(i ii-inu aiijult: ili' Itoim', puisque Wf Étrusques réunis j VnUniiii.i. [iiiui (h'Iilii'itr un lis secours n'cliiiués par Veïe, qu'j^iiv-Kiil Cmnillc, l.'s irl'u-imil ]iiiu i' qu.' I r lluïi'ns, le; Annru;inia cl les Linpinii- pnVipituinnl sur lu |]hihii> l'ii eomme 1111
LE SIGNE DE LA CHOIX
s le milieu du iv' siècle de Rome. Leur domiimonte donc à plus de A00 ans avant JOsus-
terraroares de l'époque du bronze, dont je occuper spécialement, sont encore bien plus les. Au temps de la domination étrusque, il faut toute la durée de l'époque des représentations lues et toute celle bien plus longue encore, it en )ar la puissance des dépôts, de la première apil du Ter. .Supposons 1000 ans avant Jésus-Christ : date de la fin do l'époque du bronze, c'est trèa-
;nt exércposaii
LE SIONE DE L,\ CHOU
(ion de 5 m . 50 de puissance, quel temps D*a-t-il pas fallu, surtout ii une époque où, comme nous le dirons plus tard, l'on ne construisait qu'en branchages revêtus de terre glaise ! Si nous prenons les monuments romains situés au milieu de nos villes, mous verrons, par exemple, la colonne Trajane a Rome, les Arènes a, Vérone, le Palais des Thermes a. l'aris. s'être tout au plus enterrés de deux mètres pendant 15 a 1G00 ans, malgré les constructions, et démulilium fréquemment répelées de maisons en pierres et mortier.
La terre tourbeuse repose sur un dépôt gris cendré contenant du.-; coquilles aquatiques, ce qui m outre que les populations do cette époque recherchaient, pour les habiter, les sols marécageux ou mieux les étangs, car le dépôt est plutôt celui d'un bassin d'eau que d'un
venus planter des pilotis sur lesquels us du! établi leur demeure. Jetant ii l'eau, autour de leurs habitations, Ions leurs rebuts de ménage, le niveau du l'eau du bassin s'est élevé et a forcé les habitants à piauler dans l'ancien sol de nouveaux pilotis, plus longs que les premiers, et de fait dans le bas de la rouille on a trouvé des pieux de dimensions bien différentes. Toujours aussi Insouciants, toujours aussi iiupivvovauts, |.'s habitants de l'endroit ont cunliniic à se débarrasser de leurs ordures en les jetant dans le bassin, et le premier exhaussement a lîni par être insuffisant. L'eau fangeuse a envahi la plate-forme supportant les habitations; il a fallu alors renouveler le pilnlage. Ce troisième pilotage, dont les pieux sont loin d'avoir atteint le fond du bas-
TERRAMARES DF. L'ÉUILIE. 11
sin, a ou le sort de ses prédécesseurs, il a fini aussi par se trouver enfoui au milieu des rejets. Hais alors l'accumulation était assez considérable pour s'élever audessus du niveau de l'eau. Les nouvelles habitations ont été construites directement sur ce sol h sec, qu'elles ont continué à .ici' mitre, en runsl il liant la lerrainai'i; proprement dite. Cette pai lie formée k l'air libre est la seule que les fifrrinillciirs l'eclieri'lienl ; la jiartie tourbeuse ne vaut rien i-t u'e>1 j ia- !'\ploitiV ; l'iii'i'jiéijlii.u'nr: -eiil kl touille.
La raarière la mieux étudiée est celle du Conventiim ilu Cas! ii me. u>pé ( :e du t;kà!r.'aii-cou wnl . f u [ ; t r m ■
sur un léger mamelon, à si.\ kilomètres au nord de ltorgo San Donino, station du clieniin de fer, enlre l'arme el Plaisance.
Grâce à l'obligeance de M. Sirobcl 1 , je puis donner le plan de celte intéressante localité a l'échelle de 1 pour 5000, figure 2.
12 LE SIGNE DE LA CHOIX
Les constructions sont sur le sommet du mamelon qui est actuellement entouré par le chemin a, b, c, d.
e, {, <l- *j sonl ies traces de l'ancien fossé du couvent, fossé encore bien conservé du cûlé de l'entrée, et sur lequel i:vi>te un pont au point /.
1 est l'ancicnnu oxpluilaliou do li'iTamare pour les besoins agncolus, adiidli'inont îecomblée.
2 est la fouille pratiquée en 1802, par M. le professeur Slrobel et M. Figorini, pour l'étude de la inarière.
3 et i sont les fouilles de MM. Slrobel et Pigorini en 18G3.
5, point à partir duquel, dil-on, on ne trouve plus de terramare quand on recherche h l'ouest.
C, sondage, dans la cour du château A. qui a fait reconnaître la terramare a deux mètres environ de profondeur.
a fl, ligne probable du bord X. E. du pilotage.
Le mamelon du Comeiilinu Un Caàiionc ne s'élève que do trois métros, environ au-ili'ssus du niveau finirai de la plaine du Pô, Sa base, de deux hectares et même plus d'étendue, a une forme elliptique. Le grand diamètre se dirige dans le sens normal des cours d'eau du pays.
La terramare fut découverte il y a un peu plus de treille ans cl exploitée depuis lors. Elle est située à la base du mamelon du côté de l'est. L'exploitation occupait, quand MM. Strobel et Pigorini ont commencé leurs recherches en J862, un espace de 37 arcs environ. Elle élail de forme quadrilatère, allongée. Irès-réirécie a
L r. I II C- C<
TERRA M ARES lit L'ÉHIUE,
une extrémité, point sur lequel se faisait l'extraction de la terramaro au moment des fouilles. Le reste de l'exploitation a Étô remblayé et mis en cullure.
La terramare proprement dite III, ainsi que le montre la coupe figure 3, est recouverte de deux mètres
de terre ordinaire IV. L'assise a deux mètres et demi de puissance, el repose sur une couche de terre tourbeuse noirâtre II, épaisse environ d'un mètre, qui contient, comme à Parme, des pilotis. Le fond I est argilocalcaire, gris clair, ayant tout l'aspect d'un dépôt de lac ou étang.
Dans la coupe que nous donnons, le pilotage est lijjiin: restauré. En effet, les belles, consciencieuses et patientes recherches de .MM. Strobel et l'igorini sur les
terramares et les pilotages du Parmesan 1 ont fait connailre Ions les détails <lc ce genre île constructions.
Les pilolis de Castione ont deuï à trois mètres de long; ce sont dos troncs d'arbres de 12 à 18 centimè-
rclsndti en Imi.:;. I.a pointe îles pilotis n'a pas t" 1 ■ lormée li l'aide du l'en, mais taillée à nombreux el ])elils coups dont on retrouve encore les éclata au milieu de la terre tourbeuse. Cette pointe, suivant la longueur des pilolis. est enfoncée de quelques oi'iiliiili''lres à six décimètres dans le sol qui forme le fond du bassin. Quand les tètes sont bien conservées, elles portent encore les traces des coups reçus pour enfoncer le pilotis. Parfois ces tètes montrent des traces d'incendie. Par suite du tassement et de la poussée des terres, les pilolis sont actuellement fortement inclines. Si le bout pénètre peu dans le fond, [uni le pilolis a sulii l'inclinaison, mai- .-i ce boit! es! long, il reste vertical et la partie engagée dans la terre tourbeuse est seule inclinée; le bois s'est fortement coudé, entre les deux assises, sans se briser. Le même phénomène s'observait à Parme, comme on peut le reconnaître en jetant un coup d'œil sur la figure 1, page 9.
Le relevé, figure Si, à l'échelle de 1 pour 100, de la partie des fouilles pratiquées par MM. Strobel et Pigorini, au ir h du plan général, page dl, donne une idée de la distribution des pilotis. Les ronds sont les picuv
I. I'idoïim cl Siïotei. : Le lerremare e il paiaftUe dtl Au*mmsi; prima relaiiuiie, 18li i, iii-.'i", — .féminin rcla:inne, isiii. in-8°. Lm 11161111'! aiilr-ms mit jnililii'. mi-i'iiilili' uu H'tiarpnii'iil, filiii-içiiis lirwliiitcs h> ni|i]iorliinl 1111 tnt.ow suji'l.
1ER HA M ARES L'KMlLIli. 15 verticaux, eu c on a trouvé des traverses et des planches sur lesquelles nous allons revenir. A B est un talus au bord du bassin contenant un lit de charbon, de paille, grain et débris de poterie brûlés, recouvert de débris calcaires éclatés au feu.
Les pilotis sont parfois isolés, parfois groupés deux, trois, et même jusqu'à finit ensemble. Ils son! placés à distances diverses, espacés entre «us de 00 centimètres h 2 moires.
Au milieu des pilotés, et cuti lundi tes avec eux, se trouvent des traverses. De prime abord on ne peut les distinguer, mais un examen attentif les fait i'ccuiinaili-e à leurs bouts, ni effilés ni martelés. Leur longueur est de 2 a 3 mètres et plus; leur diamètre, do 10 1 15 centimètres, varie suivant qu'elles sont, formées de troncs entiers ou refendus. Distribuées a diverses distances en long et en lni-^e du pilotage, elles se coupent ou se rencontrent à ançlc droit. Les unes s'appuient simplement, sur les pilotis ou sur les traverses qu'elles
rencontrent, les autres sont encastrées dans une rainure taillée dims lu tète du pieu-pilolis ou passées dans un trou carré pratiqué un peu au-dr-sous de son sommet.
Les planches soni rares, cependant il s'en est rencontré plusieurs groupes encore en place sur les traverses. Le plus complet, représenté figure 5, a l'échelle
de i pour 50, provient de la fouille n* 2 du plan général page ii.
a sont les pilotis;
ii, les poutrelles horizontales ou traverses; c, les planches.
Ces planches, obtenues simplement par éclats en refendant les troncs d'arbres, -nul assez inéjiu'.iLivr. Juxtaposées à côté les unes dos aulres, elles ne l'urinaient qu'une assise. Elles élaieni tout bonuemeiil posées sur les traverses sans être fixées par des chevilles, des liens ou des rainures. l,es ditneiisious sont 1 m. 50 à 3 mètres
TEÎtKAMAKES DE L'ÊMILIE.
de longueur. 16 à 3,1 eeiitirin''tri's <ti; !;u cl 3 k S centimètres d'épaisseur.
C-H d'J 'l'S Mlllt lîil'll Stlili.-ililll lll.iir p!:lWl!lV i|i<
restaurer complètement le pilotage. C'est, en elTel, ce qu'ont tenté de faire MM. l'igorini cl Slrobcl, cl voici leurs dessins.
Sur une série de pilotis plantés en quïncoiiCF ligure 0, reposai! un quadrillage eu traverses ligure 7
supportant mi plancher grossier ligure 8. I.e tout était recouver! d'une espèce de pavé fait avee de la lorre battue. Ce pavé rmiieiiail parfois de pelils lils de charbons 13 1 lies r;iilliitl\ p-ïieés liorï/on Ni1< ■iihtiI les lins îi côté des attires. CDitunc l'un! prnaw < l'-tnins fragments. \.v plus s;r;uiLl murci'au :>.■!!■:-■ ■ i j t : uvail l: peu prés un mètre carré de superficie el environ trente centimètres de liauleur. Dans uti magasin à grain, cunlenant une
ment en une concile de terre sableuse posée sur I planches.
MM. fitnihûl et l'i-m'ini signalent el figurent (lit:, il
vers le bord N.-E. du pilotage, ligne a p du plan gémirai, une espèce de défense en buis. Kilo es! nmiposéiî de puiili'cs en travers ayanl jusqu'il ni;i| riéire-: île lenu'. posées sur un seul rang, les unes au-dessus des; autres, au nombre de sept et plus . maintenues par des pieux
inrlinés. éiiideuieul placés ies uns au-dessus des autres,
TËRRAMAHES DE L'ÉMILIK. t'J
ei ayant leurs Mîtes inlorpusées cuire les poutres. Quatre du ces assemblages de pieux, faisant la fonction d'arcs-boutants, ont été reconnus; la dislance intermédiaire entre chacun d*eus était d'environ trois mètres. Celle espèce de forte palissade tendrait à confirmer
les habitants des stations aquatiques et les habitants des stations à sec appartiennent bien ii la même race. Tin effet, à l'arme, à Caslione, non-seulement on voit le passage entre la terre Uiurbou.-c el la lerramaro proprement dite, mais encore, ce qui est bien plus concluant, terramare et tenu tourbeuse contiennent exactement les mêmes objets, avec les moines formes, dans les mêmes proportions, dans le même état.
Le pavé en terre battue de la plate-forme des pilotages s'est lui-même continué dans les habitations sur
50 LE E DE LA CHOIX
le h>\ solide. MM. Slrobel et Pigorini donnent imc-coitpe,
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