‹ Le Signe de la croix avant le christianismeChapitre 11 sur 32 · CIMETIÈRE DE VILLANOVA. H · texte numérisé non relu

CIMETIÈRE DE VILLANOVA. H

Le bronze contiendrai d'après lu même chimiste :

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Étaki 15,71

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Les ornements sont uucoru plus variés que les formes. Ils sont simples, mais graciée*; soit »t-uili en creux, suit à arêtes un relief. Presque toutes les fibules un ont,

sont des combinaisons q I ■ ; lignes ul du cercles. I.e métal est parfaitement travaillé et il a le poli de V acier bruni.

et parallèles.

gants. M. Gozzadmi en figure une très-belle dont la paie, à l'intérieur, a la couleur «I l'aspect du la poix, un peu poreuse, et vers la surface une couleur bleu-verdatre. Elle est. incrustée d'émail jaune.

D'autres fibule- sont formées de petites boules de verre bleu, babituellenienl garnies des trois cercles en émail jaune. Parfois lus houles de verre sont entremêlées de grains d'ambre, et rarement de bronze. Il en est ayant au miliuu un globule plus gros que les autres de verre blanc, ou un morceau du verre a plusieurs couleurs. Quelques petites seul garnies de légers disques d'albâtre blanc. Quelques-unes du ces diverses fibulus ont passé par le bûcher. les grains de verre étant déformés et soudés ensemble. D'autres n'ont pas eu à supporter lus atteintes du feu, comme le prouve la présence de l'ambre.

Il est des fibules entièrement garnies d'ambre, soi! d'un seul morceau qui forme loul le corps de la fibule,

impairs. .Sur les far.es de contact de ces pièces il y a un cercle régulier de petils trous qui, parfois, en enveloppe un autre de irons un peu plus grands. Un morceau d'ambre ollreun signe profondément et nettement gravé

On voit quelquefois !'os associe a l'ambre, soit que des anneaux d'os alternent avec des anneaux d'ambre, soit que le corps de la fibule loul cil os contienne de petils boulons d'ambre, nu des plaques rie formas diverses fis ries à la surface.

Les fibules d'ambre, ainsi que celles d'ambre cl d'os, ont parfois (Hé détruites par le feu du bûcher, et alors il ne reste que la lige en bronze qui formait l'âme ou charpente métallique.

Comme forme, on peut citer ries fibules en bronze avec de petits appendices supérieurs au nombre de trais, ayant la prétention de représenter des discaux. Execution fort grossière.

Fibules également en bronze, avec l'aiguille partant d'un arc de cercle au lieu de partir d'une spirale.

L'ibule à longue agrafe, terminée par un bouton. Une paire, formée de deux de ces fibules parfailemcnl semblables entre elles, élail marquée d'un chiffre.

Ces diverses fibules ont appartenu a des individus de Ions les sexes et de tous les âges, depuis les plus pelilsciifanls jusqu'aux plus [irai i des p ers un lies, comme on peut le voir par leurs dimensions très-variées.

Comme les épingles, les fibules, au nombre d'une oti de deux, étaient parfois posées sur le rebord de l'ouverture de l'ossuaire, quand il était droit, ou sur le cou, pris do celle ouverture, quand il était incliné ou horizontal. Ce sont les deux seules espèces d'objets trouvées dans ces positions. Certaines tombes contenaient dix. quatorze, jusqu'à Vingt et même trente fibules. Beaucoup d'enlre elles se trouvaient brisées ou tordues.

Quelques fibules portaient enfilés un petit anneau ou un fragment de ciiaiuetlc.

tôle, Hanqué de deux oiseaux; deux autres oiseaux s trouvent sur les flancs de la statuette. H. Gozzadini par!

LE SIGNE DE LA CHOIX

iFi'-Ii'^ajiIrs pi'n[Mu li(ji]s. Il ust vrai que les formes ne sont pas aussi disproportionnées que dans certaines idoles de la Toscane, el surtout de la ,Sar daigne; mais l'objet n'eu est pas moins d'un style très-primitif, trèsélémentaire. C'est, du reste, avec les deux pelits animaux cités précédemment, les oiseaux des libules et une anse de vase dolil j'ai parlé, les seuls modelages d'objets naturels trouvés dans ces sépultures.

Au milieu de ces lombes de personnes brûlées se sont rencontrés quatorze squelettes entiers qui n'ont point été soumis à l'action du feu. Ils étaient pourtant bien de la même épique, se Iromant ensevelis sur divers points du lion de sépulture, entre les autres lombes, el h la mémo profondeur. !H do ces corps non brûlés avait été placé si prés d'une tombe k ossuaire, que le squelette était en partie recouvert par les cendres de celte tombe, ce qui prouve qu'il avail été enterré le premier.

miLMsIaiils.pas trop cunipiiin'''-. île manière qu'on a bien

pu constater leur position.

Trois de ces squelettes n'étaient accompagnés d'aucun objet.

Quatre avaient auprès ou au-dessous de la nuque

des fibules, ri près dns lianes nu l'iilm l'épaule gaucho ci lalèle mi seul vase on lerro nu bien trois.

Deux avaient seulement un petit vase eu terre conique, l'un pris ilo l<i téle. l'an Ire vei's le radius gaiidir:.

Deux autres, près de la tête, le premier Une fibule, le second trois.

Un, près lie l'humérus gauche, une fibule avec grains d'ambre et sur l'os frontal une fibule de bronze avec une pince à épiler de même mêlai.

Une femme avait au doigt un anneau à un seul lour; (mis fibules, une sous la nuque, une adhérente au trou de l'oreille ut une sur le sternum; deux glands eu terre pvès du pied gaudu:. cl deux longues défenses de san-

Lbl SIGNE DE LA CHOIX.

de Villanova sonl élnisques. M;tis quelle est leur date? Los Ktiusques. dit-il. après avoir vaincu les Ligures, fnlidèrunl, entre les Apennins et les Alpes, la Nouvelle rllrurie, Ji peu près à l'époque lie la cfiute de Truie, arrivée A 30 ans avant la fondation de Rome. Cela lions fournit la date maximum, lï'auire pari, vers l'an Û50 avant .lésus-Clirisl. un 3I)£| de Home, les Boïeus, peuplade' gauloise, ayant envahi le pays. détruisironl l-'elsina, l'anliipn: linlogne. et rejetèrent les l'ilrnsques de l'antre cm té des Api imiiis. ce qui di m me la i In lu minimum, (le .serai! dune entre l'an 120/1 el l'an A 50 nvanl .lésus- (Ihrisl qu'amidon; en lieu, suivant \l . ( lo/./.Lidini . les l 'lise veli-seï nent s île Villanova.

moyen du IVic.v mile, rjui, pour lui. équivaut aux médailles i-t mnjniiiio qui .-l'r.vnt ii indiquer I i ■ [ : 1 3 ■ n 1 ■ ■ de la construction d'un monument. Admettant que Vues mile a élu employé comme monnaie du temps de Nnuw, ipii régna l'an .'itJ .\ 82 do Home, 7tfi à 071 avant csus-C.lu ist , el supposant tout naturellement que l'usage de celle monnaie s'est continué encore quelque lumps, le cimetière île Villanova doit èlre nu peu plus ou un peu moins ancien que le rogne de ce second roi de Home.

Depuis ses travaux sur Villauova, M. le comle Gozzadini a éludié un autre cimetière très-ancien des environs de llulngne. Ile cimetière est .situe dans la vallée du liéno. il Uurzabolln, station du rlioniin de ter qui traverse l'Apennin et se rend en Toscane. 1.0 résullal des rorlierclies. de M. (io/y.adini est consigné dans un

CIMETIÈRE l)F. VILLANOVA.

magnifique el très-remarquable mémoire ', qui ii para vers la fin de 1865. Revenant sur la question de la fondation de la Nouvelle Étrurie, f auteur admet, avec M. Des Vergers ; . que. selon les calculs approximalifs. le grand développement de la civilisation et de la puissance élrusque a eu lien 2(1.1 ans avant la fondation de nome, soi! :10/i'i ans avant Jésiis-Hlirist. Quant h la dale de l'occupation de la plaine du IVi par les i'lirusqiies. elle est. beaucoup plus incertaine : pourtant, il est loul naturel de penser ([u'ellc doit se rapporter à l'époque du grand développement de leur civilisation.

lin supposant avec M. (loizadini que le cimetière de Villanova soit étrusque, il doit donc remonter k une très-haute anliquilé.

Nous 1b croyons plus vieux encore!...

Eu elfel les cent qualii'-im^t-ti'ei/.c tombes de Villanova. fouillées avec tant de soin, n'ont pas fourni le moindre débris de vase peïul. de ces vases si caractéristiques qu'on les. désigne générale nient suas le nom de vases étrusques. — Pas même de ces poteries noires de la première civilisation étrusque. — Pas de ces anses légères, courbées presque à angle droit, type si commun dans les poteries réellement étrusques. — Pas de vases ou fioles en verre. — Les idoles, si abondantes en Élnirio. font à peu près complètement défaut, M . Gowadini n'en a ironvé qu'une seule. — Pas d'écri-

I . UmzADlm : lli an' milieu inwu/j»f; u .Mi:e;nlii,llf, net llutn- !!».■*,: Mw. 1*03, gr. in-i", IDi p. cl 30 pl.

i l)i:s ViinGEiis : L'Ëtrurit! el tes tïtrtminei, v. I. |i. 101.

IGNE DK LA CROIX, uelques rares signes ou cliilïres sur - l'oinl d'nes grave. — Pas de i dites uu bagues à chaton. Les cs-variées do forme, .sont gendra-

rien préjuger le r.'«[>|ioi l historique. -Si on y a rencontré exception nellcinenl une petite idole, trois ou quatre iiulres représentât iuus plastiques de formes animales, neuf <i« rutfe, des empreintes de serpents, dt canards et de lion si m m mes, gravées il la molette, cels est loin de dénoter l'influence de la conquête, qui certainement aurait éli' bien plus grande. On lie peut y voii que le simple effet de relations commerciales, menu

CIMETIÈRE flE VI LLANOVA.

minimum d'antiquité. En effet In bronze d'une valeur assez considérable i:l d'un usn^n général a dû, loutnalurellcmcnl. élre employé eoiunie objet principal d'échange dès sa découverte, et bientôt après pris pour étalon ou pour appoint, ce qui a donné naissance à l'oes

Pour comprendre Imile la différence qui existe entre le cimetière de Villanova et un cimetière du temps de l'occupation étrusque, il suffi l de jeter un simple coup d'teil sur la nécropole de Marï.abolto. On retrouve là à peu près toute la civilisaliun de Villanova, qui était l'ancienne civilisai ion tin pays, mais assueiée à la cïvili-

II y a des débris de vases peints, d'anses légères

l'a» graves Vues rude abonde, le propriétaire delà nécropole M. le comte Aria, en a réuni deux mille trois

des lignes à Hial'iu; enlin les lilndesavcc agrafe courte el large sonl communes.

Tous ces caractères de rinlliience étrusque dircsle, qui manquent dans les tei raiiKn'es du premier iige du fer, se retrouvent dans celles pltis t'éccnles. C'est ainsi que M. lo professeur Oh îérici, qui a si bien exploré la marière de San— l'oto ', dans le Iteggianais, y a rencontré des anses légères coudées ;i angle droit, de l'écri-.

LE SIGNE DE LA CHOIX

Uire étrusque, de petites idoles, {'aa grave* associé à Vacsntde, des fibules en tourne- il agrafe courte et largo.

Les lerramarcs cl les sépullurcs les plus anciennes de l'Émilic nous révèlent les traces très-claires, trèsnetles, très-bien définies de trois civilisations, qui toutes les trois ont précédé l'arrivée des Romains.

I.a première, la plus ancien))? des trois, probablement lu plus longue, esl celle île l'époque du bronze, à laquelle appartient la grande majorité des ierramaros : nous l'avons décrite avec soin dans notre premier ciia-

sentnlions organiques se sont peu à peu introduites, ce qui peut donner lieu à la distinclion d'une période iiilcrmédiairc. période de transition, colle des représentations animales. C'est à la seconde civilisation qu'appartient le cimetière de Villanovn que nous venons d'étudier.

La troisième civilisation os! celle des Etrusques, qui se montre très-nettement dans le cimetière de Uarzabollo. Les terramares contenant des débris de celle eivilisalion sonl rares cl exceptionnelles; pmirlant celle de San-l'nlo est parfaitemenf caractérisée.

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