LE SIGNE Ut: LA CHOIX
peut «11 juger par l'objet en hi'un/.e suivant, tigurc 53,
copié de M. Lerch.
La présence des pelits ronds, souvent rniiceiilnques, avec un point contrai, autre dessin symbolique de l'épuque du bronze, prouvent (pie les traditions de cctlfépoque étaient encore très en vigueur. Los lombes décrites appartiennent donc il la première époque du fer. ii la période anléliislorique do ce métal.
Kig.U. - Objei m b™. IgCxsi, iTufrài M. Ltrch.
En outre, eu comparant les descriptions des lombes de Golasecea et do Vïllanova, on voit qu'on est en présence d'une mémo civilisation, d'une même époque. Le genre de sépulture est tout à fait le même. Les corps sont brûlés; les débris d'ossements sont enfermés dans une grande urne, recouverte d'une coupe; les cendres sont groupées autour de l'ossuaire; le tout est enfermé dans une tombe construite d'une manière tout a, fait analogue, ('elle tombe, thins les deux cas, renferme aussi divers objets et des vases accessoires. Parmi ces vases, il eu es! quelques-uns à anse affoelant les mêmes
TOMBES l)K IÎOLASECCA. 123 formes. Sur li^ pnilf ries on vfJÎt parfois des signes gravés de la même manière et dont quelques-uns sont semblables dans les deux endroits. Dans les deux endroits aussi on a trouvé des coupes avec une grande V.mix liguiï'e à Fiulérieur. Parmi les. objels eu métal it suffit de cher les fibules k très-longues agrafes, particulière? de formes, si abondantes à Villauova comme à Golaser.ca. Golaseccn comme Villauova offre surtout des fibules à. bourrelet en bronze rempli d'une pâle
On le voit, il y a le plus grand rapporl, la plus grandi' analogie. f.i.'S deux localités élanl peu éloignées el se trouvant dans la même plaine, il doit y avoir à peu pivs
Ce qui caraclérise les sépultures de (iokisecca el leur donne le plus grand intérêt, c'esl : d'une part, l'absence coniplèle de représeiilatinns organiques. — nous avons vu qu'on n'en a trouvé que trois, c\<:eplioimc!li>inenl, dans des tombes qui n'apparl en aient pas au plateau ; — d'aulre part, c'est la présence: pre-que cuuslanle de la Croix sous les vases renfermés dans les tombes. Quand on rclournc les ossuaires, les coupes-couvercles ou les vases accessoires, on voit presque toujours, si le fond est bien conservé, une Croix tracée au-dessous. Voici le dessous de l'ossuaire figuré page 10S el celui de la coupe-couvercle représentée page 1H'.
La Croix de l'ossuaire, ligure 51. est parfaitement conservée. Elle se délaclie en noir brillant sur le fond
t. Ossuaire, figure Ut. — Cou pr-mi venir, ligure :W.
12Ù l.bl SIliNt UK LA CHOIX.
en noir mat. C'est donc le môme genre d'ornementation que pour le reste du vase. Le bel ossuaire (le M. l'avocat Galli, a Somma, porte aussi au-dessous une Crois très-nettement dessinée, brillant sur mat. Le petit ossuaire de la tombe que j'ai ouverte avait aussi une Crois au-dessous ; mais la base étant très- altérée a la surface.
ou tiVn v.)il plu- que <le :a\h\r.< milices.
Si les ossuaires à oruemeitlaliau brillante . produite par le lissage, paraissent avoir Ions, ou h peu près tous, une Croix sous la base, les .luircs ossuaires, au contraire, paraissent eu avoir élé généralement dépourvus.
La figure 55 représente le dessous de la coupe-couvercle de la lombe que j'ai explorée. La Croix y est trèsbieu dessinée. Ijl base des coupes-couvercles uionlre
^i'ui'i-.'lIc ni ci' .-if^i:i». Ainsi, sur qualre coupes-r:>tn rr-
i li;s quejepo^sriie. Intis oui la Croix. Ces Croix parfois soûl ii bras libres, comme relie di; l'ossuaire, figure ÎÏÏj. parfois sont enfermées dans un rond tracé autour du fond, comme dans la ligure 55, parfois aussi les bras de la Crois dépassent le rond qui coupe alors à peu prés leur milieu, .le possède une coupe ornée d'une Croix de
TIJMRES DE GOLASECCA.
ce genre, et j'en ai vu une semblable sur la dieminée du cabinet de travail dr M. Bionrielli. (les eoupes k Croix recouvraient nnn-seulement les ossuaires portant ries Crnix, niais aussi et surlnut t:i'il\ n'en portant pas. nie coupe que je possède n'ayant pas de Croix
la Croix. C'est ce qui me fait dire que toutes les tombe; contenaient ce signe. S'il n'était pas sur un
dessous la base se trouvai! par !c fait en vue et dominait ic groupe.
Les vases accessoires étaient aussi généralement ornes de la Croix sous leur hase, liu'uivs .16 et .17.
d'une manière Irvs-olaire. très-précise, très-positive, ce qui n'avait iV t jii' in tl it [ iii : par les Icrraiiiaras de l'Emilie et confirmé par le cimetière de Villanova : savoir que plus de mille ans avant Jésus-Christ la Crois était déjà un emblème religieux, Irès-fréqucmmenl employé. Cet emblème semblait exclure le culte des idoles, exclure même la simple représentation de tout ce qui est organisé, de loul ce qui a vie.
Bien plus, au milieu des Croix funéraires de Golasecca, datant d'un millier d'années avant le Christ, On a retrouvé le monogramme de Jésus-Christ tel que le reproduisaient fis premier.; chrétiens. Ce monogramme, tijîure -ÎS. i'st h'acéen brillai]! ~i ir Imitl mil. - 1 1 j — : J ■ ■ — i ■ ■ r ~ d'un petit vase accessoire, semblable à celui représenté figure 56. Il se trouve au château de Somma, chez M. le marquis lirmès Visconli.
Dans le monogramme habituel du Christ, tel qu'on le rencontre abondamment dans les catacombes et aii-
TOMBES DE GOLASECCA
leurs, ligure 59. la barre verticale se termine au sommet par un demi-cercle formant le P. Mais primitivement le P n'existait pas ; il îs'v avnit JLbsolmiierit, cnmmr dans le signe des sépultures de Snmin.'L. que les trois barres 1. X. (lïiooîç Xpant).