‹ Le Signe de la croix avant le christianismeChapitre 18 sur 32 · I.E SIGNE DE 1.A CROIX · texte numérisé non relu

I.E SIGNE DE 1.A CROIX

Je couteau, une petite scie. clf. ; cependant le fer rouvait généralement pas mêle au bronze et au

Les poteries i:onl pierreux dans la p:\te

petits eercles, de lignes qui se coupent et se réuifeenl en triangles, ornements placés soit aulour de la base, soit aulour du contre ou de la parlie supérieure. Parmi les petits vases, il y en a ;ï base arrondie, dont le Tond a été simplement formé en repoussant une petite partie de la paroi du vase.

On rencontre deux espèces de bronze, l'un plus roux, plus luisant, plus pesant et de meilleure conservation; l'autre plus jaune et plus poreux.

Les objets en bronze roux sont moulés; ceux en bronze jaune, espèce de cuivre, sont façonnés au marteau et réduits en lames.

On n'a pas trouvé de métaux précieux.

Sont en bronze des épingles, qui parfois ont leur tête en os, des fibules, des bracelets, des rasoirs en forme lunaire, do petites pinces, dw mors de chevaux, des réunions de petits anneaux formant cliainctte.

Sonl en fer des couteaux, de petites scies, des anneaux, des épingles, eic.

VADENA, ïïHOL.

Quelques boutons du verre, assez rares, ont aussi été trouvé.

Sur les couteaux, les rasoirs et autres objets en métal, il y a parfois des ornements analogues à ceux des poteries.

Sur quelques fibules et lêles d'épingles, on voit un fimiiil luisant, blanc cl noir.

Un petit objet en bronze, d'un usage inconnu, offre une Croix Irès-iietlemeiit dessinée, entourée d'une couronne, figure 6Û.

J'ai vu une pointe de lance en brunie, à douille se prolongeant tout le long de la lame et formant une haute arèle médiane arrondie, allant en diminuant jusqu'à la pointe.

Je dois citer aussi d'une manière toute spéciale de ces cylindres un terre s'élar^issant aus deux bouts, que j'ai signalés comme trouvés abondamment dans les lombes de Villanova.

Les tombes de Vadcna mil toul à fait le même cachet que celles île linlaseeia . Kl lus a |i| ii,.iieiiiii:;il éiideniuieul à. une nicinc cmlisalimi. à une même ]>(i|]ulaliijii. Dans les unes comme clans les autres, on brûlait les morls; les cendres élaien! ciifimies dans de grands vases en lerre, avec les bijoux et les objets usuels du défunt;

LE SIGNE bK LA CROIX.

objcls et bijoux qui portent les traces du feu. Les ossuaires étaient recouverts de vases en forme de coupe, servant de couvercles, et accompagnes d'autres vases découverts, plus petils que l'ossuaire, seuvenl arrondis au Tond, ayant simplement un petit repoussé pour base, I/iiriieiiientiLlion de tons ces vases est des plus simple*, et seulement formée de lignes diversement cnmbinées. Les dilTérenls objets étaient déposés snus terre entre de grosses pierres qui les abritaient et ronstiluaicul le tombeau. On voit qu'en lout ce qui est essentiel, il y a similitude parfaite.

Dans les deux localités, on a trouvé la Croix irèsnellemenl. dessinée el évidemment employée, avec intention, comme symbole.

Dans les deux localités, on a aussi trouvé des caractères. Seulement, à Golasocca. ces caractères sont rudimentaires; ce sont plutôt des chiffres de fantaisie, de simples marques, que des mois composés de lettres; tandis qu'à Vadena, on a rencontré une véritable inscription en te!tres paraissaul étrusques. Vadena serait donc probablement déjà un peu plus récent que Golasecca.

Mais ce qu'il y a de plus intéressant a constater, c'est que, pondant la première époque du fer. dans toule la vaste plaine du l\ï et les vallées adjacentes. — ainsi que le prouvent Villanova, Golasecca et Vadena, — la Croix existait comme emblème religieux!... C'était le plus important, le plus employé, el peut-être mémo le seul accepté!...

En Egypte, ou trouve dans la si' rie fies hiéroglyphe la Crois grecque, formée de deux barres égales, ne coupant par le milieu ii angle droit, et la Crois latine dont la brandie inférieure de la barre perpendiculaire est nias allnii^i'-i! que les autres. Ce sont là deux signes extrémeinont. simples, qu'il est tout naturel de rencontrer dans une longue suite de représentations générale* mcel peu fiirii|i!ii[ ires i l faciles à traci;r. I.i'ur présence parmi les hiéroglyphes parait donc toute fortuite et accidentelle. Ils sont même très-peu employés.

l'jirini lis lurroj^iphos. il est ut) nuire sij-ne liion plus Si' 110 raie ment employé, c'est celui qu'on a appelé Tau égyptien ou Croix auséo, ligure (55, .Non-seulement il ser-

Ht-»- -l«*S7|>Uu> o» croil »„*■.

vait dans l'écriture, mais encore comme emblème, qu'on employait isolément, et surtout qu'on plaçait enlre les mains de tous les dieu* et grands personnages. Ce Tau

LE SIGNE DE LA CHOIN

excellence, soit comme signe prophétique. Tous les dieux de l'ancienne my tlioln^io t'^ypiiciiiiu portant !i la main le signe du christianisme , le monogramme du Christ, étaient, suivant les, premiers diréliens de I'l ^y]iii-, censés annoncer la venue de Jésus, prédire le triomphe futur de sa doctrine, source de vie. Cet emprunt du

rhiisliankii;: aus vieilles rroy.'iiices rmlhologiqiifts de l'antique l'^yptc ne se rattache qu'indirectement au sujet qui nous occupe, cependant il montre Irôs-dairoment que les premiers chrëiiens n'ont pas craint de s'appruprinr les emblèmes des anciennes croyances. Il n'y a donc rien d'étonnant qu'ailleurs ils se soient appropriés laCroix. comme ils se sont appropriés le Tau anse en Égypte.

La Croix ou Tau ansé d'Égypte a-t-il été employé uniquement par les chrétiens de ce pays ou bien s'estil répandu ailleurs? Cette question a donné lieu, en 18fi3 et 18M, dans le sein de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, à une savante discussion entre MM. Letronne ' et Baoul-Bochette '. Au fond les deux académiciens diffèrent fort peu d'avis. Tous les deux reconnaissant que la Croix iinsee a été généralement

I. I.KTBOSNK : lirw/M ttrf-hr.iilinji.iiir tir. r.fs ilvn-r. oneslimis : I" l,n cnji.r miser eggptirilKt a-l-elle tilé cmpltiytr. prtr les rhrr- Hi'hs d'È.rjplr pour •■i-j/rniiri- le nfiimyritiilulr du f.hrisif t lletruurr.-l-r.it ce sumliiih: sur itts monuments wilinurs rtrnn^ers ù Vbj'jpte; diins Meut. ,liW. Inscrip.tt B. M. XVI, I pl. I million i|ui m'B rit- ilonnw! |wr J1. D^rini.T-, raciiihiv tlH'Inslilul.

t. RlOUL-U"i:HH1 I K r lie ht i:riii.l imirr va li'olt lit/ne aiti lui rrssmnhle. rm\sitlriw iirmei/iiilement ilmi.i ses ril/ipurlr aller, le symbole égyptien sur des monoutrnti rtnu-pte.! rttuiutiquts . il;m? .Vém. Ac. Inscrip. et t). Itt. XVI, 3 pl.

ASSYRIE, GKÈCE. 1« adopléc par les premiers rhréliens de l'I^ypte. cl lorsque M. Raoul- Hochet te (lit que l'usage de celle Croix

quels est V(!IH! SI! jnilull.: INI IfiUSI C'II in meimiire lu par

M. Huzard ', que ces mémoires, disons-nous, contiennent beaucoup de précieux rcnscigncmcnls. Ce sont de riches accumulations de faits dans lesquels nous allons largement puiser.

l/intcrscction pei-pcmlinilaire ili: deux coins, l'un horizontal et l'autre venical. mi k rayniineni-?!]! de qunlre coins autour d'un contre commun, formant comme une Croix do Malle,: sont des cmnbi nuisons si simples, qu'elles devaient forcément se présenter des premières cl être adoptées comme bien caraclérisccs et faciles à exé-

lin Assyrie, conjointement avec l'écriture cunéi-

i. llVZAltn : Ohsrrrnlimis sur l'origine il In siiji\ifnilin,i du sijmtini" ii)./irlr In rrfn'.it miser . dans Mrm. Arml. Inscrip. r! H.

tel., XVII, ij.il. Inilii'iili [ni. t-iiinriii' iÎi'ili |irï™lr-iil(',«, m'a si»

donniin par l'alili^atit el savant ilirerlmir tir Ni Hililiollirmio du

11,6 LE SIGNE lit; LA CHOIX.

Tonne, on retrouve parfois la Croix misée à la main de certains personnages. Mais elle doit avoir la. le même sens mythologique que dans l'ancienne Egypte.

M. Huzard reproduit aussi le dessin de deux cylindres assyriens qui portent de véritables Croix grecques, assnr.ic.es à quelques personnages et à. des iu.«cri plions cunéiformes. Ces Croix occupent en haut du cylindre des places d'honneur. Dans le premier cylindre trois Croix !i la suite l'une de l'autre, dans le second une seule. (Voir la note A.)

Enlin, le R. !'■ fiarucci m'a dit avoir vu sur la poitrine d'une statue assyrienne une Croix pat lée, figure 6ti,

Croix en tout semblable à celles qui se voient sur une fibule étrusque en or. dessinée par mon excellent ami Louis Revon dans le Musée étrusque du Vatican. figure 67.

Ce type de Croix est un de ceux adoptes par les premiers chrétiens de Home. On le rencontre brode sur

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