‹ Le Signe de la Douleur Provoquée et les Réflexes Thoraciques dans les Affections Pleuro-Pulmonaires: et particulièrement dans la TuberculoseChapitre 23 sur 40 · OBSERVATION XVI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVI

Pierre R..., entré le 26 novembre 1900, trente-neuf ans, tuilier. Stéphanois.

Aucun antécédent familial.

Pas d’affections antérieures graves. Tuilier depuis quinze ans, travaillant douze heures environ par jour, dans des bâtiments ouverts, exposé parfois à la chaleur du four, respirant des poussières argileuses, sur un sol boueux et humide en hiver. Toussait et erachaït chaque hiver. Toux permauente depuis un an. Amaïgrissement depuis mai 1900. Sueurs nocturnes depuis un mois. Point de côté gauche depuis une semaine.

A l’entrée, état général très mauvais.

Signes pulmonaires :

a) Fonctionnels : Dyspnée intense, toux continuelle avec expectoration abondante purulente.

b) Physiques : Aux deux sommets, en arrière, matité et exagération des vibrations vocales; en avant, à droite, submatité sans exagération des vibrations. À gauche, bruit de pot fêlé dans le 2e espace intercostal. Au sommet droit, craquements humides ; au sommet gauche, souffle amphorique et gargouillement,.

Signes thoraciques :

a) Ampliation thoracique plus faible du côté gauche ; excursion diaphragmatique plus faible aussi du même côté.

b) Atrophie musculaire généralisée à tout le thorax et aux deltoïdes ; le pectoral gauche parait plus atrophié. Contraction idio-musculaire très accentuée sans prédominance de l’un ou de l’autre côté.

c) La percussion unguéale n’éveille aucune douleur,

Diarrhée profuse. Sueurs nocturnes.

Hippocratisme très accentué.

Décès le 22 décembre 1900.

Autopsie le lendemain. Volumineuse caverne centrale au sommet gauche ; lésions de ramollissement du sommet droit. Absence complète d'adhérences pleurales.

re

À la suite de ces observations personnelles, nous publions ici celles, plus abrégées, et ne portant que sur la percussion unguéale , que M. le Dr Austregesilo de $. Paulo (Brésil) a communiquées à M. le D' Roussel. Le praticien brésilien se sert, pour obtenir ce signe douloureux, non de l'extrémité du doigt, mais du crayon.

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