‹ Le Signe de la Douleur Provoquée et les Réflexes Thoraciques dans les Affections Pleuro-Pulmonaires: et particulièrement dans la TuberculoseChapitre 29 sur 40 · OBSERVATION XLII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XLII

José Joaquim C..., trente ans, célibataire, branco, employé de commerce. Antécédents personnels robustes ; il à actuellement une blennorragie.

Depuis quatre ans, il souffre presque sans solution de continuité de bronchites répétées.

Signe de Roussel du côté gauche, dans la région sous-claviculaire, négatif dans la fosse sus-épineuse. Peu de clarté dans les autres signes diagnostiques.

Ce qui éclaire le diagnostic, c’est le signe de Roussel, parce que la bronchitese diffuse des deux côtés avec un caractère un peu spasmodique. Nous ne nous fions pas à notre diagnostic jusqu’au point de ne pas donner une valeur considérable au signe de Roussel qui déjà a été éprouvé en nos mains.

OBsERvVATION XLIII

Césario G. de M..., vingt ans, célibataire, employé de commerce de Rio-de-Janeiro. Parents vivants et bien portants, frères et sœurs sains. Personnellement, souffre de continuelles bronchites.

Inspection : légère atrophie du côté gauche, apparente, devrionsnous dire, parce qu’en général le côté droit est de plus fort

No

volume musculaire à cause des mouvements qu’exécute le patient. Turgescence évidente des veines du thorax du côté droit. La percussion du crayon montre une plus grande douleur du côté gauche dans la zone sous-claviculaire et du côté droit dans la zone sus-épineuse, À la percussion et à l’auscultation nous localisons la lésion du côté gauche. Il y a, semble-t-il, une légère contradiction du signe de Roussel, parce que de chaque côté la douleur est augmentée ; bien entendu nous donnons la préférence à la douleur du côté gauche, parce qu’elle est du côté antérieur dans la région sous-claviculaire, lieu d'élection de la percussion douloureuse.

M. Austregesilo conclut ainsi :

« De ces observations résumées nous pouvons tirer de précieuses conclusions :

» La presque constance du signe, dans les cas observés, donne le droit d'affirmer la valeur pratique du nouveau mode de diagnostic. »

Il nous reste à voir l'interprétation du signe telle que l’auteur nous la donne comme plus logique :

€ La cause de la douleur nous paraît identique à la cause des atrophies musculaires qui apparaissent précocement sur l’'omoplate.et la partie antérieure du thorax, c’est-à-dire une névrite réflexe et une dégénérescence consécutive des filets nerveux trophiques des muscles scapulo-thoraciques. »

Nous donnerons en dernier lieu deux observations que nous avons tenu à détacher pour que leur valeur soit mise en relief : celle d'un cas d'insuffisance mitrale avec symphyse cardiaque où la douleur à la percussion fut constatée, et celle qui a été publiée par M. le D: Roussel dans la Loire médicale du 15 octobre 1900. Il s’agit d'une hémianesthésie hystérique droite, avec tuberculose du

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