‹ Le Signe de la Douleur Provoquée et les Réflexes Thoraciques dans les Affections Pleuro-Pulmonaires: et particulièrement dans la TuberculoseChapitre 4 sur 40 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Le but de ce travail est l'étude clinique — nous n'avions ni le temps, ni les moyens d'entreprendre une étude expérimentale ou anatomo-pathologique — de toute une série de signes dont la recherche habituelle n’est pas encore entrée dans la pratique courante, et qui peuvent fournir des renseignements parfois précieux sur la nature, la localisation et la marche des affections pleuro-pulmonaires. Ces signes ont, depuis une dizaine d'années déjà, éveillé l'attention de notre maître, M. le D' Roussel. C’est sur son conseil que nous avons essayé d'en déterminer la valeur, d'en interpréter l'origine et d'en dégager la signification. C’est sous sa bienveillante direction, dans son important service hospitalier que nous avons pu recueillir les observations nécessaires à cette étude.

Nous suivrons dans le plan de ce travail l’ordre logique, celui-là même que nous avons suivi tout naturellement avant d’en écrire une seule ligne. En dehors de toute idée préconçue et de toute recherche bibliographique, nous avons d’abord examiné nos malades, suivant certains procédés d'examen particulièrement favorables. Nous avons ensuite consigné méthodiquement les résultats obtenus. Nous avons, en dernier lieu, cherché dans la littérature médicale tout ce qui avait trait aux phénomè-

nes observés et essayé de dégager de nos faits personnels et de cette revue générale une hypothèse pathogénique satisfaisante.

Les signes étudiés peuvent être perçus par l'inspection seule ou aidée d’une percussion légère, par la palpation, ou par la percussion légère seule. Si on examine le thorax d’un tuberculeux, par exemple, on pourra directement remarquer l’atrophie des muscles. En percutant ces muscles, on provoquera dans certains cas une contraction idiomusculaire ou bien, à distance, une contraction dans des muscles d'un autre groupe. De plus, cette percussion, même légère, pourra être douloureuse en des points déterminés. Elle pourra provoquer sur la peau l'apparition d’une tache méningitique. Enfin, l'observateur remarquera dans certains cas qu'un des côtés du thorax se soulève moins fortement pendant l'inspiration.

C'est cet ensemble de symptômes que nous allons étudier, en trois chapitres principaux comportant des subdivisions secondaires.

Page 1