‹ Le Signe de la Douleur Provoquée et les Réflexes Thoraciques dans les Affections Pleuro-Pulmonaires: et particulièrement dans la TuberculoseChapitre 5 sur 40 · MÉTHODES D'EXAMEN — OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

MÉTHODES D'EXAMEN — OBSERVATIONS

Les observations que nous publions sont, pour l'immense majorité, personnelles. Elles ont été recueillies à l'Hôtel-Dieu de Saint-Etienne, dans le service du docteur Roussel. Nous ferons remarquer à leur sujet que, pour éviter toute auto-suggestion, le même observateur n'a pas toujours recherché successivement les symptômes habituels auscultaüifs et percussifs et les signes thoraciques. Dans la plupart des cas, cependant, la coïncidence de siège a été constatée entre ces divers signes ; nous verrons plus loin dans quelle proportion.

Une grande partie de nos observations est accompagnée de schémas représentant les zones de percussion douloureuse ; elles sont délimitées par des lignes très nettes, bien que, dans la grande majorité des cas, il existe une zone de transition, d'ailleurs très peu étendue en général. Mais les figures acquièrent ainsi une clarté plus grande. D'autre part, quand la zone de transition était réel-

lement très étendue, nous avons moins nettement délimité les zones douloureuses.

Tous ces schémas ont été rapidement esquissés, au lit du malade: nous les reproduisons ici le plus exactement possible.

Nous réunissons en un tableau synoptique les observations non accompagnées de figures.

Nous allons maintenant dire quels procédés nous avons employé pour rechercher ces signes.

a) La Douleur à la Percussion. — Le malade doit, bien entendu, avoir le thorax entièrement nu. L’attitude à lui faire prendre importe peu : il est néanmoins plus commode de percuter la partie antérieure du thorax le malade étant allongé dans le décubitus dorsal, la partie postérieure, le malade étant assis, les bras en avant.

« Notre percussion est immédiate. Nous nous servons de l'extrémité de l'index ou du médius recourbé, comme d'un petit marteau. De légers tapotements, qu'on peut renforcer à volonté, suffisent à éveiller la douleur. Elle est parfois si exquise que le simple attouchement de la pulpe du doigt la provoque. Avec un peu d'exercice, on arrive rapidement à délimiter l'étendue de la surface douloureuse.

» Nous appelons wnguéale notre percussion ; non que les ongles soient le moins du monde nécessaires, nos maîtres en obstétrique nous ont appris à les couper ; nous voulons seulement indiquer par là qu'il faut frapper avec l'extrémité du doigt » (‘).

(1) Rousser, Loire médicale, 15 mars 1900.

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