CONCLUSIONS
4° La douleur thoracique provoquée par la percussion unguéale, phénomène fréquent chez les tuberculeux à toutes les périodes, constatable dans d’autres affections pleuro-pulmonaires également, est un signe généralement localisé en des zones déterminées de la surface thoracique, et en rapport avec le siège, l'étendue et la nature de la lésion sous-jacente. Son siège est dans le muscle. Sa valeur clinique dans le diagnostic de la tuberculose au début est au moins égale à celle de deux signes physiques : la submatité et l'obscurité respiratoire.
2° L'atrophie des muscles thoraciques est un signe moins constant que le précédent, mais constatable aussi en dehors de la tuberculose. On peut chez les tuberculeux en distinguer deux formes : atrophie localisée précoce, atteignant spécialement les pectoraux et les deltoïdes ; atrophie généralisée tardive. La valeur clinique du signe est faible. On y rattache généralement deux autres phénomènes.
a) Le myoœdème coïncidant souvent, mais non pas nécessairement, semble-t-il, avec l'atrophie rare dans la tuberculose au début, fréquent dans diverses affections pleuro-pulmonaires, le plus sou-
vent généralisé, parfois localisé sur un groupe musculaire ou un muscle isolé. Sa valeur clinique est inférieure à celle de la douleur provoquée.
b) Le réflexe neuro-musculaire, phénomène plus rare et difficile à observer.
3 La diminution de l’ampliation thoracique est fréquente dans toutes les affections pleuro-pulmonaires. Soit généralisée, soit diaphragmatique seulement, elle acquiert, quand elle est unilatérale, une grande valeur diagnostique. :
4 Les réflexes vaso-moteurs, inconstants, variables de siège, d’étendue et d'intensité ne paraissent avoir aucune signification clinique.
5° La pathogénie de ces divers symptômes est encore obscure. De la discussion des faits cliniques et de l'étude historique de ces signes, on peut dégager une hypothèse, celle du trouble réflexe d'origine pleurale déjà soutenue par les auteurs lyonnais, amenant à la longue une lésion nerveuse centrale.
Vu :
Vu : Le Président de la Thèse, Le Doyen, RENAUT.
LORTET.
Vu et permis d'imprimer :
Lyon, le 22 Avril 1902.
Le Recteur, Président du Conseil de l'Université, G. COMPAYRÉ.
LR. 20 Lsrat 40 3 PER Less +à