CONCLUSIONS
I. Le signe de Musset est un phénomène très général ; ilse rencontre fréquemment chez les jeunessujets, chez les sujets âgés et artério-scléreux, chez le chien lui-même, comme manifestation facile à enregistrer par la méthode graphique. Il présente les mêmes caractères graphiques que le signe de Musset déclaré patho-
logique.
IT. Il se compose d’une oscillation céphalique principale et d'une ou de plusieurs oscillations secondaires. L'oscillation principale est systolique ; elle commence avec le début de la systole cardiaque et finit avant la fin ou avec la fin de cette systole. Elle se compose d'une partie positive dont l'amplitude est en rapport avec l'énergie de la contraction cardiaque et la force de tension et d'une partie négative dont l'amplitude est’souvent plus grande que celle de l’oscillation positive. Les oscillations secondaires sont dues sans doute à l’inertie de la tête, elles sont de nombre variable.
IIT. Ces oscillations rythmées peuvent avoir une direction antéro-postérieure, ou latérale, de droite à gauche, ou de gauche à droite. Il resterait à préciser
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dans quelles conditions cliniques se rencontre telle ou telle modalité.
IV. La voie de transmission des mouvements cardiaques jusqu’à la tête est nettement vasculaire. Il est impossible d'admettre la participation de la colonnes vertébrale dans cette transmission, puisque la ligature des vaisseaux du cou chez le chien supprime l’oscilla-
üon.
V. La valeur séméiologique du signe de Musset est très réduite, Ce qui le rend visible, ce n’est pas telle ou telle affection cardio-vasculaire, mais l'énergie de l'impulsion cardiaque particulièrement prononcée dans les cas avec hypertension artérielle et hypertrophie du ventricule gauche ; mais n1 l’une ni l’autre de ces conditions ne sont absolument nécessaires, ainsi que nous l’avons constaté chez de nombreux sujets sains et chez le chien, à l’aide de la méthode graphique.
Var LE PRÉSIDENT DE LA THÈSB TEISSIER.
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