‹ Le Signe des Spinaux: Dans la PleurésieChapitre 16 sur 28 · OBSERVATION XII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XII

X..., âgé de cinquante-cinq ans, vient le 18 novembre à la consultation de l'hôpital Saint-Antoine.

Le malade raconte mal que depuis longtemps déjà il éprouve au cœur des palpitations, qu'il a de la dyspnée qui atteint son paroxysme à certains moments. Il étouffe totalement.

Examiné, ie malade présente :

À l'inspection, tous les symptômes de l’asystolie.

Il a la respiration saccadée,le facies pâle et même cyanosé.

Du côté du cœur, à la percussion, le cœur semble hypertrophié.

À l'auscultation, le cœur se contracte faiblement, la systole manque tout à fait d'énergie, mais le cœur bat très vite ettrès irrégulièrement.

Du côté des vaisseaux : artério-sclérose.

Du côté des poumons, à la palpation rien n'a pu être cherché, vu l’état du malade, quant aux vibrations thoraciques.

Par contre,la percussion montre de la matité du côté droit

du thorax. Cette matité s'étend assez haut.

Le LA TRE

L'auscultation montre l'abolition des vibrations thoraciques à droite.

La ponction faite amène du liquide clair.

Le signe des spinaux n'existe pas chez ce malade: à la vue en effet le malade ne présente aucun élargissement musculaire des spinaux droits. Ceux-ci ressemblent absolument à ceux du côté gauche. De plus, ils ne sont pas contractés.

La palpalion montre en effet que la sensation de caoutchouc dur n'existe pas.

Les muscles spinaux des deux côtés sont contractés comme chez tout individu normal pour le maintien de la station verticale, mais pas d'une façon spasmodique. On s'en rend compte par l'hyperflexion successive de chacun des côtés du thorax. Le relâchement des muscles est net des deux côtés.

Le signe réflexe du marteau n'existe pas non plus ni à la

vue ni au palper.

Voilà une observation typique qui tend à montrer la justesse de l'opinion de M. Ramond. Malheureusement les exemples, les observations manquent, et ne permettent pas d’être affirmatifs. Quoi qu’il en soit, nous pouvons dire que le signe des spinaux semble manquer le plus souvent dans les hydrothorax, tandis qu'il est toujours constant dans les pleurésies aiguës.

[Il peut aider ainsi à un diagnostic différentiel.

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