‹ Le Signe des Spinaux: Dans la PleurésieChapitre 28 sur 28 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Jetons un coup d'œil d'ensemble sur tout ce que nous venons de dire. Nous avons raconté ce que nous entendions par signe des spinaux ; nous avons étudié les trois signes secondaires qu'il comprenait :

1° Signe visuel: élargissement de la masse musculaire des spinaux, dû à l’espacement du sillon existant à l'état normal entre le long dorsal et liléocostal et à la contraction musculaire ;

2° Signe de la palpation : contraction spasmodique des muscles spinaux, sensation de caoutchouc dur ;

3 Signe du marteau: ou de vibration s'étendant en zigzag du point percuté jusqu’au niveau des vertèbres lombaires, sensation de vibration perçue aussi à distance par la palpation.

Après avoir donné l'explication de ce signe, nous avons montré qu'il était constant dans toutes les pleurésies aiguës ou tuberculeuses, séro-fibrineuses. Nous avons ensuite passé en revue différents épanchements pleuraux, séreux ou purulents, mécaniques ou primitifs, dans lesquels le signe des

G. Lauriat 5

spinaux n'existait pour ainsi dire pas. On ne Île trouve pas en effet dans les hydrothorax d’origine cardiaque. Il semble ne pas exister non plus dans lcs épanchements pleuraux d’origine brightique. Quant aux affections pulmonaires, il en est totalement absent.

Le signe des spinaux est en somme un signe de la pleurésie séro-fibrineuse. La présence du pus paraît en effet le faire disparaître le plus souvent. Ramond l’a bien montré comme nous l'avons dit plus haut.

Vu sa constance il mérite d’être recherché, chaque fois qu’un malade est soupçonné atteint de pleurésie. Nous avons d’ailleurs montré qu'il peut être plus fréquent que certains autres symptômes comme ceux fournis par l’auscultation, voire même la ponction. Un seul signe nous paraît l’égaler en constance, c’est la matité.

Encore celle-ci peut-elle prêter à erreur dans le kyste hydatique par exemple.

Est-ce à dire que nous faisons du signe des spinaux, un signe de premier ordre ?

Évidemment, non. Il ne peut pas lutter avec les autres signes connus comme-la matité, l’abolition des vibrations. D'ailleurs, dans la plupart des cas le diagnostic de pleurésie est fait en présence de ces seuls symptômes.

Mais, à notre avis, le signe des spinaux devrait être examiné avec soin. C’est un signe secondaire si l'on veut, mais constant dans les pleurésies sérofibrineuses ; comme lel il mérite qu'on lui atiache de

l'importance. On recherche toujours le souffle pleurétique, combien de fois le trouve-t-on ? Iln’y a pas designe plus capricieux. Comme le signe des spinaux est des plus faciles à rechercher, il doit venir immédiatement après la percussion et la palpation. Sa constance et sa spécificité méritent qu'on le recherche attentivement dans les cas douteux.

Vu : le Président de la thèse «NICOLAS Vu : le Doyen, LANDOUZY Vu et permis d'imprimer :

Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris,

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