‹ Le Silicate de Soude en ThérapeutiqueChapitre 14 sur 26 · ARS · texte numérisé non relu

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0 gr. 12; celles de La Bourboule, Royat, Montrond, Luchon, Rippolsdau, Marienbad, 0 gr. 10.

Dans toutes ces eaux la silice est toujours subordonnée à la présence d’autres éléments qui s’y trouvent en quantité plus importante. Aussi est-il difficile d'apprécier le rôle exact de la silice dans l’action thérapeutique de ces diverses eaux minérales.

Arrivons maintenant au silicate de soude libre, considéré en dehors de toute combinaison minérale ou végétale.

19 Usage externe. — Autrefois le silicate de soude était employé surtout à l’extérieur. Decene Olivier employait une solution de 0, 50/1.000; Marc Sée et Gontier utilisaient dés solutions de 10 et 30/1.000 en pansement surles chancres de la verge et en injections uréthrales dans la blennorragic. Dubreuil usait de solution à 1% en injections intravésicalcs.

20 Actuellement l’on a surtout recours à la voie interne pour l’administration du silicate de soude.

Mais aussitôt une première objection se pose : celle de La loxicilé du silicate de soude. Deux cas d’ailleurs doivent être distingués suivant que ce médicament est administré en ingestion ou en injection.

À. L'administration du silicate de soude par voie buccale.

Déjà Picot en°1873 étudie ce procédéet ses dangers d’intoxication. Il tue des lapins avec l’ingestion de I gr. de silicate de soude. Les animaux meurent au milieu d’un syndrome caractérisé par de l’anorexie, de la diarrhée, de la température, de la dyspnée. Ces troubles sont nets à partir de 90 centigrammes. A l’autopsie il trouvait une rougeur intense de l'estomac et de; intestins. Les globules du sang sont petits, ratatinés, avec des déformations et des déchiquetures profondes.

Von Vogl obtient des résultats analogues.

Berens absorbe 5 cgr. de silicate de soude et en fait absor-

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ber autant à 3 sujets différents. Tous les trois ressentent quelques accidents légers : nausées, affaiblissement et ralentissement du pouls. Ces accidents n’ont pas été signalés par d’autres auteurs.

En somme jusque-là les opinions étaient assez contradictoires et peu en faveur de l'administration interne du silicate de soude.

Siegfried en 1901 reprend ces travaux. Il conclut que le silicate de soude n’occasionne aucune intoxication ni aiguë, ni chronique chez le chien à condition que l’on ne dépasse pas en tout 4 grammes 80 par kilogramme d’animal et que l’application de cette dose s’étende sur une période de 75 jours.

De même il constate que des poules supportent facilement 29 centigrammes par jour.

Remarquons d’abord que ces doses sont sensiblement plus faibles que celles employées par Picot et qui étaient beaucoup trop fortes. De plus Siegfried prétend que les auteurs qui concluaient à la toxicité du silicate de soude ne tenaient pas suffisamment compte de l’alcalinité de ces solutions. C’est l’alcalinité qui est dangereuse et il faut administrer le silicate de soude en solution très étendue.

Nous trouvons une confirmation de ce fait dans les expériences de Schubauer publiées à Berlin en 1920. Les voici brièvement résumées :

Première expérience. — D'une part il prend un groupe de souris nées de la même portée. Chaque souris reçoit mélangée à la nourriture de base, 1 mmgr. 10 (par gramme de poids du corps) de silicate de soude fabriqué à l’usine Merck de Darmstadt.

Après 8 à 10 jours la plupart des animaux tombaient malades avec des signes analogues à ceux constatés par Picot chez le lapin : fatigue, anorexie, diarrhée violente, respiration de plus en plus accélérée. La mort survenait en moyenne au bout de 15 à 21 jours.

A l’autopsie l’on trouve des lésions de l'intestin grêle caractérisées par de la congestion et des ecchymoses de la

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