III. — ACTION POLITIQUE
ère si aigu qu’il n’est . permis oelhas à mme de cœur de se désintéresser de ces questions.
sérieux nous en saisit pour ainsi dire à la gorge... evoir d'agir, voilà le mot que chacun de nous, quelle “Soit la voie où il s'engage, peut voir écrit devant
é Jn autre article de la Revue, daté du 10 décem- 1897 posait cette question : Faut-il faire de “politique ? et répondait par l’affirmative; la me conclusion terminait l’article du 25 mai 1899 intitulé «l'Esprit politique ». Toutefois, pour raisons de prudence, an ne jugeait pas que | l'heure fût venue pour le Sillon lui-même, d’abord r la politique proprement dite. Aussi, en 1902, Marc D + de se laisser pores à
11 D l’eussent pressé de se présenter et
Que dans l’une d’elles, un concours de circons-
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ices favorables rendît son élection certaine.
iborder l’action politique qu’au moment où il
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sans s’y absorber, sans y perdre son caractère,
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sans cesser d’être, avant tout et par-dessus tout, un mouvement d'éducation civique intégrale. | Dès lors, pourtant, la question de savoir si le Sillon ferait quelque jour de la politique militante n'existait plus; tous les esprits l’avaien résolue par l’affirmative. Ce m'était plus qu’un question d’heure, et cette heure les uns la redous taient comme un moment critique, d’autres aw contraire, l’appelaient de tous leurs vœux; per: sonne ne doutait qu’elle ne sonnât bientôt. Moi à pourquoi, en avril 1905, le Président du Sillon, quoique résolu à ne pas être candidat aux élec tions législatives de l’année suivante, écrivait avec la plus sereine assurance : RE
.. Nous croyons la République démocratique possible. avec la force sociale et la‘ discipline morale du catholi cisme, et nous avons résolu de commencer par travaille à l’œuvre indispensable de l’éducation populaire ; nous continuerons aussi longtemps et aussi loin que nous le pourrons. Le Sillon évoluera donc sans cesse. Aucun» terrain, pas même celui de la politique militante, ne doit lui être pour toujours définitivement interdit. C'est une expérience que nous voulons tenter; comment n’essaierions-nous pas de la faire aussi complète ques possible ? » (x)
(1) Marc Sangnier, Le Sillon, esprit et méthodes, note de la page 28.
IIÉ. — ACTION POLITIQUE 33
Moutétois, nous le répétons encore, l’action ique, maintenant qu’ils y sont engagés, paraît pas aux Sillonnistes comme résumant ormais pour eux tout leur programme d’édu- Ation civique; elle est une partie de ce proimme et rien de plus. Trois semaines avant le rent où Marc Sangnier écrivait les lignes qui nent d’être citées, il disait à Jules Guesde ns la conférence controverse de Roubaix :
Nous considérons que la société doit évidemment uer et se transformer, mais nous sommes convaincus ne suffit pas de faire des lois pour transformer une 6. Il faut d’abord que celle-ci soit intérieurement fiée. Les lois ne peuvent que constater les révolu- | accomplies dans l'intimité économique, et j’ajouai dans l'intimité morale des sociétés. » (1)
t ce travail intime, profond, persévérant, formes multiples, que les Sillonnistes aujour-
Tract intitulé Christianisme et socialisme, p. 26.