‹ Le Sillon et les catholiquesChapitre 17 sur 109 · IV. — L'ESPRIT RELIGIEUX · texte numérisé non relu

IV. — L'ESPRIT RELIGIEUX

:s vocations religieuses et sacerdotales sont nombreuses parmi eux; chaque année les ntrée au séminaire et dans les noviciats monsnt combien sincèrement ces âmes se donnent

ée au Poste en même temps que le Sillon... » — En voici autre de la même date : « Le premier soir que j'ai couché chambrée, les autres bleus ont voulu chanter des chansons ènes ; j'ai attrapé celui qui paraissait le plus enragé pour vilain exercice et je lui ai dit: « Mon vieux, pas de cochonleries » notre droit à :a propreté passe avant celui que tu roi avoir à la saleté ». On m’a donné raison et c’est fini. » 3 gradé de la Jeune Garde du Sillon, entré au serviçe en tobre 1908, a pris un tel ascendant sur ses camarades que tte année, en septembre 1909, les partants, parmi lesquels e libres-penseurs, lui ont offert comme souvenir, un u livre de messe en le remerciant tous avec effusion du bien moral qu'il leur avait fait.

Non seulement ils persévèrent, maïs tous les ans, d’autres ats trouvent, dans leur bonne et chrétienne amitié leur etc ur à la foi et aux pratiques religieuses, témoin cet ouvrier bulant entré au régiment après avoir abandonné depuis emps toute pratique religieuse et ne croyant plus à rien, pendant ses deux ans de service, écouta sans se rendre “sermons d’un camarade Sillonniste ; il ne lui donna jamais on, mais il se lia d’amitié avec lui. Son service fini, le séparé de son am ; il ne peut plus s'empêcher de penser tinuellement à lui ; il repasse dans son esprit tout ce qu'il a entendu dire, son cœur s’émeut, la lumière se fait, il se artit, devient un fervent pratiquant et un véritable apôtre mbulant, puisque son métier le tient constamment en course. H ne peut pas rencontrer un incroyant sans l’entreprendre et Duvent avec succès.

e sont là quelques exemples pris au hasard entre des ceniines d’autres.

à Dieu en se mettant « au service de la cause à Dans ces dernières années surtout, les départs d ce genre se sont multipliés, et en ce momer même, un groupe de province est aux expédient pour remplacer ses meilleurs militants qui s’ei vont là où le Maître les appelle. D'ailleurs 1 Sillon ne croit pas perdus pour lui ceux qui paf tent ainsi ; ils continuent à collaborer d’une façon supérieure au travail de ceux qui restent enga dans l’action; ceux-ci bataiïllent, mais ceux-là par leurs prières et leurs sacrifices remportent les vraies victoires.

Cette vie chrétienne si intense revêt un carac tère essentiel sur lequel il faut appeler l’attention. elle n’est pas le fruit d’une discipline religieu je particulière à laquelle les Sillonnistes se soumets traient dans le but d’arriver à un progrès spirituel envisagé comme résultat. Il en va ainsi dans les Ordres religieux, dans les Tiers-Ordres et dans les pieuses confréries séculières. Ces associatio: forment, dans l’Église, des groupements spé:

ciaux qui se distinguent de la masse des fidèles par certaines pratiques religieuses comme aussi par les dispenses et les privilèges qui leur sont

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