‹ Le Sillon et les catholiquesChapitre 25 sur 109 · V. — LA DISCIPLINE CATHOLIQUE · texte numérisé non relu

V. — LA DISCIPLINE CATHOLIQUE

i est le but immédiat du Sillon, comme aussi

t atteindre ce but, il est évident que l’action du lon ne saurait être soustraite à l’autorité de iglise.

En second lieu dire que l’Église exerce son autorité sur les choses de l’ordre temporel par mêmes moyens que sur les choses de l’oräre rituel, c’est aller directement contre toute la radition catholique, et notamment contre les nseignements de Léon XIII et de Pie X. (1) En d’autres termes, l’Église dirige avec auto- Mrité, les choses de l’ordre spirituel, et elle a des änctions contre ceux de ses enfants qui résistent cette direction.

4 L'Église contrôle avec autorité les choses de MPordre temporel en ce qui touche à la justice, à la morale, à la religion, et elle a des sanctions ntre ceux de ses enfants qui n’acceptent pas ce

) On peut consulter à cet égard les encycliques de Léon XIIT s tous les passages où il est question des relations du uvoir spirituel avec le pouvoir temporel.

. S. Pie X écrivant au Cardinal Fischer, archevêque de ogne, en 1906, disait que pour les choses de l’ordre civil les catholiques jouissent d’une liberté intacte et illimitée. »

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contrôle avec les conséquences qui en découle Le droit de contrôle ainsi entendu n’est.

un expédient destiné à sauvegarder le respect dû à l’Église tout en laissant les citoyens catholiqu dans une totale indépendance de fait par rappo à elle. On a dit aux Sillonnistes : « Vous disti guez entre le contrôle et la direction parce qj

vous voulez faire du contrôle quelque cho

d’illusoire qui vous laisse libres de marcher

votre guise ». Non, il n’en va pas aïnsi; les Si à lonnistes n’entendent rien à de pareilles subti re lités et ils veulent obéir à l’Église dans l'esp: : même de l’Église.

. Or, il est faux de prétendre que le contrôle

qui soit contraire à la lettre ou à l’esprit des

2° Ne pas recourir au secret pour échapper au jontrôle de l’Église, mais agir en pleine lumière. ° Obéir à l’Église quand, exerçant effectivener t son contrôle, elle impose la réparation d’un Ort commis ou la rétraction d’une erreur contre vérités morales ou religieuses dont elle a la

mstamment présents à l'esprit des principes qu'il ne formule pas, mais qu’il reçoit de église ; il doit en outre se laisser surveiller par Pasteurs légitimes ; il doit enfin accepter les >rrections que l’Église lui imposerait comme inction à ses écarts. Le citoyen catholique est de nc très dépendant. Cette dépendance, pourant, supprime-t-elle sa liberté ?

Non, et ici encore soyans explicite :

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décider en pleine liberté, Si, dans | con auxquelles ils aboutissent, elle découvre de li justice, elle Ho mais, et c’est ici le

propre ce pour remplacer celle ul I peut pas accepter ; simplement elle signale l’injt tice en exigeant qu’on la fasse disparaître. So: attitude peut se traduire ainsi : « C’est Do de ne des 1 a: c’est t moi

quand elle s’égare ».

L'Église reconnaît quel’ Rene aristo tique et l’organisation démocratique, la mona chie et la république, le libre échangisme et J protectionnisme, le régime du patron unique ou k régime coopératif peuvent s’harmoniser avec respect des principes dont elle a la garde; citoyens choisiront donc librement entre ces dive rs systèmes, et déjà leur choix est limité car l’Église ne leur permettrait pas d’opter pour l’anarchie par exemple ou pour le communisme intégral, Si l’on se rappelle en outre que les citoyens catholiques doivent agir au grand jour afin de né

à se soustraire au contrôle de leurs Pasteurs et de plus, ils devront obtempérer aux avertisents de l’Église et corriger tout ce que, dans rs décisions, elle leur signalerait comme conire à la justice, à la morale, ou à la religion, on frivera à cette conclusion très claire :

| Supposons maintenant que l’on supprime cette Mpossibilité du choix entre des choses permises, il est clair qu’il n’y aurait plus de liberté civique ur le citoyen catholique. Or prétendre que PÉglise entend réduire à cet état les fidèles laï- . ques, c’est l’accuser d’une odieuse tyrannie ; c’est af rmer qu'elle veut être maîtresse au temporel

—…. (1) Nous ne disons pas que l'Eglise ne puisse jamais aller “plus loin ; par le non-expedit elle a suspendu l'exercice de cer- “tains droits politiques des catholiques italiens. Maïs elle ne recourt que dans des cas très graves à ce moyen, et ce n’est pas la situation des fidèles en présence d’un non-expedit que

Le

nous examinons ici, mais leur situation normale.

démenti au Souverain Pontife actuelleme régnant aussi bien qu’à son prédécesseur. *

Voilà les principes; les rappeler n’est s’ériger en maître, car ils sont dans le domain public, et c’est une obligation pour les laïque catholiques engagés dans des études de droit, d sociologie ou d’écanomie politique de ne pa ignorer ces règles élémentaires. 14

La question est maintenant de savoir si le Sillonnistes ont entendu et entendent toujours pratiquer, dans une disposition de filiale soum sion à l’Église, le respect qu’ils doivent à direction immédiate et absolue sur le terrain re gieux, et à son autorité dans les choses de l'ordre

temporel en tant que la justice, la morale ou L religion s’y trouvent impliquées. |

C’est ce que nous allons examiner dans deux chapitres suivants.

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