V. — LA DISCIPLINE CATHOLIQUE
“Seulement, elle à confiance en la démocratie. Elle ne espère pas du peuple de France. Elle croit passionent qu’on peut l’élever jusqu’à une conscience et une ponsabilité qui rendront la République possible et enfaisante.
oilà son crime, et pourquoi les vieux partis s’ameucontre elle, et les puissants, et les riches, et les rcheurs d’hérésie, et ceux qui se sont faits, sans
andat, les gardiens du sanctuaire et qui veulent empêcher que les petits et les enfants que Jésus aimait nt encore s’abriter sur ses genoux, contre son cœur, renouvellent le scandale dont parle l'Evangile et qui choquait les Apôtres eux-mêmes.
Non, cela né peut pas être ! On ne nous traitera pas dans l'Eglise de Dieu en suspects et en fils presque rebelles, parce que seulement nous ne plaisons pas aux
“le goût, ni le cœur de nous défendre ! Dieu qui oie l'épreuve sait alléger le fardeau quand celui-ci
Notre bon Pape Pie X, nos évêques ne voudront pas S priver de l’appui, du conseil, de la direction reli-
si par politique. Le Sillon seul réussit À se faire écouter ; le doit d’abord à ses opinions républicaines bien connues et tement affirmées dès l’origine ; puis à la franchise de ses mations religieuses ; enfin au soin qu'il a toujours mis à distinguer (je ne dis pas séparer) ce qui est proprement politique qui est proprement religieux. « Il rend à César, ce qui à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » — Ce n'est pas seulenent la classe ouvrière qu'il attire ainsi, mais aussi les hommes rés que révolte la duplicité.. »
liberté que l’Eglise nous reconnaît et pre travailler \ fai du gouvernement établi dans notre pays quelque d’honnête, de noble et de chrétien. | Avec confiance, nous nous en remettons au zèle, à sagesse, à la prudence de nos évêques. C’est à eux | qu’à nous de décider quelle doit être la place du pr dans le Sillon, et nous avons toujours, même en dé circonstances difficiles, proclamé les droits de la rarchie et les devoirs de la discipline, sachant bien q l’obéissance pour un chrétien est une vertu, ER esclavage, et qu'elle honore ceux qui savent en capables. » (x)
Le souhait qu’exprime en termes si émusl président du Sillon est bien celui de tous.
Sillonnistes. A
Abordons maintenant l'exposé de la situatie et commençons par rappeler quelques principi il nous faut être clair, dussions-nous être long car il est temps d’en finir avec ces irritantesM stériles discussions. NO
En premier lieu, dire que tout ce en quoi justice, la morale ou la religion se trouvent im: quées regarde l’Église, c’est proclamer la vér Et comme la justice, la morale, la religion trouvent impliquées dans l’œuvre temporell
(1) Marc Sangnier. Le plus grand Sillon, p. 142 et suiv..