‹ Le Sillon et les catholiquesChapitre 29 sur 109 · LA DOCTRINE CATHOLIQUE · texte numérisé non relu

LA DOCTRINE CATHOLIQUE

ur de chefs que nos caprices d’un jour peuvent nous er, mais autour de chefs institués par Jésus-Christ nême pour diriger son Eglise. Je veux dire autour Pape, des Evêques et des Curés. » (1)

Il est inutile de prolonger ces citations. Cette claration ou son équivalent revient en effet à haque instant dans les discours et les écrits du ke ident du Sillon : « Nous n’enseignons pas atéchisme ; nous l’écoutons et nous l’appre-

nons. »

Et réellement les Sillonnistes apprennent bien

ir catéchisme ; c’est même cela qui leur donne

lle assurance avec laquelle ils affirment leurs onvictions religieuses soit par la parole dans les

nions publiques, soit par l’action et l’exemple

mème temps que par la parole dans tous les

ilieux où ils se trouvent, à la caserne, au

reau, à l'atelier, à l’Université. Ils savent que

lise n’a rien à cacher pour rester admirable;

1e croient pas qu’on puisse jamais, même dans

“but de conquête, atténuer la vérité religieuse.

k Marc Sangnier: Les Catholiques de France et la Sépahon, p. 12-13 ; tract rouge.

Libéralisme. :

C'est ainsi qu’à une époque où le libéralisme eu de si nombreux partisans, Marc Sangnier l montrait comme illogique et impraticable :

« Le libéralisme doctrinaire, disait-il le 25 février 190 dans une conférence contradictoire avec M. Buisson su les devoirs de la Pensée libre, le libéralisme doctrinairi si séduisant autrefois pour certains esprits, n’a jar pu être tout à fait conséquent avec lui-même : intransigeance l’eût toujours empêché de devenir doctrine d’aucune société, car toute société, pour exister admet nécessairement un certain nombre d'idées” lesquelles elle repose et qui sont de véritables dog” sociaux ; il lui faut pour vivre supposer ces dogn admis par tous, et d’ailleurs, il ne lui est pas possis de réprimer quelque délit que ce soit, fût-ce le vole le meurtre, sans qu’il soit facilement loisible de pré tendre que c’est un délit d'opinion qu’elle a wo atteindre.

D'ailleurs, le libéralisme est une position essentielle ment instable. On a vu ce qu'est devenue la neutr religieuse, qui n’en fut qu’une forme particulière. Quan au libéralisme économique, nous pouvons bien dire « nous commençons à pressentir sa définitive faillite au moins dans le monde du travail. On s'est pue aidé sans doute par les dures leçons de l'expérience, @ la liberté ne saurait être un but, mais seulemente moyen pour réaliser la justice. » ù

Il ne suffit pas de critiquer l'esprit libéral, |

: montrer l'excellence de la discipline catholie; le Président du Sillon le fait d’une plume ilerte et d’un cœur joyeux :

« Tout de même, écrit-il dans l’Esprit démocratique, à religion catholique est une bien admirable institution “j'avoue ne pas concevoir pourquoi les esprits indéants, même les non-croyants, ne tombent pas à oux devant elle, tout émus de respect laudatif. Eh juoi ! cette indispensable discipline intellectuelle que, si ruellement le knout du Tsar impose au malheureux enseur russe, sans du reste évidemment se rendre nulqu nent compte de la reconnaissance que lui doit la répulique des lettres, voici que l’ . sait la faire accepter brement et par amour. Elle n’a sur nos esprits que lascendant même que nous lui reconnaissons (1) et cet ndant est tel qu'il suffit à maintenir à travers le monde l'homogénéité parfaite d’une société que ni les fférences de race ou de climat, ni les divergences de duvernements ou de patries territoriales ne sont jamais re parvenues à briser.

est amusant, en vérité, de voir nos impuissants s-penseurs attaquer la force de l'Eglise alors jusent que ce qui les irrite c’est d’avoir affaire à une e toute morale sur laquelle leurs lois liberticides ne ont jamais mordre. » (2)

Ze respect reconnaissant envers l’infaillible

Cf. Canons du Concile du Vatican : 3. de fide, 5. L'Esprit démocratique, page 211. Un vol. de 300 pages, ie académique Perrin et Cie, et aux bureaux du Sillon.

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