I. — POURQUOI CES PAGES
rès sincère est le regret avec lequel nous avons roduit, en les prenant — hélas! — entre beauoup d’autres, les citations qui traduisent cette peu bienveillante dispositian. Il nous a paru nécessaire de les donner, car on a prétendu qu’en présence des attaques les plus anodines, le Sillon défendait à outrance; or, par ce que nous venons de dire, il est évident que c’est à son exis- |tence même qu’en veulent de tels adversaires.
… Néanmoins, dans ce petit livre, nous ne combattrons personne. Nous tenterons, simplement et dans un esprit de paix, de montrer les Sillonnistes tels que nous les connaissons, car nous savons que s’ils sont faillibles et sujets à l'erreur
“des catholiques de France, c’est néanmoins d’un
Seule conduite des Pasteurs légitimes, lutter pour à conquête des droits de la conscience chré-
“ On voudra bien nous permettre de faire remar- \ 1 (a
quer le procédé que nous avons suivi en € ce livre : il s’agissait de le rendre aussi :
que possible, de faire voir ce qu est le Silton,
non pas en le décrivant, mais en le manifestant, en le montrant lui-même à découvert. Pour. cela, - sauf dans les quelques endroits où s’imposait la.
nécessité de présenter des ensembles ou d'exposer
des principes, nous avons laissé la parole au '
Sillon lui-même, à ses publications diverses et
surtout à Marc Sangnier. (1) Nous avons xosl 4
(1) Pourquoi à Marc Sangnier ? C’est parce que depuis trois
ans une campagne se poursuit opiniâtrement, du dehors du Sillon, — sans aucun succès d’ailleurs, comme on aurait dû
s’y attendre — dans le but de séparer les Sillonnistes de leur
président en disqualifiant celui-ci au double point de vuede l’orthodoxie et du tempérament. On a dit — et on l’a envoyé
répéter à Rome — que les Sillonnistes en général étaient -
bons, qu’il y avait d’admirables Sillons de province ; maïs quül importait d'aider ces excellents groupes à se désolidariser d’avec leur Président qui les égare et qui, d’ailleurs, les
traite absolument comme des comparses, car il résume en sa
seule personnalité, toute la direction du mouvement.
Les citations nombreuses qui vont être rapportées tout Je long de cet ouvrage permettront que le lecteur puisse juger Marc Sangnier, quant à l’orthodoxie. Quant à la question du
rôle qu'on lui attribue, très injustement, dans la direction du
Sillon, il faudrait qu’on puisse lire ce que nous avons écrit dans l’ouvyage intitulé Vie et doctrine du Sillon sur la façon dont se développe et agit ce mouvement. Cependant, ici même. disons tout de suite deux mots sur ce sujet :
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