VII. — LES QUESTIONS MIXTES
es cœurs capables de beauté et de justice qui vivent a terre. Je sais bien que beaucoup d’entre vous que ce sont là des discours, des « nuées » pour loyer l’expression dont on veut se servir ! Je comds, ma foi, que les positivistes (1) athées et maté-
revendique pour nous catholiques, c'est le droit de passer notre foi religieuse avant tout le reste et tre catholiques avant même que d’être Français... » (2)
Les Pasteurs seuls chefs de toute
action religieuse ; seuls centres
d'union sur le terrain catholique
Sillon et démocratie chrétienne.
lu mouvement religieux, surtout quand il s’agit la défense. Ces laïques disent : « Les prêtres
(1) Ceci s’adressait aux contradicteurs professant les théories lAction française. On sait que M. Maurras professe les
“(2) Marc Sangnier. Armée et Patrie ; tract rouge ; 3 octobre
C'est ainsi qu’au moment où l'attitude gén des fidèles de France dans la triste affaire
de Paris, des laïques dire au curé qu'il n
pas le maître de son église propriété des parc siens, l’enfermer dans la sacristie et se substitt
à lui pour donner des ordres aux fidèles. © bien du libéralisme pratique, car c’est mettre
es
direction des laïques à la place de celle du cler
pable de reconnaître la nécessité d’une résista légitime ou trop pusillanime pour oser l’ordonr
Marc Sangnier montre combien ce zèle ins samment éclairé sert mal les intérêts de la :
gian, comment les laïques, tout en gardant terrain civique la liberté contrôlée que l'Eg
leur reconnaît, doivent obéir aux Pasteurs en t
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ce qu# touche à la religion : 8
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VIJ. — LES QUESTIONS MIXTES ol
« Les catholiques, dit-il, s’ils sont véritablement oliques, sont résolus à marcher la main dans la pour la défense de la religion ; parce que, qu'ils royalistes, bonapartistes, qu'ils soient républilins, peu importe : si le Christ est attaqué, si les églises sont menacées, ils doivent se rencontrer........ le premier devoir des catholiques, c’est donc de “assembler autour de l’autorité légitime, pour la défense “la religion, dans la mesure et suivant les indications nêmes que le Pape, les évêques, le clergé nous dcnront...…. travaillons tous à l’œuvre commune, acceptons le même mot d'ordre sur le terrain religieux ; availlons, si nous le voulons, avec plusieurs mots Vordre sur le terrain politique et social, maïs, tout en ardant au cœur l’ardent désir de faire triompher nos es, unissons-nous pour la défense de la religion... Bonservons notre initiative libre et courageuse sur le rain qui nous est laissé, mais demeurons respectueux obéissants à l'égard de la hiérarchie sur le terrain prement religieux. Restons unis autour du drapeau ui est la Croix, et sous l’autorité de nos chefs qui nt les prêtres. » (1)
“Ces citations montrent bien que si, d’une part les Sillonnistes réprouvent comme l'Eglise leur nseigne à le faire, toute action proprement reliieuse qui ne serait pas sous la direction imméte de la hiérarchie, d’autre part, ils ne préendent pas non plus faire endosser par l’Eglise,
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à l’occasion de leur action sur le terrain civil politique des responsabilités qu’elle-même déel ne vouloir ni devoir assumer. | ‘à
Ils n’ont pas voulu placer leur action sous l'é quette de la démocratie chrétienne, ce qui p tant leur eût évité bien des heures douloure en simplifiant leur situation vis-à-vis de l’auton ecclésiastique, car le Souverain Pontife a mis démocratie chrétienne sous le patronage offic du clergé. Ils ne l'ont pas fait, car s'ils sû démocrates chrétiens comme tous les catholiqu doivent l’être depuis l’Encyclique Graves de cor muni, le mouvement du Sillon déborde néà moins le terrain de la démocratie chrétienne. comprend une action civique et politique at l'Eglise abandonne aux initiatives des laïque qu’elle surveille, comme nous l’avons déjà di mais dont elle ne prend pas la responsabilité.
« La démocratie chrétienne, écrit Marc Sangnier, fai partie intégrante, nécessaire du catholicisme. Ce n plus une organisation politique ou sociale sur les bien faits de laquelle les fidèles peuvent être partagés, c'es en quelque sorte, l’action même de l'Eglise parmi l
peuple. » (x) À
(x) Marc Sangnier. L'Esprit démocratique, p. 139.